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vendredi 15 février 2008
20 février 2008
Ecoutez Chroniques Rebelles !
tous les samedis de 13h30 à 15h30 sur 89.4 Mhz et sur Internet

Samedi 22 novembre 2008

Annick Roux en première heure des Chroniques rebelles.

Comédienne, chanteuse… Chanteuse, comédienne… Le talent d’Annick Roux est difficile à cerner.

Tant mieux, elle fait partie de ces rencontres que l’on est pas prêt-e d’oublier. Du vif argent, de la générosité… Une interprète à ne pas manquer.

Cristine Hudin et Serge Utgé-Royo ne s’y sont pas trompés. Cette artiste mange littéralement la scène.

Elle interprète — et comment ! — les chansons de Francis Blanche, des trésors méconnus qu’elle nous fait découvrir dans une mise en scène époustoufflante.

Entre les devoirs du locataire et le Boléro de Ravel façon Francis Blanche/Annick Roux — le Parti d’en rire —, il y a de quoi surprendre le/la plus morose !

Et l’on passe avec Annick de l’ironie mordante à la gravité, sans transition. Elle nous entraîne avec dans son sillage sonore des merveilles que l’on voudrait bien entendre, ré-entendre sur CD.

Donc son spectacle à ne pas manquer

1er décembre à 20h

Au Théâtre de la REINE BLANCHE

2 bis passage Ruelle, Paris 18e

Métro Chapelle ou Marx Dormoy

Un DVD serait en préparation.

Et un CD ?

Avec Michel Bühler au Vingtième Théâtre.

Paris Gay 1925

G. Barbedette et M. Carassou

Nouvelle édition revue et enrichie (et très illustrée) d’un ouvrage paru en 1981 dans l’euphorie de la liberation homosexuelle, avant les années sida.

Paris en 1925 était une grande capitale homosexuelle au même titre que Berlin. Le livre invite à découvrir les lieux où se retrouvaient les “invertis”, à commencer par le fameux bal de Magic City. Il donne la parole à des témoins privilégiés de cette époque (Daniel Guérin, Édouard Roditi…) Il s’attache aux écrivains (Proust, Gide, Crevel, Cocteau… ) qui se sont mis à concurrencer le puissant discours médical sur la sexualité. Il donne à lire des extraits de la première revue homosexuelle, Inversions, qui eut à subir les sarcasmes de la presse et les foudres de la justice. Ce regard porté sur les pionniers des “années folles” n’a rien perdu de sa pertinence. Leur histoire nous apprend que l’on n’en a jamais fini contre les tenants de l’ordre moral.

Gilles Barbedette (1956-1992) était journaliste à Gai Pied lors de la sortie de la première édition. Il fit ensuite une carrière de romancier (Le Métromane, Une saison en enfance…), de traducteur (Nabokov) et de directeur de collection chez Rivages. Michel Carassou est éditeur et écrivain, spécialiste des avant-gardes littéraires des années 1920 et 1930, auteur d’essais sur Dada et le surréalisme, et d’une biographie de René Crevel.

248 pages, octobre 2008.



Samedi 29 novembre 2008 : Les Chroniques rebelles et les Chroniques syndicales de 11h30 à 15h30

Joe Hill. Les IWW et la création d’une contre culture ouvrière révolutionnaire

de Franklin Rosemont, traduit de l’anglais par Frédéric Bureau (CNT-RP)

Immigré, hobo, songwriter, simple militant de base fusillé par l’État de l’Utah en 1915, Joe Hill symbolise le syndicalisme révolutionnaire des Industrial Workers of the World. Fondé en 1905, sous les auspices de grandes personnalités du radicalisme ouvrier aux États-Unis (Mother Jones, Lucy Parsons ou Eugene Debs, entre autres), l’IWW écrivit les plus belles pages du syndicalisme étasunien : grève bread and roses des ouvrières du textile de Lawrence, première grève sur le tas à Schenectady, luttes rassemblant Noirs, Latinos et Blancs dans le sud ségrégationniste et ailleurs, campagnes pour la liberté d’expression dans le nord-ouest...

