La révolution mexicaine

Ricardo Flores Magon (Spartacus)
dimanche 10 février 2008
par  CP
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La révolution mexicaine de Ricardo Flores Magon, republiée chez Spartacus, rassemble des textes de Ricardo Flores Magon écrits entre 1910 et 1916.
Publiés dans le journal Regeneration, fondé par Ricardo Flores Magon et ses frères en 1900, les textes « expriment avec une force rare l’existence dans la révolution mexicaine d’un courant internationaliste, communiste libertaire ».

Proche des IWW (Industrial Workers of the World) [1] et du syndicalisme révolutionnaire, Ricardo Flores Magon impressionne par la justesse de sa pensée « orientée toute entière vers la révolution sociale » et aussi par le côté visionnaire de certains de ses écrits qui sont une véritable mise en garde contre l’impérialisme des Etats-Unis — dès ce début du XXe siècle.

Ces textes sont en effet souvent d’une étonnante actualité et parlent d’une réalité sociale qui nous est proche, surtout dans cette période de régression sociale annoncée. C’est pourquoi nous avons choisi d’en faire lire des extraits par une comédienne, Odila Caminos, de même que la lettre qu’il adressa à un ami où il explique les raisons de son refus de se repentir en échange d’une éventuelle remise de peine et sa sortie de prison.

Révolutionnaire intègre et virulent contre toute forme de conformisme, Ricardo Flores Magon est aussi à l’origine d’une revendication, elle aussi toujours actuelle : Tierra y Libertad, Terre et liberté pour tous et toutes .


(site Wikipédia) Ricardo Flores Magón, le plus radical des trois frères, est né à San Antonio Eloxochitlán dans l’Oaxaca, au Mexique le 16 septembre 1873. Fils d’une humble famille et de tradition libérale, il a entamé la carrière d’avocat qu’il n’a pas terminé. En 1893, il a pris part aux troubles estudiantins qui manifestaient contre la troisième réélection à la présidence du Mexique du Général Porfirio Díaz, cette même année il entamera la publication d’un périodique d’opposition appelé le Démocrate.
En 1900, Ricardo et ses frères Enrique et Jesús fondent Regeneración, journal de tendance anarchiste, qui devient la tribune depuis laquelle ils attaquent la dictature du Général Díaz, ce qui donne comme conséquence l’emprisonnement de Ricardo. En 1901, Ricardo participe au premier congrès de Clubs libéraux à San Luis Potosí où il attaque rudement le gouvernement en place. Il s’en suit la suppression du journal et une deuxième incarcération. En 1902, il prend en charge la publication d’El hijo del Ahuizote, journal antiporfiriste, il en résulte un autre séjour en prison pour Ricardo, puis son expulsion du pays en 1904.
Exilé aux États-Unis, il reprend l’édition de Regeneración et fonde le Parti libéral mexicain en juillet 1906, avec Juan Sarabia, Antonio I. Villarreal, Librado Rivera, Manuel Sarabia, Rosalío Bustamante et son frère Enrique.


[1IWW. Syndicat créé en 1905 aux États-Unis.