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CQFD n°176 Mai 2019


Samuel Hayat : « Quand le peuple se soulève, les dominants ne voient qu’une foule haineuse » > Il y a les historiens de garde, qui s’agrippent à une vision rance du passé, grouillant de Gaulois belliqueux et de Mérovingiens bon teint, servant ainsi un pouvoir figé, conservateur. Et il y a ceux qui cherchent dans les chapitres précédents des possibilités émancipatrices, à même de nourrir les luttes sociales. Samuel Hayat est de ceux-là, lui qui a fourni sur les Gilets jaunes des textes bigrement éclairants. Spécialiste des révolutions du XIXe siècle, il trace ici quelques pistes d’analyse, entre passé brûlant et présent jaune.








« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude (20 février 2019)




Wardi de Mats Grorud (27 février 2019)




Teret (La Charge) de Ognjen Glavonic. (13 mars 2019)




Still Recording de Saeed Al Batal & Ghiath Ayoub 27 mars 2019)




Compañeros d’Alvaro Brechner (27 mars 2019)




Sergio & Sergei d’Ernesto Daranas Serrano (27 mars 2019)




Synonymes de Nadav Lapid (27 mars 2019)




Mon frère s’appelle Robert et c’est un idiot de Philip Gröning (27 mars 2019)




Still Recording de Saeed Al Batal & Ghiath Ayoub (27 mars 2019)




Tito et les oiseaux de Gustavo Steinberg, André Catoto et Gabriel Bitar (3 avril 2019)




Los Silencios de Beatriz Seigner (3 avril 2019)




Tel Aviv on Fire de Sameh Zoabi (3 avril 2019)




L’Homme à la moto de Agustin Toscano (3 avril 2019)




Ray and Liz de Richard Billingham (10 avril 2019)




La Familia
Film de Rondon Cordova (10 avril 2019)




Seule à mon mariage de Marta Bergman (17 avril 2019)




Working Woman de Michal Aviad (17 avril 2019)




L’époque de Matthieu Bareyre (17 avril 2019)




El Reino de Ricardo Sorogoyen (17 avril 2019)




Monrovia, Indiana de Frederick Wiseman (24 avril)




68, mon père et les clous de Samuel Bigiaoui (1er mai 2019)




Tremblements de Jayro Bustamante (1er mai 2019)




Cœurs ennemis de James Kent (1er mai 2019)




Je vois rouge de Bojina Panayotova (24 avril 2019)




Un tramway à Jérusalem d’Amos Gitai (24 avril 2019)




Her Job de Nikos Labot (1er mai 2019)




Dieu existe, son nom est Petrunya de Teona Strugar Mitevska (1er mai 2019)




The Reports on Sarah & Saleem de Muayad Alayan (8 mai 2019)



Quand nous étions sorcières
Film de Nietzchka Keene (1er mai 2019/copie restaurée




Meurs, monstre, meurs d’Alejandro Fadel (8 mai 2019)
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Petra de Jaime Rosales (8 mai 2019)




Fugue d’Agnieszka Smoczynska (8 mai 2019)




Matar a Jesus de Laura Monte (8 mai 2019)




Divorce à l’italienne de Pietro Germi (15 mai 2019)




Le réveil du dimanche, La fille en noir, Fin de crédit
Trilogie Cacoyanis (Tamasa)



Deux chef d’œuvres de Fritz Lang (copies restaurées)
Le testament du Dr Mabuse et M le maudit (Tamasa



Les Hommes le dimanche (1929-1930) de Robert Siodmak, Edgar Ulmer, Billy Wilder, Fred Zinneman, Kurt Siodmak et Eugène Schüffan



Samedi 25 mai 2019

Eugène Varlin
Ouvrier relieur 1839-1871

Écrits rassemblés et présentés par Michèle Audin.

