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Mai-Juin 2016

Nouveau Monde Libertaire mensuel

EDITORIAL - 8 mois ! C’est la durée de l’État d’urgence. On a connu des hivers moins longs, vivement le printemps !
Pendant ce temps-là, sous le drapeau, les flics s’équipent pour la guerre et portent leur arme de service à domicile. Des fois qu’ils auraient envie
de ramener du travail à la maison. Ça, c’est de la conscience professionnelle. Prenez-en de la graine, feignasses grévistes !
Si le projet de loi Travail peut être vu comme l’étincelle ayant fait déborder le vase déjà plein d’inégalités en tout genre, de la question des migrants, du racisme... ne nous y trompons pas, le bruit qui gronde n’entend pas simplement négocier la longueur des chaînes…


CQFD n°143

MAI 2016

Pour son n°143, CQFD sort un dossier spécial "Debout partout" sur le mouvement social en cours, sur les places et dans les manifs.
Mais aussi un reportage au long cours en Ethiopie, une enquête à propos des Panama Papers, de l’anniversaire de Tchernobyl, ou de la survie au Kurdistan.

24 pages indépendantes et mordantes, sans chef, sans pub, sans sub’ !



Alias Maria Film de Jose Luis Rugales

Sortie le 9 mars



Un Monstre à mille têtes Film de Rodrigo Plà (30 mars)



Eva no duerme (Eva ne dort pas) Film de Pablo Agüero (6 avril)



Dégradé Film de Tarzan et Arab Nasser ( 24 avril)



Défense collective :

Contacts

Legal Team — 07 53 82 19 10

defcol@riseup.net

@def_col sur Twitter

violencespolicieres@riseup.net pour l’action de groupe auprès du défenseur des droits

Réponse au mépris d’une député socialiste

https://youtu.be/8viI9jolUcc





Samedi 21 mai 2016

L’assassinat des livres Par ceux qui œuvrent à la dématérialisation du monde

Table ronde autour de l’ouvrage collectif (éditions L’Échappée) avec Patrick, Sebastian Cortez, Jean-Luc Debry, Thierry Vandennieu

Cerné de toute part, le livre est sommé de rentrer dans l’ordre numérique. Laboratoires du futur plus innovants que jamais, multinationales du Web, géants de l’électronique, pouvoirs publics et techno-enthousiastes œuvrent de concert pour faire disparaître ce petit « cube de papier » qui fait figure de fossile à l’heure où la culture numérique s’impose partout.

Bien que sa liquidation ne se fasse pas aussi vite que prévu – le marché de l’e-book peinant à s’imposer en France –, les acteurs de la chaine du livre sont de plus en plus fragilisés, même si certains croient pouvoir transférer leur métier dans un monde qui n’a pourtant pas besoin d’eux. Et ce, alors que les modes de lecture induits par le livre, au fondement de nos façons de penser et de nos manières d’être au monde, sont aujourd’hui en crise.

Le livre, dans sa linéarité et sa finitude, dans sa matérialité et sa présence, constitue un espace silencieux qui met en échec le culte de la vitesse, permet de maintenir une cohérence au milieu du chaos. Point d’ancrage, objet d’inscription pour une pensée critique et articulée, hors des réseaux et des flux incessants d’informations et de sollicitations, il est peut-être l’un des derniers lieux de résistance.

C’est ce que nous rappellent les libraires, bibliothécaires, éditeurs, auteurs, traducteurs et lecteurs, venus d’horizons divers, qui s’expriment dans cet ouvrage. Un peuple du livre, réfractaire aux illusions numériques, qui défend ce pour quoi il se bat au quotidien, à contre-courant des processus qui endommagent nos capacités de lecture, de contemplation, de réflexion, d’écoute et d’abandon esthétique, pourtant si nécessaires à la construction de soi et au bien-être collectif.

