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LE MONDE LIBERTAIRE N° 1784

3 janvier 2017


Un dossier sur les nouvelles technologies, notre usage de celles-ci, les avancées qu’elles ont pu apporter, mais aussi les critiques que nous pouvons porter, voilà pour le cœur de ce Monde Libertaire.

TERRAINS DE COMBAT
QUELS SYNDICALISMES ?
ZONES DE CHANTIER
SANS FRONTIÈRES
DOMAINES CULTIVÉS…


CQFD n°150

Janvier 2017

Quand la musique cogne

Pour notre prospective 2017, nous avons convoqué le vieux père Peinard et l’avons bombardé expert en géopolitique :

« Trump, Erdogan, Al-Sissi, Poutine, Assad, Duterte, Netanyahu, etc. Les aminches, v’là la flopée de patibulaires testostéronés qui va régner en 2017, façon j’te pose les alibofis sur la table."



La Bataille de Florange de Jean-Claude Poirson

Le film, suivi de débats, est sorti le 24 octobre et tourne dans toute la France. À voir.



Paterson, film de Jim Jarmush (21 décembre 2016)

Cinéma et poésie.



Diamond Island
Film Davy Chou (28 décembre 2016)




Jota de Saura

Beyond Flamenco de Carlos Saura

Le film sera sur les écrans le 4 janvier 2017



3000 nuits de Mai Masri

Une prison de femmes en Israël où sont enfermées des prisonnières politiques palestiniennes et des israéliennes de droit commun. Le film se situe en 1980, deux ans avant le massacre de Sabra et Chatila. Chef-d’œuvre.

Sortie le 4 janvier 2017



Harmonium
Film de Koji Fukada (11 janvier 2017)



11 Minutes, film coup de poing de Jerzy Skolimowski. Varsovie, 11 récits, 11 vies qui se croisent, 11 minutes qui vont tout changer. (18 janvier 2017)



Sortie nationale le 18 janvier 2017



Sortie nationale le 25 janvier 2017





LA DOMINATION MASCULINE

de Pierre Bourdieu et les textes de Tassadit Yacine
Mise en scène de Jérémie Beschon

Dimanche 22 janvier à 17h à la Bellevilloise
Représentation suivie d’un débat en présence de Tassadit Yacine.

Seule sur scène, Virginie Aimone interprète un texte inspiré de l’essai de Pierre Bourdieu, la Domination masculine, et en emprunte le titre, auquel s’ajoutent des mythes, des poésies populaires berbères et des témoignages des deux rives de la méditerranée, issus des travaux de l’anthropologue Tassadit Yacine.

réservation : manifesterien@gmail.com







Samedi 21 janvier 2017

Politique de l’extrême centre, préface à La médiocratie et à Gouvernance

d’Alain Deneault (LUX, collection poche « Pollux »)

« L’extrême-droite survient comme une prothèse de l’esprit auprès des spectateurs las [des intrications de la « gauche » au pouvoir]. La pulsion de mort est son moteur, la fin de la pensée complexe son fantasme et l’éradication de toute différence sa solution. Il s’agit moins pour elle d’œuvrer à l’édification de quelque peuple qu’à son enfermement dans une représentation sclérosée qu’on lui tend tel un miroir. » Alain Deneault, Politique de l’extrême centre.

Une « révolution anesthésiante » rend nécessaire, entre autres pratiques, de « borner sa pensée aux sentiers battus établis par l’institution », de bannir toute critique de la social-démocratie alors qu’elle « contribue à la pérennisation du capitalisme jusqu’à pousser sa puissance de destruction à ses dernières limites », de « châtrer la curiosité » et, en milieu professionnel, d’accepter d’être considéré.e seulement comme une « ressource humaine », c’est-à-dire un pion.