« Consultez l’histoire et vous verrez que tout peuple comme toute organisation sociale qui se sont prévalus d’une injustice et n’ont pas voulu entendre la voix de l’austère équité sont entrés en décomposition ; c’est là ce qui nous console, dans notre temps de luxe et de misère, d’autorité et d’esclavage, d’ignorance et d’abaissement des caractères, de pervertissement du sens moral et de marasme, de pouvoir déduire des enseignements du passé que tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines. »

Eugène Varlin, ouvrier-relieur, est l’une des grandes figures de l’Association internationale des travailleurs, élu de la Commune de Paris en 1871, assassiné à la fin de la Semaine sanglante. Tous ses écrits retrouvés à ce jour (articles, proclamations, lettres), connus ou moins connus, sont présentés dans ce livre. L’ensemble constitue comme une autobiographie de l’Internationale en France, à la fin du Second Empire, et met en lumière les ouvriers boulangers, mineurs, ciseleurs, ovalistes qui luttent pour changer la vie.


Capitalisme patriarcal
Silvia Federici (la fabrique)

Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société : combien couterait de salarier toutes les activités procréatives, affectives, éducatives, de soin et d’hygiène aujourd’hui réalisées gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?
La lutte contre le sexisme n’exige pas tant l’égalité de salaire entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d’une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation – ce qui dessine l’horizon d’un communisme de type nouveau.

Entretien avec Silvia Federici



Samedi 1er juin 2019

Alger, capitale de la révolution
De Fanon aux Black Panthers

Elaine Mokhtefi (la fabrique)

En pleine guerre d’Algérie — et pendant deux décennies, Elaine Mokhtefi, jeune militante états-unienne, s’engage pour l’indépendance algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Franz Fanon pour la Conférence panafricaine des peuples ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974.
Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger. Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque — Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver —, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Une histoire fascinante.
Entretien avec l’auteure

Anna, un jour
Film de Zsofia Szilagyi (5 juin 2019)



Samedi 8 juin 2019

Ricardo Flores Magon.
Une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique

Américo Nunes (éditions Ab irato)


Ricardo Flores Magón (1874-1922) est l’un des grands acteurs de la Révolution mexicaine de 1910-1920. On lui doit le fameux « Tierra y libertad ! » et de nombreux textes : « L’honnêteté ne vit pas à genoux, prête à ronger l’os que l’on daigne lui jeter. Elle est fière par excellence. Je ne sais si je suis honnête ou non, mais je dois avouer qu’il m’est insupportable de supplier les riches de m’accorder, au nom de Dieu les miettes de tout ce qu’ils nous ont volé. Je viole la loi ? C’est vrai, mais elle n’a rien à voir avec la justice. En violant les lois promulguées par la bourgeoisie, je ne fais que rétablir la justice bafouée par les riches, qui volent les pauvres au nom de la loi. »

Américo Nunes nous offre avec cet essai un regard sur sa vie, son œuvre et son action politique. Il y est donc question de son journal, Regeneración, de sa lutte aux côtés d’Emiliano Zapata, du mouvement agraire d’inspiration communautaire, de son exil. Très proche des syndicalistes révolutionnaires, les IWW fondé en 1905, il a également côtoyé Emma Goldman, Alexandre Berkman et Voltairine de Cleyre. Anticapitaliste, antiautoritaire et passeur des idées anarchistes, il a toute sa vie lutté pour l’autogestion, l’abolition du salariat et contre l’église et toute forme d’endoctrinement religieux.

En compagnie de l’auteur et de l’équipe des éditions Ab irato


Un Havre de paix
Film de Yona Rozenkier (12 juin 2019)


Buñuel. Après l’âge d’or
Film d’animation de Salvador Simo (19 juin 2019)



Samedi 15 juin 2019

Œuvres en partage
Chroniques culturelles du Chélif

Jacqueline Brenot (presses du Chélif)


Nous avons souvent parlé du cinéma algérien et de l’effervescence dans une nouvelle génération de cinéastes depuis quelques années… Mais qu’en est-il
de la littérature contemporaine ?
C’est de cette littérature largement méconnue dont parle Jacqueline Brenot, dans ces chroniques qui en brossent la diversité et la richesse.Retour ligne automatique
Cela donne à découvrir de nombreux textes, de nombreux styles, et peut-être plus important, la réalité d’une société qui a toujours autant à dire et sur tous les tons… À découvrir !
En compagnie de l’auteure et de Nicolas Mourer qui lira des extraits de textes.


Dirty God
Film de Sacha Polak (19 juin 2019)

Le visage à moitié brûlé et une petite fille de deux ans. C’est tout ce qu’il reste de la relation de Jade à son ex, qui l’a défigurée à l’acide. À la violence de cette histoire, succède désormais celle du regard des autres.