Et, dans la toute dernière partie de l’émission, un extrait de l’entretien avec le réalisateur du film Eva ne dort pas (Eva no duerme), Pablo Agüero

Un film original et inventif tant par le sujet, l’axe de réflexion qui le sous-tend, que par les choix techniques et artistiques (cadre, lumière, étalonnage, bande son, choix des comédien-nes et direction…) qui renforcent encore le propos autour de la construction d’un mythe.



Samedi 28 mai 2016

Refu(s)ge

Marina Damestoy et la Cie La Boîte blanche

Refu(s)ge est un projet théâtral en forme de scénario issu du triptyque A M O (trois figures de la résistance des femmes : Antigone, Médée, Ophélie).

Les séquences rythmées transposent l’Antigone de Sophocle dans l’actualité politique concernant les migrants. Safia est Antigone et décide d’agir en faveur des « sans-papiers » en bravant les règles de l’État et ses lois. Désobéissance civile jusqu’où…

Une pièce radiophonique sur Radio Libertaire.

Et

Tony Hymas joue Léo Ferré

Amitiés différées, amitiés différentes, « amitié » dit Ferré. La musique est un lieu de rencontres profondes en des espaces et des temps aux libres proximités.

Pour Tony Hymas, la rencontre avec Léo Ferré a eu lieu « avec le temps  », elle est devenu profonde, l’œuvre du chanteur, du poète, du compositeur rejoignant à l’endroit des plus fortes confidences celle du pianiste et compositeur. Il y avait tant d’avant signes : Tony Hymas chroniqueur de la Commune dans son De l’origine du monde ou rhapsodie de la Résistance avec ses Chroniques de résistance, Léo Ferré auteur de l’Affiche rouge, des Anarchistes, tous deux mettant en musique Baudelaire, tous deux passionnés de Beethoven, Ravel, tous deux porteur d’une traduction poétique du réel, de la vie indispensable.



Samedi 4 juin 2016

La paix des ménages. Histoire des violences conjugales XIXe-XXe siècle

Victoria Vanneau (Anamosa)

Marthe Richard. L’Aventurière des maisons closes

Natacha Henry (Librairie Vuibert)

Entretien avec Victoria Vanneau



Samedi 11 juin 2016

À l’occasion de l’Euro foot du 10 juin au 10 juillet — ça sera long le bain nationaliste et la manipulation pour du fric ! —, pour comprendre les nouveaux enjeux d’un spectacle programmé qui a justifié la prolongation de 2 mois l’état d’urgence :

Smart Stadium

Le stade numérique du spectacle sportif

Marc Perelman (L’Échappée)

Le stade a une place centrale depuis fort longtemps. Le stade est un lieu historique de la compétition portée jusqu’à une sorte de divination et certainement amplifiée encore par les techniques de transmission planétaire.

Lieu de compétition, de rêve travesti, de fric, de nationalisme, de haine orchestrée, de manipulations politiques grotesques et de poubelle à des frustrations sociales, le stade n’est guère remis en question… « Du pain et des jeux », on connaît la formule.



Gardarèm lo Larzac

Quarante ans après la lutte historique, entre 1971 et 1981, contre l’extension du camp militaire du Larzac, le gouvernement revient à la charge en annonçant l’installation de la légion étrangère sur le même terrain.

L’arrivée de la 13e demi-brigade de la légion étrangère sur le camp militaire du Larzac a fait l’effet d’une bombe. Cette fois le projet n’est pas l’extension du camp, mais un accroissement des effectifs qui sont aujourd’hui de 172 militaires. Le ministère de la Défense prévoit que 460 légionnaires s’installeront sur le site avant l’été 2016 et 1 200 jusqu’en 2018.

L’annonce du « débarquement » de la légion étrangère dans un lieu emblématique de la contestation antimilitariste est une provocation de l’État. Dans le contexte des luttes contre la prolifération des grands projets inutiles et la multiplication des zones à défendre (ZAD), on peut y voir une manœuvre politique du gouvernement pour mettre au pas ses opposant.es.

