Les internationalistes face à la guerre de 1914-1918

Bibliographie
dimanche 23 décembre 2007
par  ps
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Nicolas Faucier, Pacifisme et Antimilitarisme dans l’entre-deux-guerres (1919-1939) (Spartacus).

« Ce livre est né du souci que j’avais, en rentrant de captivité, de justifier, à tort ou à raison, mon refus de participer à l’énorme mystification homicide de la soi-disant croisade des démocraties contre le fascisme, qui devait aboutir aux immenses hécatombes et aux ruines issues de la Seconde Guerre mondiale. »
Compagnon de Louis Lecoin qui, après bien des luttes, a obtenu le statut sur l’objection de conscience, Nicolas Faucier a collaboré à de nombreuses publications.

Gavroche n° 149 (revue d’histoire populaire), « Quand les anarchistes partirent à la guerre », François Roux, premier trimestre 2007.

Louis Mercier-Véga, La Chevauchée anonyme. Une attitude internationaliste devant la guerre (1939-1942) (Agone)
Avant-propos et postface de Charles Jacquier
« In Memoriam », témoignage de Marianne Enckell

À la manière d’un roman, La Chevauchée anonyme évoque les destinées aventureuses de ceux que l’on a quelquefois nommés les « révolutionnaires du troisième camp ». La plupart n’avaient pas attendu la déclaration de guerre, en 1939, pour s’opposer au fascisme dans leur pays d’origine, qu’ils fussent antifascistes italiens, allemands ou espagnols, vérifiant au péril de leur vie cette évidence soulignée par Howard Zinn : « Les Alliés ne sont pas entrés en guerre par pure compassion pour les victimes du fascisme. Ils ne déclarèrent pas la guerre au Japon quand celui-ci massacra les Chinois de Nankin, ni à Franco quand il s’en prit à la démocratie espagnole, ni à Hitler lorsqu’il expédia les Juifs et les opposants dans les camps de concentration. Ils ne tentèrent même pas de sauver les Juifs d’une mort certaine pendant la guerre. Ils n’entrèrent en guerre que quand leur propre domination fut menacée. »

Cette réédition sera l’occasion de rappeler que ce que l’on présente toujours comme une « guerre juste » se caractérise en fait par un degré de barbarie jamais atteint. Et qu’aucune des parties n’est exempte de responsabilités. Aux réalistes de tout poil, toujours prompts à rallier le camp des vainqueurs et à justifier l’injustifiable, on nous permettra de préférer les personnages de ce livre qui, envers et contre tout, tentèrent de maintenir vivante l’espérance d’un monde meilleur dans les circonstances les plus difficiles qui soient.
Dans ce récit en grande partie autobiographique sur les premières années de la Seconde Guerre mondiale, Louis Mercier Vega (1914–1977) apparaît sous les traits des deux personnages principaux, Danton et Parrain, de l’Europe à l’Amérique latine, dans une période « où l’on ne peut rien, sauf ne pas perdre la tête ».
Voir également du même auteur : L’Increvable anarchisme (1970, rééd. 1988), La Révolution par l’État, une nouvelle classe dirigeante en Amérique latine (1978).

Réfractions n°5, Le coup d’état de Kapp et la grève générale. Débats sur l’anarchisme et la non-violence dans l’Allemagne des années 20.

Pour commencer, rappelons les faits. En mars 1920, le ministre de la Défense, Gustav Noske, commande la dissolution de quelques corps d’armée, notamment la brigade navale du capitaine Ehrhardt, conformément au traité de paix entre l’Entente et l’Empire allemand stipulant une réduction du nombre des soldats allemands… Lire la suite sur http://www.plusloin.org/refractions/

À suivre…


Voir en document, la bibliographie du numéro de Dissidences sur "Révolutionnaires en Seconde Guerre mondiale" qui a été faite par l’équipe de la revue dans le numéro 12-13
(adresse du site <http://www.dissidences.net> ).


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