Histoire du 1er mai

mardi 9 décembre 2008
par  CP
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1er mai, se souvient-on de l’origine de la fête du travail, et d’ailleurs déjà cette expression est une récupération de l’histoire. Il y avait d’abord la lutte pour ne pas travailler plus de huit heures par jour… Ronald Creagh, auteur de L’Affaire Sacco et Vanzetti — qui vient d’être republié aux éditions de Paris — nous raconte l’histoire du 1er mai qui commence à Chicago…

Les États-Unis sont un pays où l’histoire n’existe guère. Contrairement aux royalistes qui n’oubliaient rien mais n’apprenaient rien, les Américains oublient tout et n’apprennent rien.

Globalisation, immigration en Israël après les accords d’Oslo
Avec Assaf Adiv (entretien du 14 novembre 2003)

Depuis 1995, 35 000 ouvriers Israéliens arabes ont perdu leur emploi dans le secteur de la construction. Cela s’est fait en deux temps : d’abord avec l’exclusion du marché du travail des Palestiniens venant de Gaza et de Cisjordanie. Ensuite avec l’arrivée massive d’une main-d’œuvre étrangère.
Les accords d’Oslo ont été un marché de dupes dont l’un des gagnants est, à coup sûr, le patronat israélien. “ Grâce à Oslo, la bourgeoisie israélienne avait gagné du temps pour remplacer la main-d’œuvre palestinienne, bon marché mais peu disciplinée, par une main-d’œuvre moins chère et moins volatile.

Derrière l’Intifada du XXIe siècle, “ Le processus de paix et la restructuration du capital israélien ”, Échanges et Mouvement, octobre 2003.

De passage à Paris, Assaf Adiv, militant de WAC (Working Advice Center/ Centre de conseil et d’information sur les droits du travail) et activiste contre l’occupation israélienne, revient sur les soi-disant “ Accords de paix ” et sur la globalisation mise en pratique, dans le même temps, en Israël. Il décrit également la lutte sur le terrain des ouvriers Israéliens palestiniens avec son association WAC, MA’AN en arabe, pour leur droit au travail.

Transcription de cet entretien publié en ligne in Divergences , septembre 2007.