Bricks de Quentin Ravelli. L’Assemblée de Mariana Otero. 39e CINEMED. Festival international du cinéma méditerranéen

lundi 16 octobre 2017
par  CP
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Cinéma documentaire avec deux films, sur les écrans depuis le 18 octobre

Bricks de Quentin Ravelli En compagnie de Quentin Ravelli et de Daniel Pinos

L’Assemblée de Mariana Otero

(Interview intégrale)

Ouverture du 39e CINEMED Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier qui se déroule jusqu’au 28 octobre 2017

Bricks de Quentin Ravelli En compagnie de Quentin Ravelli et de Daniel Pinos

« J’avais à l’esprit le tressage d’une natte liant ces différents éléments qui ne se rencontrent pas physiquement dans la réalité : le maire qui se bat pour remplir sa ville fantôme, les gens qui s’organisent pour se battre contre les banques a n de faire annuler les dettes, et bien sûr l’industrie de la brique. D’où la forme en mosaïque du lm, le point de vue sur la crise se déplace sans cesse, ce qui per- met de comprendre différentes facettes. »

Et

L’Assemblée de Mariana Otero

(Interview intégrale)

On peut regarder le mouvement avec doute et réticence, mais il n’en reste pas moins un moment unique depuis longtemps. Certain.es diront que Nuit debout ne rassemble que des petits bourgeois… Facile à dire, n’empêche que quelque chose s’est passé, un mouvement sans direction, sans chefs…

L’Assemblée de Mariana Otero est un document sur un mouvement, un point de vue sur l’émergence d’une parole multiple et multipliée, un débat dans le débat général.

Le 39e CINEMED Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier se déroule jusqu’au 28 octobre 2017

La création méditerranéenne à l’honneur, et la conscience politique aussi… Des films en compétition, court et longs métrages, documentaires, films d’animation, et bien sûr plusieurs rétrospectives parmi lesquelles celle du cinéaste espagnol Fernando Trueba dont neuf œuvres seront présentées au festival, notamment la Fille de tes rêves, l’Artiste et son modèle, Belle époque… Fernando Trueba sera est un cinéaste trop peu connu en France. Il est l’invité du festival.

Autre cinéaste invitée : Dominique Cabrera. C’est l’intégrale de la cinéaste, fictions et documentaires qu’il sera possible de voir ou de revoir : l’Autre côté de la mer, le Lait de la tendresse humaine, Quand la ville mord, Chronique d’une banlieue ordinaire entre autres, et le très beau Corniche Kennedy.

Enfin l’Italie, avec Alberto Lattuada, cinéaste libertaire, qui a notamment réalisé le Manteau, les Adolescentes, la Mandragore et la Grosse tête

Sans oublier le focus sur la nouvelle génération du cinéma algérien,
Kindil el Bahr de Damien Ounouri, Dans ma tête un rond point de Hassein Ferhani, Loubia hamra de Narimane Mari, En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui qui sera présenté en avant-première, et bien d’autres.

Au programme : 39e CINEMED 20-28 octobre 2017

Après Les Chevaux de Dieu et Much Loved, le nouveau film de Nabil Ayouch, Razzia, a ouvert hier soir le 39e Cinemed.

Des montagnes de l’Atlas à Casablanca, ville-monde, unique. Deux époques. Abdallah, Salima, Joe, Hakim et Inès. Chacun vit et tient. En équilibre. Au loin, la foule en colère. Razzia.

Événement CINEMED 2017 : Les Lumières de la ville de Charlie Chaplin en ciné-concert samedi 21 octobre, à 17h, au Corum-Opéra Berlioz, Les Lumières de la ville, chef d’œuvre du cinéma muet, réalisé et interprété par Charlie Chaplin, sera projeté avec en accompagnement musical l’Orchestre national de Montpellier Occitanie Pyrénées-Méditerranée. Quand Charlot tombe amoureux d’une fleuriste aveugle et tente tout pour la guérir de sa cécité, burlesque et émotion sont au rendez-vous !

OLIVIER NAKACHE et ÉRIC TOLEDANO
Le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier a l’immense plaisir d’accueillir lors de cette 39e édition un duo de choc : Olivier Nakache et Éric Toledano.
En 2005, le duo réalise son premier long métrage Je préfère qu’on reste amis, avec Gérard Depardieu et Jean-Paul Rouve, le début d’une belle amitié avec ce dernier. Ils réci­divent un an plus tard avec Nos jours heureux, inspiré de leur expé­rience respective des colo­nies de vacances. Le film suit les aventures de moniteurs interprétés par Jean-Paul Rouve, Omar Sy, Joséphine de Meaux qui font partie de leur famille d’acteurs. Avec Telle­ment proches en 2008, Éric Tolé­dano et Olivier Nakache, s’attaquent au thème de la famille, et se rapprochent des comédies à l’italienne dont ils sont de grands admirateurs. Ils viennent de signer Le Sens de la fête.

