Laura Bonaparte, mère de la Place de mai.

Samedi 30 mars
jeudi 27 novembre 2008
par  CP
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Une émission des Chroniques rebelles et de Femmes libres autour d’une rencontre avec Laura Bonaparte, Mère de la Place de mai, qui nous parlera du mouvement des Mères et de son engagement dans la lutte pour la reconnaissance du crime d’État perpétré par la dictature militaire argentine.

Ce crime d’État — 30 000 personnes disparues — a-t-il d’ailleurs été reconnu depuis par les différents gouvernements ?

Laura nous parlera également de la situation actuelle en Argentine et des différentes formes de résistance de la population. Laura est psychologue.
Dans les années 1970, elle a travaillé dans des hôpitaux implantés dans des quartiers populaires et des bidonvilles.

L’histoire de Laura est très liée à celle de son pays comme l’explique Claude Mary, auteure de sa biographie, Une voix argentine contre l’oubli (publiée en 1999/Plon).

Peu avant le coup d’État, sa première fille fut assassinée par les militaires.
Laura s’exila alors au Mexique et y resta dix ans. Deux autres de ses enfants sont parmi les disparu-e-s ainsi que leurs conjoints, de même son ex-compagnon. En tout, sept personnes de ses proches sont des disparu-e-s.

L’entretien — dont vous entendrez la première partie aujourd’hui dans les Chroniques rebelles — a été réalisé avec l’aide de Claude Mary, biographe de Laura qui a assuré la traduction, et d’Odila Caminos, comédienne argentine
qui a traduit les questions pour Laura et a choisi l’illustration musicale de l’émission.

Cet entretien sera diffusé le mercredi 10 avril dans l’émission Femmes libres à partir de 18h30.

Printemps berbère à Paris
Avec Bachir et Mabrouk
Trois mois pour découvrir à Paris la culture des berbères : culture ancestrale, culture réprimée, opprimée, culture rebelle. Le printemps berbère à Paris, ce sera des expos, des textes, des concerts, des débats, des films, des odeurs, des saveurs…

Aujourd’hui l’association Tamazgha nous parle de ce printemps différent et nous donne un avant-goût de la richesse musicale berbère en nous faisant écouter de la musique Touareg, Chaoui, Kabyle, Chleuh…

Le Printemps berbère désigne l’ensemble des manifestations réclamant l’officialisation de la langue tamazight et la reconnaissance de l’identité et de la langue berbère en Algérie à partir de mars 1980 en Kabylie et à Alger. Il s’agit du premier mouvement populaire d’opposition aux autorités depuis l’indépendance du pays en 1962.