Le conformisme est de rigueur, sous peine d’être accusé.e de donner dans « “l’ultra-gauche”, le “terrorisme”, le “populisme” ou l’“archaïsme” — [des étiquettes définitives] toujours à disposition pour mettre hors-jeu la critique » : autrement dit « il faut penser mou et le montrer ».Alors, il est temps de « remplacer la rengaine “qu’est-ce qu’on peut faire ?” par “On fait quoi ?” »

Après l’émission, présentation-débat à Publico (145 rue Amelot, 75011 Paris) en compagnie d’Alain Deneault de :

Politique de l’extrême centre, préface à La médiocratie et à Gouvernance

d’Alain Deneault (LUX, collection poche « Pollux »)



Samedi 28 janvier 2017

Réfractions n° 37. La justice hors la loi

Si le slogan « No justice, no peace » (pas de justice, pas de paix) est souvent repris dans les manifestations, il faut aborder ce que justice signifie en anarchie. Réfractions n° 37 aborde cette question de la justice « aussi bien sous l’angle de ce qui peut fonder le sentiment de la justice, que sous l’angle pratique de comment penser l’acte de juger. »

« Dès lors en effet que l’on n’abdique pas à une entité supérieure – l’État – la fonction et le pouvoir de juger, et à la suite, le monopole de la violence légitime (pour le maintien de l’ordre en amont et la mise en œuvre de la sanction en aval), à quelles questions une collectivité humaine doit-elle répondre pour imaginer les mécanismes d’un système de justice ? Peut-on laisser aux seuls protagonistes d’un conflit le soin de le résoudre ou bien l’intervention d’un tiers est-elle inéluctable, et dans ce cas selon quelles modalités : simple médiation (faire se rapprocher les protagonistes au conflit), conciliation (proposer une solution au conflit) ou décision (imposer une solution au conflit) ? […] Quelle place fait-on à la transgression des règles qui peut être aussi un moyen de les faire évoluer ? Quel doit être le but de l’acte de juger si l’on écarte l’idée de punir ? »

https://refractions.plusloin.org/spip.php?article1061

En seconde partie, le nouvel album de Frasiak : Sous mon chapeau

Il vient nous en parler dans les chroniques en direct

Après l’émission, présentation-débat à Publico (145 rue Amelot, 75011 Paris) en compagnie d’Erwan Sommerer, Édouard Jourdain, Thierry, Christophe… :

Réfractions n° 37. La justice hors la loi



Samedi 4 février 2017

Pax neoliberalia. Perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence

Jules Falquet (IXE)

Solidement ancré dans les recherches féministes sur la mondialisation et sur la dynamique des rapports sociaux de sexe, de race et de classe, ce livre est un essai sur l’emploi méthodique de la coercition au service de la mondialisation néolibérale.

L’instrumentalisation d’une violence en apparence "aveugle", mais en fait très contrôlée, dessine le fil rouge reliant entre eux les quatre textes qui le composent. Proximité troublante de la torture avec la violence domestique (au Salvador)… Création de la classe masculine des “frères d’armes” par le service militaire (en Turquie)… Diffusion des techniques de guerre de basse intensité (au Mexique)… Perpétuation (néo)-coloniale des violences contre les femmes indiennes (au Guatemala)… Cette approche met à jour les logiques genrées de la « gouvernance » mondialisée, ici nommée, par antiphrase, Pax neoliberalia.

Entretien avec Jules Falquet

Et les sorties cinéma :

L’indomptée Film de Caroline Deruas (15 février 2017)

En prélude du film de Caroline Deruas, il y a un film d’archives sur la Villa Médicis avec Paul Landowski.

Axèle, photographe, entre en scène, filmée dans une séquence rêvée. Elle menace de se tirer une balle dans la tête si la résidence lui est refusée. L’image bascule au rouge.

Rêve, cauchemar, réalité se confondent sans cesse dès la rencontre d’Axèle et de Camille, écrivaine, dont le compagnon, Marc interprété par Tcheky Karyo, est dominateur et fort de sa renommée d’écrivain. Axèle perçoit le passé de la Villa Médicis, ses meurtres et ses amours. La nuit, les statues semblent vivantes, tournent leur tête de pierre — on pense à la Belle et la bête de Jean Cocteau — se mêlent aux personnes vivantes et aux fantasmes qui peuplent le jardin nocturne.