Pas question d’une remilitarisation du Larzac ! Même si les élu.es locaux considèrent l’arrivée de la légion comme une aubaine économique et soutiennent que le projet ne prévoit pas une extension du camp militaire.

Depuis août 2015, le collectif Gardem Lo Larzac rassemble des opposant.es au projet, des habitant.es du Larzac, de Millau et de Saint-Affrique, d’agriculteur.es, plusieurs générations de militant.es. Le collectif exige l’abandon du projet qui, à terme, menace l’avenir civil du Larzac.

SAMEDI 18 JUIN 2016 Journée antimilitariste LARZAC DEBOUT
Rassemblement festif à La Blaquière pour le désarmement, la paix,
la démilitarisation de la Terre... et du camp du Larzac !
- 12h Pique-nique solidaire
- 14h-18h : Rando-conférences dans le Camp militaire du Larzac (état policier / état d’urgence, militarisation du monde, résistances, luttes...), fanfare et performances artistiques...
- 18h-20h30 : Apéro/repas + création sur le Larzac d’un Observatoire de la Militarisation de nos Sociétés
- 20h30... : Soirée festive secrète sur le Larzac avec concert, projections...
Le Samedi 18 juin 2016, TOUTES et TOUS DEBOUT au Larzac !



Samedi 18 juin 2016

Franchir la mer Récit d’une traversée de la Méditerranée avec des réfugiés syriens Wolfgang Bauer (LUX)

Wolfgang Bauer est le tout premier journaliste à s’être infiltré dans un groupe de réfugiés afin de témoigner directement de l’épreuve inimaginable que constituent la traversée de la Méditerranée et l’entrée en Europe. Avec des Syriens qui tentaient de traverser d’Égypte en Italie, il a vu et subi la cruauté des passeurs, l’absurde et l’aléatoire, la violence des représentants de l’ordre, la proximité de la mort.

Le bateau sur lequel s’embarque le journaliste avec son photographe et les réfugiés est intercepté avant d’arriver en Europe. Tout le monde est arrêté et Bauer est séparé des réfugiés, mais il s’assure que ceux-ci pourront le recontacter s’ils en ont besoin. Et certains d’entre eux feront appel à lui quelque semaines plus tard pour qu’il les aide à passer d’Italie en Allemagne. Ce qu’il fera... avant de se faire arrêter une fois de plus.

Une succession d’obstacles qui mènera Bauer d’une cachette au Caire à une cellule en Autriche en passant par un bateau de fortune en Méditerranée. Embûches qui ne feront que consolider sa détermination à soutenir les réfugiés dans leur périlleux exil.

Et

Chroniques d’exil et d’hospitalité Vies de migrants, ici et ailleurs

de Olivier Favier (le passager clandestin)

Durant trois ans, Olivier Favier a réuni des entretiens, des reportages, des portraits, des analyses sur le phénomène de la migration d’hommes et de femmes qui risquent leur vie pour fuir la guerre pour les un-es, des conditions de vie insupportables pour les autres. En décrivant à la fois les périples, les traversées, les lois européennes, les conditions d’accueil à Calais et ailleurs, Olivier Favier a voulu rendre compte des raisons et des rêves, des souffrances et du courage de ces hommes et ces femmes.

Les migrant.es lui ont raconté leur vie et leur exil, dans une rue de Calais, sur une péniche à Conflans, dans l’annexe de l’église Saint-Bernard à Paris ou dans un bar clandestin de Rosarno. Au fil de ces récits, on traverse l’Himalaya à pied, le Sahara accroché à un pick-up, la Méditerranée en furie à bord de canots de fortune. On découvre, médusé, comment des êtres humains ont dû défier la mort, et souvent à plusieurs reprises, dans le seul espoir d’une vie meilleure.

