Cinélatino. 30es Rencontres de Toulouse. Les cinéastes chiliennes.

vendredi 16 mars 2018
par  CP
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En compétition :

Cabros de mierda de Gonzalo JUSTINIANO (Chili / 2017)

1983. Gladys vit dans le quartier pauvre de la Victoria, à Santiago, avec sa mère et sa famille et participe à la lutte contre la dictature de Pinochet. La brutalité au quotidien dans ce quartier connu pour ses militant.es.

Robar a Rodin (Voler un Rodin) de Cristóbal VALENZUELA BERRÍOS (Chili/ 2017)
Lors d’une rétrospective de l’œuvre d’Auguste Rodin à Santiago du Chili, qui présente de très belles pièces provenant du musée parisien, le Torse d’Adèle est dérobé. Étrangement, l’œuvre est rapportée par celui qui l’avait subtilisée. Qui est l’auteur de cet acte et pourquoi ? Devait-il être condamné bien qu’il ait rendu l’œuvre ? Est-ce une performance artistique digne de l’œuvre de Rodin pour attirer l’attention ? Humour et sens de l’absurde dans un film original.

Princesita de Marialy RIVAS (Chili / 2017)

Tamara a 11 ans et vit dans une secte religieuse dirigé par un homme qui se présente comme « chef spirituel » pour manipuler et abuser des femmes de la secte. Dans cet univers dominé par la culture machiste, Tamara a ses premières règles.

Tierra sola de Tiziana PANIZZA (Chili / 2017)

L’Ile de Pâques est située dans l’océan Pacifique, à 360 kilomètres du Chili, dont elle fait partie, et est habitée par une population d’origine polynésienne depuis des siècles. Visitée par des explorateurs, exploitée par des colonisateurs européens à partir du XVIIIe siècle, elle attire aujourd’hui les touristes pour les grandes statues sur ses côtes. Tierra sola retrace l’histoire, faite de violence et d’enfermement, de la population.

Candelaria de Jhonny HENDRIX HINESTROZA (Cuba / 2017)

Cuba, au début des années 1990. Après la chute du mur, l’île subit un embargo terrible. Un vieux couple, Candelaria et Victor Hugo survit tant bien que mal dans cette «  période spéciale » où l’obsession est de trouver de la nourriture par tous les moyens possibles. Candelaria travaille dans un hôtel pour touristes et chante dans un cabaret. Victor Hugo lit les nouvelles aux ouvriers dans une fabrique de cigares et en détourne à l’occasion pour les vendre. Entre coupures de courant, discours fleuves de Fidel Castro diffusés par la radio, quand elle marche, et gâteau à la carotte, le couple élève des poussins… Et tandis que l’île s’ouvre au tourisme, la population souffre de sous alimentation. C’est alors que Candelaria trouve un camescope dans le linge sale et cela va changer l’intimité amoureuse du vieux couple. (28 mars)

Sergio y Serguéi d’Ernesto DARANAS SERRANO (Cuba / 2017)

Autre film sur la « période spéciale » à Cuba, après la fin de l’URSS, lorsque l’île subit une dramatique crise économique. Sergio et Sergei vont tenter de s’aider mutuellement pour faire face aux changements drastiques de leurs deux pays. À signaler les deux scénaristes : Ernesto DARANAS et Marta DARANAS.

Sinfonía para Ana d’Ernesto ARDITO et Virna MOLINA (Argentine / 2017)

Le film, inspiré par des événements réels, se situe dans l’époque tourmentée des années 1970. C’est une évocation de l’engagement des jeunes dans un collège de Buenos Aires et se base sur le roman de Gaby Meik, Symphony for Ana.

Temporada de caza (Saison de chasse) de Natalia GARAGIOLA (Argentine / 2017)

Un guide de chasse rencontre son fils biologique en Patagonie, au cœur de l’hiver. Retrouvailles et confrontation.

Zama de Lucrecia MARTEL (Argentine / 2017)

Construit sur une succession de scènes qui met en scène Don Diego de Zama, servant le roi d’Espagne sans beaucoup de compétence. Il passe ses journées à tenter de séduire les femmes autour de lui, sans grand succès. Dans l’attente de son transfert, Zama se porte volontaire pour partir à la chasse du brigand Vicuña Porto. Le film est un prétexte pour décrire les colonies espagnoles d’Amérique latine au XVIIIe siècle. Lucrecia Martel réalise avec ce film l’adaptation d’un chef-d’œuvre éponyme de la littérature latino-américaine.

El Silencio es un cuerpo que cae (Le silence est un corps qui tombe) d’Agustina COMEDI (Argentine / 2017)

Le père de la réalisatrice a, toute sa vie, filmé les fêtes familiales et autres entre ami.es jusqu’à ce qu’un accident l’emporte, alors que sa fille n’avait que 12 ans. Elle va découvrir qui était son père à travers tous ces rushes en 8mm et en VHS et son itinéraire de militant politique et de dissident.