Et, toujours, en chanson et avec humour, malgré les lynchages, les déportations et la prison.

Joe Hill devint un des auteurs les plus connus de ce « syndicat chantant », alimentant le recueil IWW, le Little Red Song Book, de ses parodies de cantiques de l’Armée du Salut ou de vieux tubes insignifiants transformés en brûlots révolutionnaires.

Victime d’un coup monté judiciaire, condamné à mort puis exécuté malgré une mobilisation sans précédent, Joe Hill est toujours repris sur les piquets de grève. Comme le chantera un autre suédois d’origine :

« On peut fusiller un chanteur

Personne ne peut tuer des chansons. »



Samedi 6 décembre 2008

Jouets sexistes, histoire de genres…

L’hyperhétérocentrisme a défini avec soin les fonctions inébranlables assignées à papa et maman. Ne parlons pas du célibat qui réduit l’être humain au rang de cafard, c’est-à-dire l’homme au niveau de présumé déviant (le baiseur salopard) et la femme au statut miteux de Bridget Jones, employée de bureau névrosée, symbole de l’antiféminisme masochiste (la putain innocente).

Père et mère : d’un côté donc, le viril autoritaire qui s’effondre et bousille tout en cas de jalousie : « Je vais lui niquer la gueule à ce connard ! » (jouissance dans l’horreur de fusiller l’autre). De l’autre côté, la mégère hystérique qui s’effondre dans le désarroi de ne pas avoir été regardée : « Il n’a même pas remarqué que j’avais changé de coiffure ! » (victime du mâle). Cette structure alimentée par l’ordre moral est inculquée dès le plus jeune âge afin de préparer l’enfant au schéma débilitant du couple marié dans la fusion imbécile (« vous ne ferez plus qu’un », comme dit le/la catholique), fusion hors de laquelle vous êtes dégagé-e de la citoyenneté, relégué-e à une aventure individuelle douteuse, bref un ou une paria.

Les jouets participent activement à cette propagande qui formate une vie dont les dés politiques sont déjà jetés et votre crédit pour la maison, « toujours déjà » accepté par votre banque. Barbie est sans doute le méta-jouet féminin, l’incarnation plastifiée de la ménagère (bien foutue quand même !) et située du côté d’une innocence idéale, c’est-à-dire étrangère au désir, comme Ève, comme Maman : ce ne sera jamais une « salope » (trop chrétienne pour ça). Le soldat et son attirail représentent le jouet masculin par excellence qui introduit la folie guerrière dans un monde fixé sur Dieu (obsession de la croisade). Ces jouets en rose et bleu sont la matérialisation d’une haine pour la création, d’une destruction de l’imaginaire au profit d’une structure symbolique normée : la solitude des femmes dans le creuset du fourneau et le délire mâle entre mâles dans une homophilie asexuée (« on n’est pas des pédés ! »).

Comment le commerce du jouet dit la vérité d’une société barbare et binaire qui demande paradoxalement à l’enfant de progresser ? Comment l’antiféminisme de la Barbie participe à la déchéance de la figure paternelle ? Pourquoi le jouet devient-il le ciment du royaume d’éphébie qui transforme les enfants mâles en hommes tueurs et relèguent les femmes à la périphérie ? Il est temps d’en finir avec l’éternel féminin célébré par la branche chrétienne, l’horrible inconscient des mères nourricières qui n’a de cesse de remettre le masculin au centre d’un un rituel qui démultiplie l’instance de la Loi comme fantasme d’une violence admirée. Ça commence sous le sapin de Noël, ça finit sous le soleil d’Irak. Ça suffit !

Nicolas Mourer

Noël ! Belle réussite de propagande et de formatage des esprits !