Contre ton cœur (Colo)
Film de Teresa Villaverde (19 juin 2019)



Samedi 22 juin 2019

Bixa
Travesty

Film de Claudia Priscilla & Kiko Goifman (26 juin 2019)

Portrait de Linn da Quebrada.
Le corps féminin trans comme moyen d’expression politique.



Samedi 29 juin 2019

Rojo
Film de Benjamin Naishtat (3 juillet 2019)



Samedi 6 juillet 2019


Inna de Yard
Film de Peter Webber (10 juillet 2019)

Sur les hauteurs verdoyantes de Kingston, des légendes du Reggae se retrouvent pour enregistrer un album et préparer une tournée mondiale.
Un film superbe qui mêle musiques et aventures humaines.

Prenez garde à la peinture … Et à Francis Picabia de Rémy Ricordeau

« Le goût est fatigant comme la bonne compagnie ». « La peinture est faite pour les dentistes ». « L’art est un produit pharmaceutique pour imbéciles ». Autant de phrases qui s’inscrivent dans la provocation et, surtout, dans la détermination de passer vraiment à autre chose.

La vie de Francis Picabia est entourée de légendes, que d’ailleurs il a entretenu, la principale demeurant peut-être celle de faussaire. Un faussaire génial, qui pouvait autant jouer de l’imposture critique que de l’humour le plus acerbe. Peintre, écrivain, poète, Picabia est certainement l’un des artistes les plus inventifs de l’art moderne, de même que celui qui se prenait le moins au sérieux. La vitesse, comme « la vie dans tous ses excès était à ses yeux préférable à son œuvre ; et le jeu des passions à la morbidité des dogmatismes. »

Le nouveau film de Rémy Ricordeau, dans la mouvance de la révolution surréaliste, nous fait découvrir, après son film sur Benjamin Péret, un créateur finalement assez méconnu, non seulement en raison des légendes à son encontre, mais aussi pour la diversité des styles qu’il a développés dans une œuvre prolifique. Le DVD du film Prenez garde à la peinture et… À Francis Picabia s’accompagne d’un livret sur son parcours de vie et son œuvre en mouvement.



Samedi 13 juillet 2019

Une œuvre sans auteur
Film de Florian Henckel von Donnersmarck (17 juillet 2019)

La guerre en Ex Yougoslavie :

Chris The Swiss
Film documentaire et d’animation d’Anja Kofmel

L’Envers d’une histoire
Film documentaire de Mila Turajlic

When Pigs Come
Film documentaire de Biljana Tutorov

Teret (La charge)
Film de Ognjen Glavonic



Samedi 20 juillet 2019

Vivre ma vie
Une anarchiste au temps des révolutions

D’Emma Goldman
Traduction et présentation par Jacqueline Reuss et Laure Batier
Première version intégrale en français du texte d’Emma Goldman (l’Échappée)

Emma Goldman quitte la Russie en 1885 — elle a 16 ans —, et débarque aux États-Unis dans la période des grandes vagues d’immigration, entre 1880 et 1910. En effet, durant ces décennies, trente millions d’immigré.es arrivent sur le continent états-unien en provenance d’Europe centrale, du sud de l’Europe, de Scandinavie, de Russie, d’Asie et de l’empire ottoman. Ce sont des personnes dont la plupart fuient la misère et sont sans qualification, issues pour beaucoup de la paysannerie, de même que des réfugié.es politiques… Tous et toutes étant attiré.es par cette nouvelle « terre promise », semblant offrir des opportunités de construire une vie meilleure. Or, malgré les paroles accueillantes inscrites sur le socle de la Statue de la liberté —
Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebus de tes rivages surpeuplés,
Envois moi les déshérités,
Que la tempête me les rapporte
De ma lumière, j’éclaire la Porte d’Or !”
 —,
malgré donc ces belles paroles, il faut souligner qu’à l’origine, la construction des États-Unis s’est établie par la violence, d’une part avec la politique génocidaire élaborée contre les populations indiennes et, d’autre part, avec l’institutionnalisation du racisme et la pratique de l’esclavage.