Primas de Laura BARI (Argentine / 2017)

Rocío et Aldana sont cousines, toutes deux ont subi un viol et sont filmées par leur tante, qui leur propose différentes stratégies de mise en scène pour leur permettre d’exprimer leur douleur. En suivant longuement les personnages, la réalisatrice sensibilise l’émergence de la parole et de ce qu’on peut en faire. Comment se reconstruire ?

Matar a Jesús de Laura MORA (Colombie / 2017)

Matar a Jesús est un thriller inspiré de l’expérience vécue par la réalisatrice lorsqu’elle était adolescente. Son père, engagé politiquement, a été tué par deux hommes à moto en rentrant chez lui avec sa fille. L’enquête de la police locale ne donne rien, mais l’a jeune fille a identifié l’un des deux assassins. Lorsque, par hasard, elle rencontre cet homme, elle décide de le suivre et de le connaître. Elle passe alors de son milieu bourgeois à un quartier pauvre des hauteurs de la capitale colombienne.

Cocaïne prison de Violeta AYALA (Colombie / 2017)

L’économie de la Bolivie repose en grande partie sur le commerce international de la cocaïne, et plus d’un tiers de la population travaille dans ce secteur. En 1988, sous la pression des Etats-Unis, la Bolivie a redéfini des règles pour punir le trafic de drogue : «  la production, la possession, la garde, le stockage, le transport, la livraison, le don comme cadeau ou l’administration sont des délits passibles de peines d’emprisonnement  ». Ce qui a eu pour conséquence la criminalisation de la moitié de la population bolivienne, notamment les petits trafiquants, les « mules de la drogue ». Cocaine prison est un documentaire filmé en partie par les prisonniers eux-mêmes. Les histoires de Daisy, Hernán et Mario illustrent l’hypocrisie de la guerre contre la drogue qui ne punit pas les vrais responsables, comme d’habitude.

El Silencio del viento d’Álvaro APONTE-CENTENO (Porto Rico / 2017)

Des migrants clandestins venant de République Dominicaine arrivent à Porto Rico par la mer et sont hébergés contre argent par Rafito et sa soeur Kairana. Le trafic est risqué et Kairana est assassinée. Rafito, après la mort de sa sœur doit alors se “débarrasser” seul d’un groupe d’hommes de migrants récemment arrivés, en même temps que s’occuper de sa fille et de sa mère.

Azougue Nazaré de Tiago MELO (Brésil / 2017)

Dans l’État de Pernambuco, au Brésil, deux camps s’affrontent : les défenseurs de la tradition Maracatu, dont les jeunes se distinguent par les joutes verbales pendant le carnaval, et les fidèles de la puissante Église évangélique. C’est alors que des événements étranges ont lieu aux abords de la ville.

Mormaço de Marina MELIANDE (Brésil / 2017)

Lors de la préparation des Jeux Olympiques de Rio, en 2016, des habitant.es sont ménacé.es d’expulsion. Ana est avocate et les défend, étant elle même sous le coup d’une possibilité d’expulsion. Elle est parmi les derniers locataires de son immeuble et découvre soudain de curieuses taches sur son corps dans une ville en mutation dans la chaleur implacable de l’été. Un film entre réalité sociale et magie.

A morir a los desiertos (Aller mourir dans les déserts) de Marta FERRER CARNÉ (Mexique / 2017)

Le chant cardenche est apparu au XIXe siècle dans les grandes propriétés productrices de coton de l’État de Durango au nord du Mexique. La tradition du chant passe aux jeunes dont les conditions de vie ne sont guère meilleures que celles de leurs aînés. Dans ce film, Marta Ferrer propose un voyage sonore dans une lumière naturelle magnifique tant pour les paysages que pour les habitants. Des paysages éternels, le vent, la poésie du chant cardenche rythmés par le passage d’un train.

O Chalé é uma ilha batida de vento e chuva (La Maison est une île battue par le vent et la pluie) de Letícia Simões (Brésil / 2018)

Très beau film autour de l’oeuvre d’un romancier, Dalcídio Jurandir. Des images magnifiques, la nature, le fleuve et des gens simples. Un film ponctué par la lecture des lettres de l’écrivain à sa femme et à son fils durant son voyage jusqu’à Marajó, l’île où il est né.

Severina de Felipe HIRSH (Brésil - Uruguay / 2017)

Un libraire et une voleuse de livres. Le libraire rêve d’être écrivain et la choisit comme muse, mais lorsqu’il découvre qu’elle vole également dans d’autres librairies, il entre dans une sorte de délire où se mêlent fiction et réalité. Comment savoir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas ? Enfin quelle est sa place dans la vie de cette femme alors qu’il s’éloigne de la sienne ?