Les Filles faciles n’existent pas de Natacha Henry, Bouffon Imperator d’Alain Brossat et Une Histoire du spectacle militant des années 1960 et 1970 coordonné par Olivier Neveux

dimanche 4 mai 2008
par  CP
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Samedi 19 avril 2008

« Quarante ans après un fameux printemps louant l’égalité sexuelle et la libération des femmes, un vent mauvais et contre-révolutionnaire souffle sur notre pays » annonce la quatrième de couverture du nouveau livre de Natacha Henry, Les Filles faciles n’existent pas .

Il est vrai que la libre disposition de leur corps est une revendication des femmes qui date de l’après-Mai 68, mais la remise en question du sexisme ambiant en France (et ailleurs) est hélas encore un mythe aujourd’hui. En 1968, la prise de parole des femmes était minoritaire et les militantes faisaient souvent le café ou tiraient les tracts… Mai 68 était sexiste et la révolution sexuelle a été un leurre concernant les points essentiels d’une libération réelle. L’effet d’annonce est une chose, la réalité sur le terrain en est une autre.

Rediffusion de l’entretien avec Natacha Henry.



Samedi 26 avril 2008

Bouffon Imperator d’Alain Brossat (Lignes)

Face à «  ce règne placé sous le signe des petites et grandes infamies » : « Que faisons-nous face à l’intolérable ? »
Bouffon Imperator — le journal des cent premiers jours du président — décrit, avec acuité et ironie, la « Gorgone d’un régime sans boussole ».

Mais le régime est-il sans boussole ? Et, au fond, qui est Bouffon ?

« Bouffon est un personnage à transformations, un Zelig de l’âge médiatico-publicitaire. Il n’est ni plus ni moins que la succession des situations qui le font et le défont. »
Bouffon est tour à tour champion des sondages, puis victime des sondages, moraliste, puis profiteur… Un vrai bonimenteur de la politique qui, avec ses « images euphoriques […] en vient à ressembler à une partie de campagne racontée par un sketch publicitaire promouvant Hollywood chewing-gum. »
Eh oui, le fin mot c’est la PUB !

Rediffusion de l’entretien avec Alain Brossat.



Samedi 3 mai 2008

Une histoire du spectacle militant (1966 et 1981) sous la direction d’Olivier Neveux et Christian Biet (L’Entretemps)

Revenir aujourd’hui sur l’ histoire du spectacle militant des années 1960 et 1970 apparaît comme une démarche nécessaire. C’est-à-dire revenir sur les choix, sur les idées, les élans, les esthétiques qui, s’inscrivant à contretemps de l’existant, ouvraient alors des pistes nouvelles d’expression et dynamisaient la parole de celles et de ceux qui généralement ne l’avaient guère.

Dans ces temps de conformisme convenu et de révolution stérile, le retour au jaillissement des années 1960-1970, tant au cinéma qu’au théâtre, redonne le goût d’une autonomie créatrice et de la réappropriation instinctive. Tout devient possible, même sans être un expert ou une experte assermenté-e et médiatisé-e.

On sort de la Star’ac et autre surgelé du divertissement télévisuel, et l’on découvre Les Katangais d’Armand Gatti, le cinéma de Carole Roussopoulos…

Rediffusion de l’entretien avec Olivier Neveux et Hélène Fleckinger.