Samedi 27 juillet 2019

Carte blanche. L’État contre les étrangers
Karine Parrot (la fabrique)


De l’invention de la nationalité comme mode de gestion et de criminalisation des populations (et notamment des pauvres, des « indigents », des vagabonds) jusqu’à la facilitation de la rétention, en passant par le durcissement des conditions d’asile et de séjour, ou encore les noyades de masse orchestrées par les gouvernements, l’Union européenne et leur officine semi-privée et militarisée (Frontex), Karine Parrot révèle qu’il n’y a aucune raison vertueuse ou conforme au « bien commun » qui justifie les frontières actuelles des États.

Le droit de l’immigration ne vise qu’à entériner la loi du plus fort entre le Nord et le Sud ; il n’a d’autre fin que conditionner, incarcérer, asservir et mettre à mort les populations surnuméraires que la « mondialisation armée » n’a de cesse reproduire à l’échelle du monde.

L’actualité la plus récente a donné à voir une fracture au sein de la gauche et des forces d’émancipation : on parle d’un côté des « no border », accusés d’angélisme face à la « pression migratoire », et d’un autre côté il y a les « souverainistes », attachés aux frontières et partisans d’une « gestion humaine des flux migratoires ». Ce débat se résume bien souvent à des principes humanistes d’une part (avec pour argument qu’il n’y a pas de crise migratoire mais une crise de l’accueil des migrants) opposés à un principe de « réalité » (qui se prévaut d’une légitimité soi-disant « populaire », selon laquelle l’accueil ne peut que détériorer le niveau de vie, les salaires, les lieux de vie des habitants du pays).

Cinéma et migrations. La fiction comme le documentaire s’en font l’écho.



Samedi 3 août 2019

Les femmes roms au cinéma
Carmen y Lola d’Arantxa Etchevarria, 8 avenue Lénine.
Heureuse comme une Rom en France
de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun, Seule à mon mariage de Marta Bergman.

Entretiens avec les réalisatrices.



Samedi 10 août 2019
Syrie : une autre vision
Burning Country. Au cœur de la révolution syrienne de Leila Al-Shami et Robin Yassin-Kassab (éditions L’Échappée).
Burning country donne la parole à des Syriens et à des Syriennes qui, dès 2011, ont participé à une révolution, construite au jour le jour, dans chaque quartier, chaque village repris au régime de Bachar el-Assad. Ce soulèvement populaire a continué malgré la guerre contre-insurrectionnelle menée par le régime syrien et ses alliés. Régime qui a eu recours à l’instrumentalisation des antagonismes religieux et communautaires, de même qu’à l’emprisonnement et à la torture. Burning country se compose de témoignages pour tenter de comprendre, de démêler une information vite brouillée sur les résistances populaires en Syrie.
Entretien avec Leila Al-Shami, lectures de Nicolas Mourer.

Still Recording, un film de Saeed Al Batal & Ghiath Ayoub (2019).
Still Recording est « un document exceptionnel sur l’histoire récente de la Syrie et sur la nécessité vitale que peut avoir le cinéma », explique Mohammad Ali Atassi, producteur, et lui-même réalisateur d’un film documentaire avec Ziad Homsi (2014), Our Terrible Country.
Entretien avec Ghiath Ayoub.



Samedi 17 août 2019

« Il est pas facile de raconter à présent »
Crise de l’expérience et création artistique après la Grande Guerre

Sous la direction de Luca Salza (éditions Mimésis)

Dans les années 1930, Walter Benjamin élabore une thèse essentielle sur l’héritage culturel de la Grande Guerre : les soldats auraient perdu la capacité de raconter leur expérience de la guerre, face à un univers dominé par les machines de mort : « l’effrayante amplitude du dispositif des armes et des stratégies nouvelles mises en acte par cette guerre, comme les tranchées, les gaz, la puissance inédite des obus, l’apparition des avions sur les champs de bataille et la déferlante de toutes les autres inventions techniques ont donné à la Grande Guerre le nom de “guerre de matériel” ». Céline semble confirmer la thèse de Benjamin lorsqu’il fait dire à son personnage du Voyage au bout de la nuit : « Il est pas facile de raconter à présent ».
La Grande Guerre ébranle l’expérience ; et ceux qui l’ont vécu « sont plongés dans une “pauvreté“ inédite qui concerne toute l’histoire de la civilisation. » Il n’y a plus de parole en partage, « le conteur a disparu ». Ceux qui en réchappent, « ceux qui réussissent à survivre ne peuvent rien dire, ou si peu. Ils ne sentent plus rien. Ils s’emmurent dans le silence. Ils ne font aucune « publicité » à la guerre.