Campagne contre les jouets sexistes

145 rue Amelot 75011Paris 06 68 44 01 50 http://publisexisme.samizdat.net contrelepublisexisme@samizdat.net

Mix-Cité, mouvement mixte pour l’égalité des sexes c/o MFPF 4 square Ste Irénée 75011 Paris 06 25187360 http://www.mix-cite.org contact@mix-cite.org

Panthères Roses http://pantheresroses.free.fr pantheresroses@no-log.org

Du Côté des Filles 33 villa Wagram 75008Paris 01 40 55 04 07 http://www.ducotedesfilles.org filles@noos.fr

[http://publisexisme.samizdat.net/Catalogue.pdf]



Samedi 13 décembre 2008

Serge Utgé-Royo en première heure

Serge Utgé-Royo pour son nouvel album : TRACES PUBLIQUES

Serge Utgé-Royo et Léo Nissim pendant le concert du 29 septembre au Vingtième théâtre.



Samedi 20 décembre 2008

Violence du Dehors, la liberté dans le reflet de soi

Niko Remour (éditions Arobas)

Texte étrange que Violence du Dehors, la liberté dans le reflet de soi de Niko Remour. Texte étrange, contradictoire et presque fascinant qui semble le trajet d’une claustration intellectuelle féconde et autocontemplative. Mais seulement après ce qu’il nomme « le constat désabusé d’une inutilité de l’être dans son déploiement extrinsèque au sein des valeurs communautaires. »

Il faut souligner l’éclectisme de l’œuvre de Niko Remour qui s’apparente à une curiosité intellectuelle sans aucune limite et parfois déroutante.

Libertaire individualiste, comme il se qualifie lui-même, ce jeune écrivain et essayiste prolixe nous parlera aussi de ses projets et notamment de son roman à paraître, Balade sur le Clivage (éditions des mille et une rives).



Samedi 27 décembre 2008

Histoire du fascisme aux États-Unis de Larry Portis (CNT-RP)

Émission présentée par Nicolas Mourer

« Ce qui est frappant dans l’histoire des États-unis, et dans son système de gouvernance, c’est le contraste entre les principes qui ont prévalu lors de sa création et ont influencé le fonctionnement du système et, par ailleurs, les dérives dans leur application. »

« Le syndicalisme, les antagonismes ethniques et racistes, les doctrines socialistes et les pratiques communautaires ont provoqué des réactions déterminées, de plus en plus organisées. Aux réactions élitaires du dix-neuvième siècle ont succédé les mouvances inspirées et financées par les élites capitalistes et les politiques sympathisants. »

« Le fascisme n’est pas seulement un problème d’idée ou de complots élitaires. Toutes les classes et les catégories sociales sont réceptives aux appels autoritaires dans les moments de crise. Les travailleurs et les laissés-pour-compte, assujettis aux structures familiales ou institutionnelles, sont transformés pour beaucoup en chair à canon ou en collaborateurs. La « servitude volontaire » persiste dans les grands bouleversements sociaux. »

« Les courants de pensée et les formations politiques fascistes ou fascisants des années 1930 sont bien dans la continuité des précurseurs de la décennie précédente. Henry Ford, l’American Legion, le Ku Klux Klan et l’émergence d’un courant populiste de droite dans les années 1920 prépare les États-Unis à l’émergence du fascisme. Mais si le fascisme est une affaire des élites, il implique immanquablement toute la population. Dans les années 1930, un mouvement, ou plutôt le ferment d’un mouvement fasciste se concrétise dans le courant populiste et non par la formation d’unités paramilitaires. »

« Qu’une partie significative de la population des Etats-Unis soit largement préparée à se soumettre à un régime autoritaire, à céder sur ses droits civiques, semble évidente. Idéologiquement, la culture politique ambiante dans ce pays se prête à la dérive autoritaire. Mais ce n’est pas nouveau, il a déjà existé des moments de la courte histoire de cette république où les protections constitutionnelles ont été suspendues. Alors, peut-on parler d’un danger de l’émergence du fascisme aux États-Unis ? »

