Ecoutez Chroniques Rebelles !

vendredi 15 février 2008
par  CP
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LE MONDE LIBERTAIRE N° 1789

Juin 2017

L’anarchie : l’ordre sans le pouvoir.

Nul doute que ce mode d’organisation horizontal toucherait à l’ensemble des aspects de la société : des loisirs au travail, de l’éducation à la place de l’art, des sexualités à la gestion de la violence et de la criminalité etc.
Autant de pistes de réflexion qui nourrissent depuis bien longtemps la réflexion et les discussions des libertaires.
À quoi ressembleraient ces moments quotidiens, s’il n’y a plus ni patriarcat, ni salariat, ni argent ou toute autre forme d’oppression ?
Nous n’avons pas la prétention d’apporter une quelconque réponse définitive à ces questions, cela reviendrait à ériger l’anarchisme en dogme, notion que nous combattons tout autant.
Si l’anarchie est un combat quotidien, un horizon inaccessible vers lequel il faut pourtant se diriger en permanence, elle est donc une philosophie à pratiquer sans attendre le « Grand Soir ».
C’est ces questions que nous avons essayé de traiter (de manière forcément incomplète) dans ce numéro.
Vous avez dit utopistes ? Oui, et alors ?


CQFD n°155 Juin 2017


En une : "Colonies d’aujourd’hui" de Caroline Sury. Un article sera mis en ligne, chaque semaine. Les autres articles seront archivés sur notre site quelques mois plus tard. D’ici-là, tu as tout le temps d’aller saluer ton kiosquier ou de t’abonner... Et la bienveillance, bordel ?! C’est à n’en plus finir. Voilà des mois (ou des années ?) qu’ils sont en campagne. Et une question taraude le bas peuple : dans ce barnum, avons-nous notre destin en main ? Bè, non. Tout le contraire.







I Am Not Your Negro

Film documentaire de Raoul Peck

Basé sur les écrits de James Baldwin, Raoul Peck réalise un film documentaire, I Am Not Your Negro, remarquable l’histoire des États-Unis vue par un Africain américain. (sortie : 10 mai 2017)

https://www.youtube.com/watch?v=rNUYdgIyaPM



Le Chanteur de Gaza

de Hany Abu Assad


(10 mai 2017)

https://www.youtube.com/watch?v=u81YgkXWV8o



Un avant-poste du progrès de Hugo Vieira da Silva

(10 mai 2017)




2002. La Côte d’Ivoire bascule dans le chaos,



Celle qui vivra d’Amor Hakkar











Histoires de la plaine de Christine Seghezzi sera sur les écrans à partir du 30 août.

https://www.youtube.com/watch?v=A_dwfNXXIRM



Samedi 1er juillet 2017

Une aventure théâtrale. 30 ans de décentralisation de Daniel Cling, à qui il a fallu cinq années pour finaliser un film de rencontres théâtrales, d’échanges, de créations, de générosité, d’engagement. D’engagement certainement, car la décentralisation théâtrale est issue d’une époque où le programme du Conseil National de la Résistance était dans les têtes.

Initié dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le projet de décentralisation du théâtre prend forme en 1947, à l’arrache, sans moyens, mais avec la détermination et l’idée de décloisonner, de libérer le théâtre de son carcan parisien et bourgeois. « On avait la fierté de la mission », dit Françoise Bertin dans le film, autrement dit porter le goût des grands textes, des grands auteurs pour une réflexion tout en divertissant, ouvrir l’esprit et l’horizon, quitter Paris, aller à la rencontre d’un autre public, d’un public qui n’allait pas au théâtre… Et pour cause, pas d’argent, pas de salles, les restrictions de l’après-guerre : le théâtre est secondaire !

Commence alors l’aventure des cinglé.es du théâtre. La vie en communauté, dans un mélange de passion, de rigolade et de rigueur, les troupes jouent « un théâtre sans chichi » où il faut tout faire, s’adapter aux scènes improbables, construire, installer les décors, faire la lumière, la régie, s’occuper des costumes… Certes les débuts sont héroïques, partir ainsi sur les routes dans des cars brinquebalants avec les costumes, les décors et la troupe. Mais c’est là qu’est la grandeur du théâtre, portée par la passion de ces pionniers, et de ces pionnières, qui ont expérimenté une vie de saltimbanques… L’aventure théâtrale plutôt que l’art théâtral.

La projection d’Une aventure théâtrale. 30 ans de décentralisation de Daniel Cling aura lieu durant le Festival d’Avignon, le 13 juillet (16h) à la nef des images, en présence du réalisateur, de l’Union des artistes et de Philippe Mercier. De même qu’au cinéma Utopia le 18 juillet (11h), en présence de Daniel Cling, de Jean Pierre Vincent et de l’Union des Artistes.

Après le superbe film documentaire de Jim Jarmush, Gimmie Danger, sur les Stooges, voici une autre documentaire musical sur le groupe métal japonais, X Japan.
Stephen Kijak raconte un véritable phénomène social et musical, bien au delà de l’étiquette métal, alternant témoignages, notamment de Marilyn Manson, Kiss, Genne Simmons… Et des images de concerts impressionnantes.