LA JEUNE GARDE DU CINÉMA ALGÉRIEN
Après la Grèce, le Portugal et la Tunisie, Cinemed poursuit l’exploration de nouvelles émergences avec cette année, un éclairage sur l’Algérie.
Pourtant dotée d’une tradition de production cinématographique depuis son indépendance, l’Algérie a vu disparaître petit à petit ses salles de cinéma, son industrie, a vu ses talents se raréfier. N’ayant pas connu de « printemps arabe » à la différence de la Tunisie, il semble cependant qu’au sortir des années de plomb, la jeunesse algérienne se soit à nouveau emparée du cinéma pour s’exprimer, créer. Depuis le début des années 2010, nous avons constaté l’arrivée de films provenant d’Algérie sous toutes ses formes sur la scène internationale : courts métrages, longs métrages, documentaires, fictions, expérimental, films de genre, une génération quasi spontanée a vu le jour et s’exprime avec talent. La présentation au Festival de Cannes, l’an dernier du moyen métrage de Damien Ounouri Kindil el Bahr, cette année d’En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui au Certain regard, témoigne de cette émergence de nouveaux talents dans les festivals internationaux les plus prestigieux. Nous vous ferons découvrir ce bouillonnement créatif actuel : Hassein Ferhani récompensé l’an dernier pour son documentaire Dans ma tête un rond point, Narimane Mari qui, après son premier film , vient de présenter à l’exposition d’art moderne documenta de Kassel et au Festival de Locarno Le Fort des fous, ou encore le premier long métrage de Sofia Djama Les Bienheureux, pour n’en citer que quelques-uns.

A chaque rencontre que nous avons pu avoir avec ces auteurs, un nom est revenu systématiquement, parfois comme guide, père spirituel, mentor, formateur, mais toujours avec le plus grand respect, c’est Merzak Allouache. Symbole de l’apparition du cinéma algérien contemporain dans les années 1970, Merzak vit le quotidien de ces réalisateurs, confronté également à la réalité de l’Algérie actuelle, dans ses difficultés à faire du cinéma, alternant documentaires et fictions. C’est aussi un compagnon de route de ces jeunes réalisateurs, leur permettant souvent de se former sur ses tournages. Nous aurons donc l’occasion de revisiter son œuvre, de le rencontrer, l‘écouter au cours d’une master class.

INTÉGRALE DOMINIQUE CABRERA

Depuis près de trente ans, la cinéaste Dominique Cabrera construit une œuvre à la palette particulièrement étendue. Du court au long, du documentaire à la fiction, du cinéma à la télévision, la réalisatrice n’a cessé d’étendre son inspiration au fil du temps et reviendra, lors de cette 39e édition, sur l’intégralité de son œuvre.
Dominique Cabrera, c’est une histoire fortement liée à la Méditerranée. Native d’Algérie, son travail est profondément marqué par les liens qui unissent la France et sa terre natale. Son premier long métrage de fiction, L’Autre côté de la mer(1997), en est le plus beau symbole. Une œuvre portée par Claude Brasseur, sur le déracinement des Pieds-noirs exilés en 1962, d’une finesse impressionnante.
Son parcours cinématographique est également très marqué par son engagement politique et social. La vision urbaine qu’elle développe dans Chronique d’une banlieue ordinaire (1992) témoigne de toute sa singularité dans le paysage cinématographique français.
Durant toute sa carrière, elle se montrera aussi à l’aise dans la direction de comédiens comme Marilyne Canto, présente lors du festival, ou Olivier Gourmet qu’avec des non-professionnels notamment dans Corniche Kennedy (2017), son dernier film en date, sur la jeunesse marseillaise pleine de vie.
De son histoire algérienne aux contes oniriques, en passant par le polar social, le festival retracera ce parcours éclectique et singulier dans le paysage cinématographique français, au travers de séances thématiques, avec en point d’orgue une masterclass le jeudi 26 octobre.

FERNANDO TRUEBA
Cinéaste espagnol Oscarisé, Fernando Trueba honorera la 39e édition du festival du cinéma méditerranéen de Montpellier de sa présence. L’occasion de revenir sur une filmographie riche et variée.
Né à Madrid en 1955 et après des études de Sciences de l’information, il devient critique cinéma dans l’éminent quotidien espagnol El Pais de 1974 à 1979, avant de fonder en 1980 le magazine de cinéma Casablanca.
La même année, il réalise son premier long métrage Ópera Prima (Cousine, je t’aime) qui apparaît alors comme un des piliers de ladite « comédie madrilène ». Sa collaboration avec le producteur Andres Vicente Gomez sera décisive. De cette fructueuse association naîtra notamment Sois infidèle avec le premier venu (1985), L’Année des lumières (1986) mais aussi Le Rêve du singe fou (1989). Sa rencontre avec Rafael Azcona — scénariste de Carlos Saura et de Marco Ferreri — sera également déterminante. Elle lui permettra d’atteindre les sommets avec Belle époque (1992) pour lequel il obtiendra l’Oscar du meilleur film étranger.
En 1998, il réalise La Fille de tes rêves, comédie musicale historique où rayonne Penélope Cruz et qui lui vaut son troisième Goya du meilleur film. Il vient tout juste de réaliser la suite, La Reina d’España, sorti en Espagne en 2016.
Le cinéaste madrilène élargit alors son horizon cinématographique vers les sonorités latines, avec le film musical Calle 54, autour du latin jazz, et le film d’animation Chico et Rita, une magnifique romance cubaine.
Après cette douce parenthèse latine, il revient avec un film tourné dans les Pyrénées-Orientales, L’Artiste et son modèle (2012), inspiré par l’œuvre d’Aristide Maillol, où l’éternel Jean Rochefort donne la réplique à la pétillante Aida Folch et la légendaire Claudia Cardinale.