« Aux États-Unis, ce qui frappe en ce début du vingt-et-unième siècle, c’est la manière dont la conjoncture politique et économique semble particulièrement propice à une solution fasciste, bien que la population soit profondément divisée. »

Histoire du fascisme aux États-Unis de Larry Portis (CNT-RP)

Lire des extraits du livre de Larry Portis dans http://divergences.be (juillet 2008)

La critique historique a dessiné les invariants obscènes du monstre fascisme depuis belle lurette : culte du chef et de la personnalité entretenu à la manière de quelque comédie mythomane, construction d’une fable ethnopopuliste qui sert de justification à toutes les exacerbations identitaires, interprétation biologique du monde (les sains et les malsains, les globules et les microbes), exploitation régressive de l’angoisse, fascination des origines comme sources d’espérances, relectures négatives et fantasmées de l’Histoire…

La panoplie du parfait fasciste a déguisé Hitler comme Mussolini, Pétain comme Ceaucescu, Le Pen comme Sarkozy jusqu’à contaminer l’opinion publique transformée en rapace à qui l’on aurait ôté tout désir d’envol. Des variantes culturelles, historiques, géographiques, idéologiques, d’importance, demeurent certes, ne serait-ce que pour nous épargner l’écueil de l’amalgame, mais une folie dépassant toute interprétation, toute obsession de la source historique nous pousse à repérer des constantes.

Les États-Unis, eux, semblent, paraissent, ont l’air, passent pour n’avoir jamais céder à la tentation du diablotin fouettard caché dans l’urne maudite et prêt à surgir dès qu’autrui est nommé juif, noir, homosexuel, bref barbare au goût des tyrans. La bonne vieille démocratie libérale sécuritaire serait-elle le cache-sexe d’un totalitarisme qu’elle contiendrait de façon vipérine ?

Larry Portis publie Histoire du Fascisme aux Etats-Unis, un ouvrage qui interroge la présence d’un ou du fascisme au cœur même d’un système qui n’a jamais connu de régime fasciste. Tout est normal…sauf en-dedans. Une sorte de, une espèce de fascisme à la rigueur, à la limite, border line peut-être : mais comment s’est-il enraciné, enfoncé dans les façons ou les manières d’« être politique » ?

Chaise électrique, esclavagisme, répression des luttes sociales, construction simpliste d’une conspiration arabe, rhétorique populiste de la défense d’un burgercatholicisme standard et blanc, Larry Portis transperce l’hydre fédérale se nourrissant de l’abcès qui la tient paradoxalement debout. Et la France alors ? Serait-elle devenue une mauvaise élève copieuse ? Larry démonte ces cachoteries haineuses et sort le cadavre du placard. Ce dernier n’a-t-il jamais porté de costard ?

Nicolas Mourer

Prenons garde à l’intervalle entre le marche-pied et le quai mais commençons fort tout de même ces Chroniques Rebelles, écoutons George W. Bush, le fils, encore Président des Etats-Unis cité par Bob Woodwards dans son ouvrage Bush at war (Bush s’en va-t-en guerre) : « Je suis le commandant en chef, voyez, je n’ai pas besoin d’expliquer, je n’ai pas besoin d’expliquer pourquoi je dis des choses. C’est la partie intéressante de la fonction de président. Peut-être quelqu’un a-t-il besoin de m’expliquer le pourquoi de ce qu’il dit, mais je ne me sens pas devoir une explication à quiconque. »

