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DIVERGENCES N° 30 MARS 2012
dimanche 8 avril

http://www.divergences.be/

RÉSISTANCES…RÉFLEXIONS…

INTERNATIONAL

CINÉMA… THÉÂTRE…TV…

LIVRES, REVUES

NOUVELLES ? ESSAIS, EXPRESSIONS…

UN GUIDE MÉCHANT [ET PARFOIS MOCHE] DE PARIS

PHOTOS… ART… VIDÉOS… MUSIQUES

Et voici les dernières semaines avant la grand messe des urnes avec ses incontournables images relookées d’hommes et de femmes au combat pour le « pouvoir suprême ». Un œil sur les courbes de popularité, une visite au stade, en région ou en usine qui ferme… Mensonges, promesses, compromissions et discours moralisateurs, apaisants, ou offensifs, c’est selon. Personne n’évoque le fond, mais tous et toutes se préoccupent de la forme… Scoops bidons, bagarres convenues se succèdent chaque jour — il faut le jouer suspens ! — pour meubler le vide des débats. Le concert médiatique tourne en rond malgré les petits dérapages de campagne qui font le « buz ». C’est cela une campagne présidentielle : des petites phrases imbéciles et des clichés, des discours grandiloquents, des provocations, mais aucune critique de la supercherie mise en scène. Pas question de cracher dans la soupe !

 
DIVERGENCES N° 29 JANVIER 2012
mardi 24 janvier

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NOUVELLES

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Surrenchère des slogans et des petites phrases assassines, la campagne présidentielle occupe le terrain de la rumeur et gagne chaque jour en indigence politique. De combats politiques ? Point. Un œil sur les sondages des côtes de popularité, l’autre sur les chiffres scoops et les réparties préparées par leurs professionnel-les de la com, les candidat-es à la course au pouvoir sont en attente de l’assaut final. Le décompte est lancé pour trois mois de matraquage de mensonges, de promesses décoratives et de coups bas à l’adversaire. Le fond ? La paupérisation de la population ? Pas question d’en parler ou bien, si cela est évoqué, on botte rapidement en touche pour revenir à la vacuité habituelle. C’est ça une campagne présidentielle : une supercherie démocratique et un cirque convenu que nous finançons évidemment.

 
DIVERGENCES N° 28. Novembre 2011
vendredi 18 novembre

SEPTEMBRE 2011

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« Un autre capitalisme est possible », titre en couverture une revue de gauche. Ce ne serait donc pas le système qui serait source d’inégalités sociales et de misère, mais la dérive de quelques-un-es des nanti-es ? Conclusion : inutile de réfléchir à un autre monde ou à un autre système, il suffit de quelques réformes pour sauver les apparences et voilà le système « incontournable » relooké pour un autre tour !

 
DIVERGENCES N° 27 SEPTEMBRE 2011
dimanche 11 septembre

SEPTEMBRE 2011

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PHOTOS… ART… VIDÉOS… MUSIQUES

La contestation s’amplifie, les révoltes s’expriment, mais les murs s’érigent aussi qui transforment des régions en nouveaux ghettos, celui des riches et celui des pauvres. Des ponts contre la domination, pas des murs !

 
DIVERGENCES N° 26 JUIN 2011
mardi 14 juin

JUIN 2011

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Vous avez dit égalité pour toutes et tous ? Oui, mais tout de suite ! Et « que les hommes et les femmes soient belles ! »

 
vendredi 15 février 2008
Sur Radio Libertaire
Ecoutez Chroniques Rebelles !
tous les samedis de 13h30 à 15h30 sur 89.4 Mhz et sur Internet

Podcastez les émissions pendant une semaine :

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

http://media.radio-libertaire.org/



http://www.youtube.com/watch ?v=YwEhKu3T51Q&feature=youtube_gdata_player



Juliano Mer Khamis, comédien, réalisateur, militant israélien-palestinien et fondateur du Freedom Theatre de Jenine (Cisjordanie) a été assassiné le lundi 4 avril 2011, devant l’entrée de son théâtre.

Depuis, le harcèlement militaire de ceux et celles qui animent le théâtre n’a cessé, et l’assassinat n’a toujours pas été élucidé.