Samedi 24 août 2019
La crise de la masculinité
Autopsie d’un mythe tenace

Francis Dupuis-Déri (éditions remue ménage)

Après Démocratie, histoire politique d’un mot ; Les black blocs. La liberté et l’égalité se manifestent ; La peur du peuple ; deux ouvrages de Francis Dupuis-Déri sont également publiés cette année — Les nouveaux anarchistes et L’anarcho-indigénisme, co-écrit avec Benjamin Pillet —, après cette liste impressionnante, sort une nouvelle édition de la Crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace.
Un mythe tenace certes d’autant que le thème de la masculinité fait vendre. Cependant, que sa résurgence ait acquis une telle ampleur, suscite des colloques, des essais sur le « phénomène », jusqu’à des délires aux relents paranoïaques exprimés par les « mâles », cela provoque évidemment de nombreuses questions. Les hommes seraient soi-disant « diabolisés, dénigrés », une « espèce en voie de disparition »…
«  Le discours de la crise de la masculinité est […] fondamentalement misogyne, puisque ce qui est féminin est présenté comme un problème, une menace, un élément toxique qui plonge le masculin en crise, qui le détruit, qui le mue en son contraire : le féminin. »
La « crise de la masculinité » serait-elle donc à terme une crise du système ? Car pour surmonter cette « crise de la masculinité, […] il est très souvent proposé de (re)valoriser une identité masculine conventionnelle associée à certaines qualités, mais aussi à des rôles et des fonctions dans la société, dans la famille et dans le couple. Un homme, un vrai, est évidemment hétérosexuel, autonome, actif, agressif, compétitif et possiblement violent. On prétend que ce modèle de la masculinité doit être (re)valorisé pour assurer un sain développement des garçons et des hommes et une complémentarité équilibrée avec les femmes. Ces dernières doivent adhérer à l’identité féminine conventionnelle, c’est-à-dire être elles aussi hétérosexuelles, mais également attentives, attentionnées, coopératives, pacifiques et douces — et dépendantes des hommes. »



Samedi 31 août 2019
Pouvoir de détruire, pouvoir de créer
Vers une écologie sociale et libertaire

Murray Bookchin (L’échappée)

En compagnie d’Helen Arnold et Daniel Blanchard.
Et d’Élise Gaignebet, traductrice de la Vie de Murray Bookchin. Écologie ou catastrophe de Janet Biehl.
Pouvoir de détruire, pouvoir de créer. Vers une écologie sociale et libertaire de Murray Bookchin paraît aux éditions L’échappée, sous forme de plusieurs textes rassemblés dans une chronologie de 1969 à 1995.
Tous les aspects du problème écologique abordés par Bookchin sont liés au système capitaliste. Il dénonce les dangers destructeurs du capitalisme dès les années 1960, comme dans ce texte de 1969 : « Dans pratiquement toutes les régions, cette société empoisonne l’air, pollue les cours d’eau, délave les sols, déshydrate la terre, détruit la flore et la faune. Ni les régions côtières ni les profondeurs de la mer n’échappent à cette souillure. Plus grave encore à long terme est le dommage peut-être irréversible qui est infligé aux cycles biologiques fondamentaux, comme ceux du carbone et de l’azote dont dépendent le maintien et le renouvellement de la vie de tous les êtres vivants, y compris l’être humain. »



Samedi 7 septembre 2019



Samedi 14 septembre 2019



Samedi 21 septembre 2019



Samedi 28 septembre 2019



Samedi 5 octobre 2019



Samedi 12 octobre 2019



Samedi 19 octobre 2019



Samedi 26 octobre 2019



Samedi 2 novembre 2019


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Autour du cinéma de Michael Cacoyanis (coffret de 3 copies restaurées. Tamasa) Le réveil du dimanche (1954) La fille en noir (1956) et Fin de crédit (1961) En compagnie de Marion Inizan qui a réalisé un documentaire accompagnant la trilogie : Michael Cacoyanis… Le réveil grec.
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