Musiques, très belles images et générique original.



Le 1er juillet à la tombée de la nuit, L’Abominable projettera Mon Oncle de Jacques Tati, en 35mm et en plein air, sur la place de la Fraternité à La Courneuve.

Monsieur Hulot habite un modeste deux pièces dans un quartier populaire de la banlieue parisienne. Sa sœur a épousé un directeur d’usine, M. Arpel, qui vit dans une villa ultra-moderne équipée de tous les perfectionnements techniques…
Leur fils Gérard, 10 ans, dressé à l’ordre rigoureux qui règne chez lui, aime passer du temps avec son oncle qui lui fait découvrir son domaine de fantaisie. Les Arpel essaient d’éloigner Gérard de leur oncle : ils proposent à Hulot un travail à l’usine et sa sœur espère secrètement qu’il épousera la voisine.
Mais c’est compter sans l’esprit récalcitrant et frondeur de monsieur Hulot, résolument épris de liberté…



Samedi 8 juillet 2017

33 révolutions de Canek Sánchez Guevara est un livre de poésie urbaine, un roman composé de scénettes courtes qui disent le quotidien des Havanais. Si on veut comprendre Cuba au XXe siècle et aujourd’hui, il faut lire le roman de Canek Sánchez Guevara, 33 révolutions.

Ce titre fait référence aux vieux disques vinyles, ces 33 tours qu’on écoutait au siècle dernier. Dans le roman, ce 33 tours est un disque rayé, pour avoir trop joué, et qui devient le symbole de tout ce qui ne fonctionne pas dans la révolution cubaine, des espoirs déçus désormais enlisés dans le sable brûlant d’une plage, des promesses d’une vie meilleure qui ne se concrétisent jamais, des discours répétitifs des dirigeants et des appels à la mobilisation face à l’ennemi d’en face dont on ne voit jamais le visage : « le pays entier est un disque rayé (tout se répète : chaque jour est la répétition du précédent, chaque semaine, chaque mois, chaque année ; et de répétition en répétition, le son se dégrade jusqu’à n’être plus qu’une vague évocation méconnaissable de l’enregistrement original... »

Canek s’invente un avatar à la peau noire. Fonctionnaire dans un ministère à saveur économique, où il travaille « huit heures aussi interminables que l’été ou la solitude », rond de cuir désespéré et désespérant plongé dans une routine ennuyante sans surprises, sans changements, sans nouveautés, « masochiste narcissique fasciné par sa propre misère existentielle ». Le disque rayé tourne sans cesse, répercutant la rumeur qui se transforme de bouche en bouche, « rendant impossible la distinction entre réalité et imagination ». Comme des milliers d’autres Cubains désillusionnés, il fuira son pays, sur un radeau de fortune. Son sort demeurera incertain.

Canek Sánchez Guevara. Pas facile de vivre avec un tel nom, d’appartenir à une telle lignée de héros révolutionnaires. Sa mère, Hildita, dont la propre mère était mexicaine, est la première fille du guérillero argentin et cubain, Ernesto Che Guevara, et elle a toujours été fidèle à la Révolution cubaine. Son fils, Canek, né sept ans après l’assassinat du Che, a été élevé entre La Havane, Mexico et Barcelone. Ne se sentant guère d’affinités pour les études secondaires – il avait refusé l’école d’officiers fréquentée par les fils des cadres de la Révolution –, il a été guitariste dans un groupe rock cubain avant de se consacrer à une autre forme de rébellion, celle du refus de toute forme d’autorité.

Avec Daniel Pinòs et Lise Belperron

Lectures d’extraits de 33 Révolutions par Nicolas Mourer




Samedi 15 juillet 2017

CINÉMA

Retour à Forbach de Régis Sauder (19 avril)


Samedi 22 juillet 2017

Mourir au Mexique Narcotrafic & terreur d’État

John Gibler (CMDE)

Et

Rendez-les-nous vivants ! Histoire orale des attaques contre les étudiants d’Ayotzinapa John Gibler (CMDE)

En compagnie de John Gibler, Anna Touati (traductrice), Paulin Dardel et Suzanne Cardina du collectif CMDE, et Alain Musset.