Dans Paris, sixième ville la plus riche du monde, en septembre 2014 un campement de fortune s’est érigé au milieu d’un boulevard, dans l’indifférence presque générale. En mars 2016, aux portes de l’Angleterre, Olivier Favier a rédigé ses dernières chroniques au moment où la moitié d’un bidonville de plusieurs milliers d’habitants était rasée au sol par les autorités.

Il a constaté pendant ces trois années passées aux côtés des migrant-es, combien accueillir dignement des êtres humains qui ont fui la guerre, la dictature, la misère, n’était pas une évidence communément partagée. Un regard lucide et sans concession sur les migrations et les conditions d’accueil en France de ceux et celles qui ont tout quitté dans l’espoir d’une vie nouvelle.

Entretiens avec les deux auteurs.



Samedi 25 juin 2016



Samedi 2 juillet 2016



Samedi 9 juillet 2016



Samedi 16 juillet 2016



Samedi 23 juillet 2016



Samedi 30 juillet 2016



Samedi 6 août 2016



Samedi 13 août 2016

Jean Genet

Traces d’ombres et de lumières

Patrick Schindler (éditions libertaires)

Provocateur, révolté, individualiste, génie… Il y a beaucoup à dire de Jean Genet, beaucoup à lire aussi de ses textes fulgurants qui, en aucun cas, laissent indiférent.e.
«  Tout au long de sa vie littéraire et de militant, il ne fera que renforcer son image provocante, refusant la « novlangue » ou plutôt ce que l’on qualifierait aujourd’hui de "politiquement correct". Pour autant, il n’est pas question de ne pas prendre en compte ou de minimiser certains faits, certaines contradictions ou certaines réalités qui, depuis sa mort, ont déjà été rapportés par de nombreux biographes. il est à parier que Genet lui-même n’aurait sans doute pas songé à les escamoter. »

Genet libertaire ? C’est ce que ce demande Patrick Schindler en déroulant des textes et un itinéraire à rebondissements, aussi douloureux qu’inattendu, en s’attardant sur les traces d’ombres et lumières de celui qui se qualifiait lui-même d’individualiste révolté :

« Les régimes actuels me permettent la révolte individuelle. [...] S’il s’agissait d’une véritable révolution, je ne pourrais peut-être pas être contre. Il y aurait adhésion et l’homme que je suis n’est pas un homme d’adhésion, c’est un homme de révolte ».

Jean Genet, une vie de révoltes et de blessures sublimées…

Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Et les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.
[…]
Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre les portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate une heure avant ma mort.

Avec l’auteur. Lectures par Nicolas Mourer



Samedi 20 août 2016



Samedi 27 août 2016



Samedi 3 septembre 2016



Samedi 10 septembre 2016



Samedi 17 septembre 2016



Samedi 24 septembre 2016


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Après Benjamin Péret, poète c’est-à-dire révolutionnaire, Rémy Ricordeau, réalisateur et passionné de l’art brut, nous propose Denise et Maurice, dresseurs d’épouvantails (L’Insomniaque).
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dimanche 24 avril 2016
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Université de Paris VIII Saint Denis en lutte

Nous parlerons de luttes, de mobilisation, de contestation, de création, de réappropriation de l’espace, du ras-le-bol non seulement de la jeunesse mais aussi de ceux et celles qui en ont marre d’être considéré-es comme des pions… Aujourd’hui, dans les chroniques rebelles, nous sommes en compagnie (...)

mardi 19 avril 2016
par  CP

Revue Illusio. D’une pierre deux coups, film de Fejria Deliba

Revue Illusio
(n°14/15) Capitalisme, corps et réification
en compagnie de Patrick Vassort, Jean-Luc Debry et Thierry Vandenieu
L’émission se poursuivra par une présentation et un débat à Publico, 145 rue Amelot (75011)
Enfin, du cinéma avec le film de Fejria Deliba, sur les écrans le 20 avril (...)