Le Cinéma des surréalistes. Alain Joubert. Images de Pierre-André Sauvageot (Maurice Nadeau. La cinémathèque de Toulouse). Ultra rêve, 3 films (15 août)

jeudi 23 août 2018
par  CP
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Le Cinéma des surréalistes Alain Joubert

Images de Pierre-André Sauvageot
(édité par les Editions Maurice
Nadeau avec le soutien de la Cinémathèque de Toulouse)

Entretien avec l’auteur (première émission)

Ultra rêve (sortie nationale : 15 août 2018)

S’il n’y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, comme le rappelle Alain Joubert dans sa « bande-annonce », il y a un cinéma des surréalistes, et c’est ce que l’on découvre grâce à ce très beau livre, Le Cinéma des surréalistes. Un point que souligne l’auteur est qu’« il n’existe pas de forme surréaliste de référence en matière de création, quelle qu’en soit la nature, cinéma compris. Le surréalisme n’étant pas une esthétique, il traverse toutes les formes et c’est l’état d’esprit de celui, ou de ceux qui s’expriment qui crée la différence ».

Cependant, bien qu’il ne soit pas question de « codification d’un certain type d’images », il n’en reste pas moins que le rapport des surréalistes au cinéma est très fort — pour ne pas dire fusionnel—, notamment par leur participation à certaines œuvres cinématographiques — donc par la création. D’ailleurs, selon Ado Kyrou, auteur du livre intitulé Le surréalisme au cinéma, auquel Alain Joubert fait souvent référence : « le cinéma est d’essence surréaliste ».

Finalement, on pourrait dire que le cinéma et le surréalisme se rencontrent ou se croisent chez certains et certaines cinéastes… « Amour, Liberté, Poésie », la « trilogie cardinale du surréalisme » est, par exemple, certainement présente dans le cinéma de Luis Buñuel, dont l’œuvre est en quelque sorte un fil conducteur au cours de chacun des thèmes abordés dans le livre d’Alain Joubert.

Demandez le programme ! Après la bande-annonce de présentation, vient le choix des thèmes et des films qui s’y inscrivent, mais, comme l’écrit l’auteur, certains peuvent figurer dans plusieurs catégories. Les thèmes sont dans l’ordre, la révolte, la subversion, l’humour noir, l’amour fou, le merveilleux, la passion, l’onirisme, l’inconscient, le mythe, le sacré, Éros et Thanatos, le nonsense… Un beau programme.

Bien sûr, les films cités dans le livre invitent à se remémorer — ne serait-ce que par leur évocation —, des moments intenses, parfois magiques, d’engagement aussi, surréels enfin dans le fond et même la forme. Car tout est lié dans la création cinématographique et rien n’est neutre. S’ajoute à la suite de l’énumération des films pour chaque thème — comme au cinéma —, la voix off de l’auteur, ses commentaires de cinéphile critique et passionné, l’histoire des films, depuis l’écriture jusqu’à la réalisation, les influences et les réactions qu’ils ont pu provoquer au moment de leur sortie et par la suite. On connaît évidemment de nombreux films cultes, qui ont nécessité des années, sinon des décennies, pour rencontrer la reconnaissance du public.

Le Cinéma des surréalistes d’Alain Joubert est une manière de pénétrer dans les salles obscures par la petite porte, celle des rêves et de l’imagination rebelle. Si le surréalisme n’est pas une esthétique, « il traverse toutes les formes » et c’est donc l’état d’esprit de celles et ceux qui le créent, s’y aventurent ou se l’approprient qui en font la différence.

Allez, j’ai presque envie de dire bonne projection !

Ultra rêve , 3 films (sortie nationale : 15 août)

En février dernier, lors de la rencontre avec Bertrand Mandico, auteur et réalisateur des Garçons sauvages, nous avons évoqué ses projets, notamment d’une suite possible des Garçons sauvages, et d’un prochain long métrage, un western… Comme projet plus immédiat, il a mentionné un moyen métrage pour lequel il était à l’époque en post production : Ultra Pulpe.

Ultra Pulpe a été montré à Cannes et il sort le 15 août, accompagné de deux autres films, After School Knife de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, et les Îles de Yann Gonzalez.

Sous le titre Ultra Rêve, les trois films seront sur les écrans à partir du 15 août :


After School Knife Fight de Caroline Poggi et Jonathan Vinel est l’histoire de jeunes adultes qui se séparent, mais n’ont vraiment pas envie de se dire au revoir.


Les Îles de Yann Gonzalez — auteur également d’Un couteau dans le cœur, sorti fin juin, dans lequel Bertrand Mandico tient le rôle de chef opérateur, c’est un polar situé dans l’univers du cinéma porno.
Les Îles est un film sur le désir et décrit des personnages évoluant et s’égarant dans un dédale érotique.


Enfin Ultra Pulpe de Bertrand Mandico . Le récit se situe à la fin du tournage d’un film de science-fiction, où deux femmes, la réalisatrice et l’actrice, vivent dans le même temps la fin d’une relation amoureuse. Un film que Bertrand Mandico décrit comme un essai, totalement onirique et presque exclusivement féminin, intégralement en couleur cette fois, mais toujours en pellicule.

AFTER SCHOOL KNIFE FIGHT de Caroline Poggi & Jonathan Vinel (21’ – 2017), avec Marylou Mayniel, Pablo Cobo, Lucas Doméjean, Nicolas Mias.
Laëtitia, Roca, Nico et Naël se retrouvent au terrain vague pour leur ultime répétition.

LES ÎLES de Yann Gonzalez (23’ – 2017)
avec Sarah-Megan Allouch, Thomas Ducasse, Alphonse Maitrepierre, Mathilde Mennetrier, Romain Merle, Simon Thiébaut.

ULTRA PULPE de Bertrand Mandico (37’ – 2018)
avec Lola Créton, Pauline Jacquard, Pauline Lorillard, Elina Löwensohn, Anne-Lise Maulin, Vimala Pons, Nathalie Richard & Jean Le Scouarnec
Station balnéaire abandonnée. Fin de tournage d’un film fantastique sur la fin d’un monde. Deux femmes, membres de l’équipe de cinéma, l’une actrice, l’autre réalisatrice, Apocalypse et Joy, sont sur le point de mettre fin à leur relation amoureuse...