Pour aider le Freedom Theatre :

- chèque à l’ordre d’ATL Jénine, Les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, boite aux lettres 84, 15 passage Ramey, 75018 Paris

- site du Freedom Theatre (paiement sécurisé) : www.thefreedomtheatre.org

Contact e-mail des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine : theatrejenine@yahoo.fr

Pétition :

http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php ?article1

https://www.facebook.com/photo.php ?v=10150915097449409



SOLIDARITÉ : RFI en Lutte RFI riposte

Radio France Internationale est en péril. Menacée, jusque dans son existence, par la fusion juridique et rédactionnelle avec la télévision France 24, voulue par le président de la République française et menée à marche forcée par les responsables actuels de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Rapprocher des outils publics d’information internationale semble, de prime abord, logique. Mais fusionner une radio multilingue, expérimentée, avec une télévision, trilingue, née il y a 5 ans, ne l’est assurément pas. Ni dans l’organisation technique, ni dans les pratiques professionnelles. On se souvient que France 24 n’a pas été conçue au sein de l’audiovisuel public extérieur de la France, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne pour BBC TV, mais qu’elle est la résultante d’une étrange alchimie, qui a d’abord mêlé des intérêts privés (groupe TF1) et publics (France Télévision), avant d’être abritée par la holding de l’AEF, un montage juridique auquel TV5 Monde a dû résister pour conserver sa spécificité de chaîne francophone.

La référence à la BBC, si souvent brandie par le Pdg de l’AEF, Alain de Pouzilhac, n’est donc pas pertinente. Pas plus que le ‘modèle’ tout aussi fréquemment avancé des chaînes de télévision étatsunienne, CNN ou qatarienne, Al Jazeera. Ni l’une ni l’autre n’a éprouvé la nécessité de créer, en son sein, une radio.

Plus inquiétant : cette fusion exige le départ de près de 130 salarié-es supplémentaires, après 206 suppressions de postes, imposées en 2009. Ces licenciements sont évidemment en totale contradiction avec les promesses de « développement » faites par M. de Pouzilhac. Ces coupes sombres fragilisent la richesse de RFI, média d’information et de magazines, en français et dans plus de dix autres langues. Elles mettent en péril sa capacité à demeurer une radio qui nous informe du monde des autres et qui leur dit aussi qui nous sommes.

Quelle est alors la raison d’être de ce projet, en dehors de tout cadre éclairant sur le rôle futur de RFI : ni cahier des charges finalisé, ni objectifs et moyens précisés, ni projet éditorial formulé, à ce jour ? S’agit-il de ponctionner des moyens humains, techniques et financiers, légitimement affectés à la 3ème radio mondiale, pour perfuser une télévision sous-dotée depuis sa création ? Nous le redoutons, comme l’écrasante majorité de celles et ceux qui font quotidiennement RFI et qui s’opposent résolument à une direction pressée de rendre cette fusion irréversible.

C’est pourquoi nous prenons position :
- contre cette fusion RFI-France 24
- pour le maintien de RFI, dans sa dimension multilingue, multiculturelle, en tant que radio internationale publique de la France.

http://rfiriposte.wordpress.com/

Après des promesses de soutien au mouvement des salarié-es de RFI, que va faire le nouveau gouvernement ?



Samedi 2 juin 2012

Pacifique

Éric Michel (Salvator)

Trois révolutions méconnues, l’insurrection kabyle de 1871, la Commune de Paris la même année et la révolte des Kanaks en 1878) et trois hommes épris de justice et de liberté.

Situé au XIXe, le roman remet en question une problématique très instrumentalisée — le « choc des civilisations » —, ce qui provoque un questionnement sur l’enjeu de l’émergence de cette notion.

Algérie, 1871. La révolte gronde dans les tribus sous la pression des injustices du système colonial. Quand éclate l’insurrection, Akli prend le maquis à la tête d’un groupe de combattants kabyles.

Paris, 1871. La Commune souffle sur la capitale un vent d’utopie sociale. Malaterre livre avec les Communards un des derniers combats au cimetière du Père-Lachaise contre l’armée gouvernementale.

Les deux soulèvements sont écrasés. Akli et Malaterre, devenus amis en détention, sont embarqués pour une traversée infernale jusqu’à la colonie pénitentiaire de Nouméa.

En Nouvelle-Calédonie, les Kanaks réduits à la famine se révoltent contre l’autorité française. En 1878, l’île s’embrase. Surpris par l’explosion du mouvement, les coloniaux débordés en appellent alors à ceux qu’ils combattaient hier, les déportés...



Samedi 9 juin 2012

Auriez-vous crié
 «  Heil Hitler  »  ?

