Manifestation pour le droit des femmes et contre le chômage, les inégalités et les exclusions. Situation des femmes de la vallée de la Drina (Srebrenica) en Bosnie-Herzégovine, les rescapés des massacres et de l’exode dans les camps.

Samedi 7 février 1998
dimanche 14 décembre 2008
par  CP
popularité : 10%

Interview (5 mars 98) d’Hélène, Élisabeth, Nelly et Claude faite le jeudi 5 mars à la sortie de la réunion de la CADAC (coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) dont le but était de lancer un manifeste-pétition pour le droit des femmes à disposer de leur corps, c’est-à-dire maîtriser sa fécondité et décider de sa vie.

En avant toutes ! Actes des Assises nationales pour les Droits des Femmes (Le temps des cerises) qui se sont déroulées les 15 et 16 mars 1997.
À partir de 14 h Gare du Nord, manifestation pour le droit des femmes et contre le chômage, les inégalités et les exclusions : Droit au travail, droit des chômeurs et des chômeuses, droit à l’égalité, droit de choisir ou non la maternité, droit à affirmer ses choix sexuel, droit à l’intégrité et à la dignité, solidarité des femmes dans tous les pays.

Solidarité des femmes dans tous les pays, c’est pourquoi nous parlerons aujourd’hui de la situation des réfugiées en Bosnie-Herzégovine et plus particulièrement de l’action des Femmes de Srebrenica.

De juin 1991 à octobre 1995, Le conflit en Ex-Yougoslavie a permis toutes les horreurs que l’on disait révolues, de même que les lâchetés des puissances occidentales. Par exemple, l’abandon de la population de Srebrenica qui sera en grande partie massacrée par des milices fanatisées par le nationalisme… La fièvre nationaliste a été un enjeu politique qui a servi la prise de pouvoir de Milosevic. 300 000 morts, massacres de civils, 3 700 000 réfugié-e-s, viols, "pratiques génocidaires", un bilan terrible. Et l’on reparle aujourd’hui de violences au Kosovo, de manifestations et de morts… et qui est appelé à la rescousse ? Milosevic. Sinistre bégaiement de l’histoire et de l’horreur en Europe dont on nous vante quotidiennement les mérites.

Les accords de Dayton, la Pax americana, le partage de la région, le retour des réfugiés, d’autres déchirements…
Et maintenant ? Que se passe-t-il en Bosnie ?
Quelles sont les perspectives des populations de cette région ?
Pendant que l’on cherche des armes chimiques en Irak, vendues par les États-Unis et la France dans les années 1980, et sans pour autant lever l’embargo qui martyrise la population irakienne et en particulier les enfants, pendant que les populations algériennes et surtout les femmes sont massacrées quotidiennement de l’autre côté de la Méditerranée, l’Europe va-t-elle adopter encore la stratégie de l’autruche en ce qui concerne l’Ex-Yougoslavie ? Combien de morts faudra-t-il ? combien de massacres perpétrés par des fous de dieux, d’États ou de pouvoir ? Combien de populations déplacées, de familles brisées, de tueries, d’exodes ?

Depuis les accords de Dayton, que s’est-il passé en Bosnie-Herzégovine ? Quelle est la situation actuelle des populations déplacées ? Quel est le sort des rescapés de Srebrenica ? Des questions qui ne font plus la Une des grands médias. Les institutions internationales se désengagent en Bosnie-Herzégovine, abandonnent les camps de la “torpeur organisée” comme le dénonce cet appel en faveur des rescapé-e-s de Bosnie-Herzégovine : “Ils et elles ne doivent pas disparaître” !