Classe fantôme. Chroniques ouvrières

Jean-Pierre Levaret (Le reflet)
jeudi 28 février 2008
par  CP
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L’intérêt de Putain d’usine est aussi dans les réactions au livre.
D’un seul coup, la parole a été "délivrée", autorisée sur l’expérience de travailler en usine. Comme si l’isolement de cette classe ouvrière — prétendument inexistante — était suspendu.
Quant aux réactions des cadres et des patrons : les masques du
paternalisme et de la démagogie tombent.

Dans ces Chroniques ouvrières, Jean-Pierre Levaray raconte son arrivée à l’usine, en pleine grève, mais dans une équipe non gréviste.
1973 : les mouvements sociaux. L’équipe se met en grève et le responsable demande le changement du trublion. Le contremaître et ancien militaire, Tatave prévient : attention, c’est un anarchiste ! Mais Jean-Pierre ne connaît pas encore Bakounine.
En tout cas, Tatave avait du nez et voilà Jean-Pierre Levaray muté dans l’équipe des contestataires !

Putain d’usine, Après la catastrophe, Classe fantôme
Trois livres importants qui brisent le consensus sur la classe moyenne
et le progrès…
Oui, les différences de classe existent.
Oui, il y a toujours des OS.
Oui, "écrire quand on est prolo n’est jamais quelque chose de simple"…

La classe ouvrière, bon appelons-la classe prolo pour ne pas être taxée de langue de bois, la classe prolo, on la rencontre dans le bouquin, et sans miroirs aux alouettes…Dans la réalité brute.
La lutte des classes continue tous les jours, et depuis quelques années ce sont les patrons qui marquent des points.


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