Le Mexique, avec deux livres de John Gibler, essentiels si l’on désire comprendre les conséquences de la « guerre contre la drogue », une enquête d’abord, Mourir au Mexique. Narcotrafic et terreur d’État, qui déconstruit les mythes du narcotrafic et démasque ses liens avec l’État et le capitalisme. C’est un essai remarquable publié en 2015 aux éditions CMDE. Et un tout nouvel ouvrage, une Histoire orale des attaques contre les étudiants d’Ayotzinapa. Rendez-les-nous vivants ! Un texte concis, bouleversant qui regroupe des témoignages sur ce qui s’est passé dans la nuit du 26 septembre 2014, à Iguala, dans l’État du Guerrero, quand des dizaines de policiers municipaux ainsi que des hommes armés et cagoulés, sans uniforme, ont attaqué cinq bus où se trouvaient des étudiants d’une école normale rurale, et un sixième bus ramenant une équipe de jeunes footballeurs. Les attaques se sont déroulées pendant quatre heures et dans trois lieux différents. La police et ses acolytes ont assassiné 6 personnes et ont enlevé 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa : six personnes assassinées, un étudiant mutilé, un autre dans le coma, vingt blessés graves et 43 étudiants disparus…

Lectures Nicolas Mourer


Samedi 29 juillet 2017

À l’occasion de ses 10 ans, le passager clandestin édite son premier coffret de Dyschroniques avec 7 nouvelles de Science Fiction, des textes visionnaires et quelque peu oubliés, qui décrivent la main mise de la pub sur la société, la mégalomanie des grands projets inutiles, l’éradication de la diversité culturelle, l’absurdité du « progrès » en tant que tel, l’anéantissement des Etats-Unis, l’emballement de la technologie et l’emprise des complexes militaro-industriels...

Audience captive d’Ann Warren Griffith
La Montagne sans nom de Robert Sheckley
La Main tendue de Poul Anderson
La Vague montante de Marion Zimmer Bradley
Continent perdu de Norman Spinrad
Le Pense bête de Fritz Leiber
Le Mercenaire de Mack Reynolds

De la science fiction ? La question est posée : la réalité rattrape et même dépasse souvent la fiction.
Lectures, présentation : NM et CP.


Samedi 5 août 2017


Samedi 12 août 2017

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l’un des principaux acteurs des mouvements d’avant-garde qui ont secoué la poésie et l’art moderne au XXe siècle.
Le sort s’est pourtant acharné sur ce grand poète dont le rôle et l’importance ont été minimisés par les historien.nes de l’art. Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes, n’est peut-être pas étranger à cette occultation.

Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses ami.es ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »

En compagnie de l’auteur de Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme, Barthélémy Schwartz, Alain Joubert, surréaliste et auteur de Pour le grand surréalisme. La clé est sur la porte. Fragments désordonnés d’un impossible manifeste (éditions Maurice Nadeau)
et Rémy Ricordeau, réalisateur du film Je ne mange pas de ce pain-là.
Benjamin Péret, Poète c’est-à-dire révolutionnaire
(DVD en vente à Publico).



Samedi 19 août 2017

Histoire d’une mémoire retrouvée.

Espagne : La Nueve et Armand Gatti



Samedi 26 août 2017

Histoires de la plaine, film documentaire de Christine Seghezzi sur les ravages du soja transgénique au cœur de la pampa, en Argentine. Une vision actuelle qui évoque en filigrane la continuation de l’histoire du pays, depuis l’éradication des Indiens et la dictature militaire, jusqu’à la destruction d’une terre au nom d’une logique économique à court terme.

Entretien avec Christine Seghezzi.

Histoires de la plaine sort le 30 août (Espace Saint Michel…)



Samedi 2 septembre 2017

La rentrée des chroniques rebelles sera créative et radicale avec un roman graphique de Seth Tobocman, Quartier en guerre. New York années 1980 et Demain les flammes, des fanzines qui éclatent les codes et rejettent les règles comme un carcan encombrant, un boulet anti-révolte et anti-rêve.

Quartier en guerre

New York années 1980

Seth Tobocman

(éditions CMDE, traduction Julien Besse)

Et

Demain les flammes Fanzines 1 et 2

Rencontre avec Paulin à St Jean du Gard en avril 2017.



Samedi 9 septembre 2017

Mirage gay à Tel Aviv

Jean Stern (éditions Libertalia)

Dans cet ouvrage, Jean Stern mène une enquête originale, profonde et très documentée sur la propagande israélienne, passant au crible des faits, des témoignages, des observations et des analyses, le phénomène de marketing politique qu’est le pinkwashing. Une enquête à l’écriture vive, fine, ironique qui donne envie d’y aller voir et d’en comprendre un peu plus, car sous le constat et la critique, pointe une réflexion large sur la conscience politique.

Faire oublier l’occupation ou bien nier son existence… Et le mur, baptisé « mur de protection », qui fait tâche dans le paysage. Alors comment manipuler l’opinion en « démocratie » ? Le pinkwashing pourrait être le « cache-sexe de l’occupation », préfigurant une défense des droits LGBT contre l’homophobie de la société palestinienne bien sûr, alors qu’en fait l’État israélien l’utilise, et permettrait ainsi d’inverser l’influence des campagnes contre l’occupation militaire israélienne et le boycot.

Une enquête profonde, originale et argumentée. Un livre passionnant !

Présentation-débat de son livre, Mirage gay à Tel Aviv , par Jean Stern

Samedi 16 septembre à 16h30

Librairie Pubico, 145 rue Amelot. 75011 Paris



Samedi 16 septembre 2017




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