Soumission 
et résistances 
au nazisme  : l’Allemagne vue d’en bas

François Roux (Max Milo)

La justification de la crise fait accepter bien des dérives sécuritaires et des privations de droits. La banalisation de situations inacceptables il y a peu de temps permet de questionner la réelle signification que l’on donne à « démocratie ». Et dans la confrontation à un régime fasciste, quelle serait aujourd’hui les réactions et les formes de résistance ?

Le 31 janvier 1933, trente deux millions d’Allemand-es qui n’ont pas voté nazi se réveillent pris au piège de la dictature. Face au nouveau pouvoir, comment se comportent-ils ? Comment réagissent-ils à la suppression des libertés, à l’embrigadement obligatoire, aux persécutions antisémites, à la marche vers la guerre ? Quels compromis sont nécessaires pour survivre ? Est-il possible ne pas collaborer au IIIe Reich ? Est-il possible de lui résister, et comment ?

En confrontant plus de deux cents témoignages aux travaux des plus grands historiens de la deuxième guerre mondiale, François Roux réalise la première étude exhaustive de l’histoire des Allemands sous le nazisme. Il nous permet également de sortir des clichés habituels et des généralisations sur l’allégeance de la population au régime nazi. Des milliers d’Allemand-es ont résisté en payant pour certain-es de leur vie. Se placer devant les choix qu’ils et elles ont du affronter permet d’avoir un autre regard sur les rapports entre la dictature et et ceux et celles qui la subissent. Explorer et tenter de comprendre les mécanismes de la soumission et de la résistance, c’est le fil rouge de cet essai impressionnant de François Roux.

Avec François Roux.



Samedi 16 juin 2012

Diffusion de la table ronde autour des films documentaires durant le Salon du livre libertaire (Paris, 12 mai 2012)

Du projet à la réalisation et à la distribution…

Prendre la caméra aujourd’hui, est-ce plus facile ? Les nouveaux supports favorisent-ils l’expression cinématographique ? Comment monter une production ? Où en est la production alternative ? Et les coopératives audiovisuelles ? Quelles sont les nouvelles possibilités de diffusion ? Les nouveaux outils ? Les formats TV sont-ils une contrainte ? Le retour du cinéma documentaire sur grand écran est-il une réalité ou encore un rêve ?

Avec les réalisateurs et la réalisatrice des films documentaires projetés le 12 mai 2012 : Olivier Azam (réalisateur et pour la coopérative audiovisuelle des Mutins de Pangée), Rémy Ricordeau, Michèle Rollin, Didier Zyserman.

Putain d’usine de Rémy Ricordeau (52 mn) d’après le livre de Jean-Pierre Levaray (L’Insomniaque, 2002/Agone)

« Tous les jours pareils. J’arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons — et des collègues que, certains jours, on n’a pas envie de retrouver. »

Nosotros del Bauen (Nous autres du Bauen) de Didier Zyserman, avec la collaboration de Jérémie Reichenbach (2010 – 95 mn)

La construction de l’hôtel Bauen, au centre de Buenos Aires, date de la dictature militaire. Durant 25 ans, ses employé-es ont servi l’élite argentine et accueilli les touristes venus du monde entier. Depuis mars 2003, le personnel travaille en autogestion, se partageant les tâches et les salaires, votant les décisions lors des assemblées générales. Elena, Osvaldo, Santiago, Marcello luttent contre leurs anciens patrons, désireux de récupérer l’immeuble à leur profit. Le film est un regard sur cette expérience autogestionnaire et l’Argentine actuelle.

Je déboule à Kaboul d’Olivier Azam, 
Ramine, Habib, Florent, Samate, Manoocher Deghati, Youssouf Janessar, Fahim Dashty, Siddiq Barmak
 (2002 - 1h30)

« Avril 2002, je déboule à Kaboul libérée du régime taliban depuis à peine six mois. Dans ce pays interdit d’images depuis des années, et n’ayant connu que la guerre depuis plus de 25 ans, l’ONG française Aïna lancée par Reza Deghati m’a missionné pour « exporter la démocratie audiovisuelle en Afghanistan à l’aide des technologies numériques ». Concrètement, je dois monter le premier film documentaire tourné à Kaboul après les talibans, et ce film devra aussi servir de support pour former des Afghans au montage virtuel. Ce carnet de montage filmé raconte le « off » des premières heures où les images afghanes ont ressuscité au cœur même d’Afghan Film et du Centre des médias et de la culture de Kaboul. »

La Cité dont l’architecte est un enfant de Michèle Rollin (2011 – 57’)

Les enfants de la Cité Maillard de Rosny dessinent et décrivent leur ville idéale.