Le temps passe, l’année s’écoule, Camille a écrit L’Indomptée, sur la première femme pensionnaire de la Villa Médicis. Des images très belles, de même qu’un décor exceptionnel pour une suite d’histoires imbriquées entre plusieurs mondes et plusieurs époques dont la Villa Médicis garde la mémoire.

Zona Franca Film documentaire de Georgi Lazarevski (15 février 2017)

Une route au bout du monde mène à une Patagonie mythique qui semble jaillie de récits des pionniers, de l’aventure, avec ses paysages fascinants, ses chercheurs d’or hors du temps… Pourtant la réalité est tout autre et le réalisateur nous la fait découvrir derrière des paysages stupéfiants de beauté.

Les protagonistes du film en disent long sur l’envers du décor d’aventure : un chercheur d’or misérable et solitaire, Patricia, vigile de la zone franche et Lalo, routier et militant, pris dans ses contradictions.

Lorsqu’en protestation contre la hausse des tarifs du gaz, une grève s’organise en pleine saison touristique pour faire pression, la population bloque la route, et les touristes, à peine sortis des achats en zone franche ou revenu.es de randonnées dans une nature sauvage, se trouvent confrontés à la réalité. La route au bout du monde se transforme en impossibilité de rentrer chez soi et la lutte de classes est illustrée par les échanges entre manifestant.es et touristes.

Les fleurs bleues Film de Andrzej Wajda (22 février 2017)

Les Fleurs bleues d’Andrzej Wajda, réalisateur de très grands films tels que l’Homme de marbre et l’Homme de fer, parmi beaucoup d’autres est son dernier film. Wajda est décédé en octobre dernier. Les Fleurs bleues relate les quatre dernières années de la vie du célèbre peintre polonais d’avant-garde, Wladyslaw Strzeminski et sa résistance au régime soviétique. Ce film revêt une importance à plusieurs égards, d’une part, en raison de la disparition de son réalisateur, mais également parce qu’il est emblématique de la critique inhérente à l’œuvre de Wajda du régime soviétique, et surtout parce qu’il touche au domaine de la création artistique, en particulier la peinture dont le réalisateur était extrêmement proche.

Les fleurs bleues ou, Afterimage — son titre original — est le récit des dernières années de la vie de d’un homme qui, entre 1949 et 1952, refuse de plier devant l’oppression étatique. En effet, à cette époque, tout est régi par un parti-État, qui encadre la société dans son ensemble, en premier lieu les intellectuel.les et les artistes, secondé en cela par une justice aux ordres et les services de sécurité. Wladyslaw Strzeminski incarne jusqu’à sa mort la résistance à un pouvoir totalitaire.
Un très grand film de Wajda.

De sas en sas Film de Rachida Brakni (22 février 2017)

Fleury Mérogis par un jour de canicule. Fatma et sa fille Nora rejoignent sur le parking un groupe de visiteuses en attendant que les portes s’ouvrent. Puis, c’est l’appel. Pour entrer dans la prison, chaque personne doit s’avancer face à un portique. Les personnages sont flous et, de plus en plus, visibles jusqu’au gros plan qui semble une photo d’identité. Dès le passage du portique et les vérifications d’identité et d’autorisation de visite, le stress commence. La chaleur est étouffante, certains des matons s’amusent de leur pouvoir.

Basé sur des observations in situ, De sas en sas est une réussite qu’il s’agisse de la construction du scénario, de l’agencement des dialogues, du jeu exceptionnel des comédiennes qui interprètent avec émotion et brio les moments de partage — finalement elle sont dans la même galère et à la merci du bon vouloir de l’administration pénitentiaire —, et les instants d’exaspération, de dérapage verbal qui peuvent se transformer en hystérie collective.

Rachida Brakni réalise, avec ce premier film, De sas en sas, le portrait réel et intense d’un monde le plus souvent fantasmé. Un film impressionnant qui sort le 22 février 2017.



Samedi 11 février 2017



Samedi 18 février 2017



Samedi 25 février 2017



Samedi 4 mars 2017



Samedi 11 mars 2017




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