On n’est pas des marques de vélo de Jean-Pierre Thorn

Film de Jean-Pierre Thorn (sortie DVD) et le groupe Anatomie bousculaire.
mardi 5 février 2008
par  CP
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Jean-Pierre Thorn a filmé la réalité sociale dès ses premiers films :

Oser lutter, oser vaincre ,

Flins 68 ,

Le dos au mur (sur la grève des ouvriers d’Alsthom Saint-Ouen et l’occupation des ateliers).

Un des meilleurs films sur l’imagination, la solidarité d’une grève, sur le rôle des syndicats. Un film toujours aussi actuel par rapport aux luttes actuelles.

Je t’ai dans la peau s’inspire de la transcription des enregistrements d’une militante syndicale et d’une féministe qui s’est suicidée en 1981, Georgette Vacher.

On n’est pas des marques de vélo (2002) dénonce l’injustice de la double peine et le racisme qui sous-tend des règles d’exception discriminatoires qui, notamment, fait de toute une frange de la jeunesse l’ennemi de l’intérieur.

" La société parle d’intégration et en fait elle désintègre. C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, par la danse parce que j’ai collaboré avec Farid Berki qui a fait un énorme travail pour trouver dans quels espaces la danse pouvait s’inscrire, que ce soit dans la prison, dans le tribunal, au début du film dans la fascination des baskets. Le film avance à travers des danses.

Je cherchais vraiment que cela touche le cœur du spectateur avant son intelligence. L’idée était d’atteindre le plus grand nombre de personnes (400 000 téléspectateurs sur ARTE), pour les alerter sur ce qu’ils ignorent, sans aborder d’emblée le terrain politique, et qu’ils s’interrogent ensuite : il y a onze mille cas chaque année, alors qu’est-ce qu’on fait ?
"

En seconde partie, le groupe Anatomie bousculaire.