Le film explore l’imaginaire des enfants de toutes les origines quant au milieu architectural dans lequel ils évoluent, grâce à leurs créations et commentaires sur leurs dessins, dans un espace de mixité sociale et de rencontre de populations issues de la diversité : la cité HLM Maillard, prototype de l’architecture « innovante proliférante » des années 1970.



Samedi 23 juin 2012

Levaray / Efix / Debry…

Tue ton patron en BD (Efix/Levaray), Tue ton patron 2 (Levaray), C’est quoi ce travail ? (Levaray) et Le Cauchemar pavillonnaire (Jean-Luc Debry)

Quatre éditeurs : Fetjaine / Libertalia / Chant d’orties / L’Échappée

« En haut de cette tour, du haut de mon mirador, j’observe et je réfléchis à comment faire. Je suis le ver dans le fruit. Patrons, décideurs, entrepreneurs, boss, crapules, tremblez, je vais faire un exemple… »

Efix dessine, se fond dans l’univers de Jean-Pierre Levaray, de l’usine et, cette fois, du centre quasi virtuel du pouvoir. Les tours de la Défense, quel nom ! Et quel décor ! Quartier des courants d’air ou l’hypocrisie le dispute à l’allégeance. Tout est glauque avec les sourires courtisans et les costumes, l’accoutrement nécessaire pour travailler dans les arcanes d’un pouvoir économique dans le style « Perds ta vie à la gagner ».

Annabelle est une petite fille de 10 ans. C’est elle la narratrice du roman. Elle se pose beaucoup de questions sur le travail à l’usine de son père. D’autant plus qu’il en parle très peu. Cette usine, elle la voit de la fenêtre de sa chambre. Elle lui semble gigantesque, comme une armada de navires. Attirante et repoussante à la fois. Attirante la nuit par toutes ses couleurs qui la font rêver. Repoussante à cause de ses odeurs désagréables. Dangereuse aussi à cause des accidents.

« On a tous rêvé, un jour, une nuit, de se débarrasser de son patron. Mais ce n’est pas si facile. Alors, si on s’y mettait tous ensemble ? C’est ce que les ouvriers d’une usine fabriquant des composants électroniques pour le secteur automobile mettent en œuvre lorsque le patron veut fermer la boîte. Cela se passe très vite, en quelques heures, à la faveur d’une réunion pour annoncer les licenciements. » Imaginez un monde sans patron…

« Les zones pavillonnaires, affublées à l’occasion du joli nom de lotissement, envahissent inexorablement les abords des villes et des villages, selon un modèle administratif et économique qui, indifféremment du lieu, se reproduit à l’identique. Elles incarnent un idéal et un mode de vie fondés sur l’aliénation désirée. L’obsession de l’hygiène et de la sécurité, le culte de la marchandise et de la propriété privée ont remplacé les solidarités et la culture de résistance des classes populaires. L’expérience de la relation à autrui se réduit au désir mimétique de posséder les mêmes signes de la réussite individuelle. Cet univers, parfaitement structuré, enferme l’imaginaire dans un espace étriqué, accentue le repli sur soi et appauvrit la vie sociale. »



Samedi 30 juin 2012

Jacques Ellul, juriste, historien et sociologue français (1912-1994), a analysé les implications du progrès et des découvertes technologiques, et en avait prévu, à terme, les conséquences graves, notamment les crises alimentaires, le réchauffement climatique, la pollution et l’enfouissement des déchets nucléaires.

Chercheur certes plus connu aux États-Unis qu’en France — Aldous Huxley fit traduire et publier avec succès son livre, La Technique ou l’enjeu du siècle —, Jacques Ellul a cependant marqué de son influence le mouvement écologique, dont il est l’un des précurseurs, de même que l’idée de décroissance.

« Persuadé que la technique mène le monde (bien plus que le politique et l’économique), il a passé sa vie à analyser les mutations qu’elle provoque dans nos sociétés, et la tyrannie qu’elle exerce sur nos vies. Dans cet ouvrage, Jean-Luc Porquet expose vingt idées fortes d’Ellul et les illustre par des sujets d’actualité. À l’heure où le mouvement critique contre la mondialisation marchande cherche des clefs pour comprendre et agir, cette pensée radicale, généreuse et vivifiante constitue une référence indispensable. »

Avec Jean-Luc Porquet, il sera donc question du nucléaire, des nanotechnologies, des OGM, du terrorisme... Et d’un sujet, souvent discuté sur Radio Libertaire… De la propagande.