George Bush, donc, ne donne pas d’explication, un point c’est tout, c’est comme ça, mange ta soupe et au dodo. Pourquoi donc ? Et bien parce que la légitimation du pouvoir par le peuple, c’est-à-dire par le droit de vote, autorise le pouvoir à se rendre précisément injustifiable, injustifié : je suis élu, je fais ce que je veux, et ma volonté n’est pas l’expression de la volonté du peuple, mais celle de l’arbitraire du prince : machiavélisme absolu. Parce que si notre bon vieux George au fond devait absolument se justifier, s’expliquer, il laisserait la possibilité à tous ceux qui sont en désaccord avec lui, de le détrôner sans aucune espèce de remords et nous aurions raison. Et là, moi, je me justifie, je m’explique et vous ressort la série, non exhaustive, de bonnes blagues fabriquées par ce bougre de George dans son bunker états-unien : invasion militaire illégale de l’Irak en mars 2003, doctrine de 2002 qui affirme, sans se justifier, le droit des Etats-Unis d’envahir d’autres nations pour des raisons fumeuses, changer le régime en place, se doter d’une mission civilisatrice quelconque, bref, répudier le principe de Nüremberg selon lequel, excusez du peu, « initier une guerre d’agression est non seulement un crime international, c’est le crime suprême international », rien que ça.

Autre farce d’envergure en 2001 : la signature de l’USA PATRIOT Act, qu’est-ce que c’est que ce truc ? Une Loi dite « d’exception » qui, à force d’être reconduite, notamment en 2005, finit par devenir une règle. En gros, un texte touffu de 342 pages qui projette d’ « Unir et renforcer l’Amérique en fournissant des outils appropriés pour déceler et faire obstruction au terrorisme ». Cette Loi autorise toutes les arcanes du pouvoir à faire irruption dans votre vie privée notamment grâce à des systèmes de surveillance électronique, à neutraliser les contre-pouvoirs, procéder à des arrestations secrètes, des détentions illégales et arbitraires en fonction de vos origines, votre race ou votre religion. La môme « Edvige », à côté, c’est une petite joueuse.

Dernière blagounette, 2006 : la suppression de l’Habeas Corpus, déjà suspendu plusieurs fois au cours de l’Histoire des États-Unis, c’est-à-dire mes amis, l’interdiction pour tout individu d’obtenir la protection par une procédure légale. En clair, Ô joie, le renforcement de la branche exécutive, comme c’est joliment dit, vous offre ce cadeau : être emprisonné indéfiniment sans aucun recours devant la Loi. Et pour finir ce florilège des puanteurs bushienne, posons-nous cette simple question : Comment se fait-il que la Cour Suprême, en juin 2006, ait du rappeler à la Maison Blanche, alors devenue bien pâle, qu’elle devait respecter les conventions de Genève, notamment l’interdiction formelle de soumettre des détenus à la torture et à d’autres traitements dégradants ? Merci George, et vive votre démocratie !

Et je pourrais comme cela, vous dresser le triste bétisier d’une interminable busherie dont on n’ose à peine espérer qu’un Mc Cain prénommé John ou un Obama quelconque casse la baraque.

Les États-Unis, pays des libertés, fondé par une constitution rédigée par des Pères (comme quoi il faut se méfier de nos papas), m’ont tout l’air de tomber dans une forme de fascisme.

Et je n’ai pas invité n’importe qui pour en parler : Larry Portis, historien sociologue qui lui se justifie, explique, et enquête sur ce phénomène dans un livre retentissant : Histoire du fascisme aux États-Unis. Histoire du fascisme ? Cela voudrait dire que les exactions ont commencé bien avant George ? Cela voudrait dire que le fascisme à l’intérieur des États-Unis est un phénomène qui ne grandit pas seulement depuis le début du XXIème siècle ? Étonnant lorsque l’on sait que le communisme totalitaire et le fascisme sont les deux fléaux politiques contre lesquels les États-Unis ont lutté au nom de la démocratie. Comment le fascisme s’est-il donc incrusté au sein même d’un système constitutionnel équilibré ? Et surtout, si les États-Unis acceptent dans leur giron une forme de fascisme ordinaire, que sera le sort de la démocratie ailleurs ?




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