Et

Prisons de femmes. Janine, Janet & Debbie : une histoire américaine

Claude Guillaumaud-Pujol (Temps des cerises)

À travers les portraits de Janine, Janet et Debbie, prisonnières politiques incarcérées depuis 1978, Claude Guillaumaud-Pujol étudie les conditions générales de détention des femmes aux États-Unis. Ce pays représente 5 % de la population mondiale mais 25 % des prisonniers dans le monde. Parmi eux, les femmes sont de plus en plus nombreuses. Pourquoi ? Quels sont les mécanismes qui mènent à l’incarcération, les moyens d’expression de ces prisonnières face au système judiciaire, et quelle est la vie quotidienne de ces femmes ?

Récit poignant de l’itinéraire de ces trois femmes étatsuniennes noires condamnées à trente ans de prison pour le meurtre contesté d’un policier blanc. Bien que les 30 années soient passées, Janine, Janet et Debbie sont toujours en prison.

« La prison aux États-Unis est une des institutions les plus cruelles et les plus mal connues du grand public. Je remercie Claude Guillaumaud-Pujol de nous faire partager cette incursion derrière les barreaux, au plus près de ces femmes qui vivent emprisonnées. » Kathryn Watter-son, auteure de Women in prison, Inside the concrete womb.

Claude Guillaumaud-Pujol a publié au Temps des Cerises en 2007 une biographie intitulée Mumia Abu-Jamal, Un homme libre dans le couloir de la mort.

En compagnie de Claude Guillaumaud-Pujol



Samedi 7 juillet 2012

Cuba. Révolution dans la révolution

Miguel Chueca, Karel Negrete et Daniel Pinós (Editions CNT-RP)

et

Rencontre avec Agustín García Calvo et isabel

« Non à n’importe quel État, démocratique ou pas ! »

Ce nouvel essai, Cuba, révolution dans la révolution, prolonge en quelque sorte le livre de Frank Fernández, L’Anarchisme à Cuba, paru aux éditions CNT-RP (2004).

Il vise à faire connaître en France les protagonistes du mouvement contestataire cubain puisque, à côté des écrits issus de certains des soutiens dont il dispose hors de l’île, la plupart des textes recueillis ici procèdent de Cuba même, de sa gauche hétérodoxe, sociale et libertaire.

Il n’est pas question dans ce texte de s’en tenir au seul domaine de la réflexion politique et c’est pourquoi, outre des essais consacrés à la critique des « réformes » en cours à Cuba après l’effacement de Fidel Castro ou à l’exposition de propositions programmatiques en faveur d’un socialisme participatif, on trouve des textes relatifs aux questions du racisme et de l’homosexualité à Cuba, à la subversion des nouveaux courants musicaux (rap et hip-hop), à l’introduction des cultures génétiquement modifiées ou encore à l’étonnante impulsion donnée par le régime à la construction de terrains de golf pour millionnaires.

Les auteur-es des textes sont principalement regroupés autour de l’Observatoire critique de la Révolution cubaine, un vaste réseau qui inclut des militant-es de tendances diverses, socialistes d’obédience marxiste et socialistes libertaires, écologistes radicaux parvenu-es à coexister dans le respect de leurs différences. Malgré les difficultés inhérentes à l’existence d’un régime profondément autoritaire, les un-es et les autres tentent depuis quelques années déjà de présenter une critique raisonnée du régime en place et d’œuvrer à ce que l’après-castrisme ne ressemble pas, ou ressemble le moins possible, à ces « modèles » — ou plutôt « contre-modèles » — qui, en Russie, en Chine et ailleurs, ont remplacé les régimes improprement appelés « communistes » par les porte-parole de l’ordre (capitaliste) établi.

En deuxième partie :

« Non à n’importe quel État, démocratique ou pas ! »

25 mars dernier, avec Daniel Pinós, rencontre avec Agustin Garcia Calvo et sa compagne, Isabel Escudero Rios, à Paris.

Agustin Garcia Calvo est un auteur espagnol (philologie, chansons, théâtre, poésie, essais et pamphlets). Il a passé huit années en exil en France après avoir participé à un mouvement étudiant en 1965, avoir été renvoyé de l’université et avoir été emprisonné à plusieurs reprises à Madrid. En 1976, il retrouve son poste à l’université de Complutense (Madrid).

Deux de ses textes ont été traduits en français et publiées par ACL (Atelier de Création Libertaire) : Contre la Démocratie - Contre la Paix (texte à télé char ger) et Qu’est-ce que l’État ?



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