Attention religion ! Pourquoi la religion colle (et quelques conseils pour la décoller)

Jean-Manuel Traimond (ACL)
jeudi 20 décembre 2007
par  CP
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Attention religion ! Pourquoi la religion colle (et quelques conseils pour la décoller) .

Dès les premières lignes de la brochure de Jean-Manuel Traimond, le problème est posé : « Six milliards d’humains, combien de milliards de croyants ? Pourquoi les religions résistent-elles ? »
« Ou bien il y a dans l’esprit humain quelque chose qui le pousse vers la foi, ou bien il y a dans la foi quelque chose qui séduit l’esprit humain. »
Séduire… Si l’on prend l’exemple du christianisme, côté anecdotique : « un fils révolutionnaire né d’une mère vierge et d’un père impuissant, avec en plus, là-haut dans le ciel, un père dont on va chambouler les lois. » Bonjour la famille ! On se croirait dans le Concile d’amour d’Oscar Panizza. On cherche le divan et où se situe donc la séduction.

Et après le « Notre père qui êtes aux cieux… » (Et j’ai évidemment envie d’ajouter : restez-y !), demeure encore la question du nombre de personnes dans le monde qui porte et affiche — pour preuve et symbole de leur foi — un instrument de torture : la croix.
À quand la guillotine ou la chaise électrique autour du cou ?

Dans le film Kings of the World de Valérie Mitteaux, Anna Pitoun et Rémi Rozier, un croyant étasunien déclare : « La foi est la preuve des choses invisibles ». Nous n’avons certainement pas la même définition du mot preuve. Mais, il faut dire qu’outre-Atlantique, on débat de l’existence des anges, alors « on renonce à critiquer parce que certaines assertions, bien qu’extraordinaires, semblent évidentes » ! Tout devient possible, à commencer par l’irrationnel !

Et tout se mélange, on parle religion, de CROIRE — la foi qui serait une preuve ! — ou bien du moyen de trouver sa voie. Parce que s’agissant de religion, de croyance, d’expression artistique, de pub ou de communiquer, il y a des règles dans nos sociétés, des archétypes ancrés, des images auxquelles il faut se conformer, sinon c’est la marginalisation, l’anonymat, le trou…

On ne focalise plus sur le contenu, mais sur le contenant.
Par exemple, dans notre société de consommation, la réussite d’un ou d’une artiste tient à certaines conditions :
« l’artiste ne doit jamais penser. […] L’artiste doit se dépasser. » « Ensuite il faut définir un style : je vis dans la débauche, je me défonce, je baise tout ce qui passe ? » « Ou bien je déprime et je deviens fou, je souffre, je me bourre la gueule, je me pique et je me jette du balcon ? » : Il faut faire un choix. Question de marketing. D’ailleurs, « [la] règle est la suivante : je n’ai rien à dire, mais si je fais dans l’excès, j’aurai du succès. » De là, à penser que le vide se comble avec des images frelatées, fabriquées… Autrement dit, je n’ai rien à dire, mais je vous le dis avec ferveur et je vous manipule pour avoir du pouvoir. Bon, mais là j’exagère !

Dans cette émission, il sera question de religion, de pouvoir, d’agit propre, de confusion et de sens de la vie… Au fait comment ça se décolle les conventions sociales ? Comment s’en débarrasser ? Et de la religion aussi par la même occasion ?

CP


Comment les religions réussissent-elles à survivre alors que leurs erreurs ont été démontrées depuis au moins deux cents ans ? Qu’est-ce qui leur permet de séduire le cerveau et l’esprit humain ? Les nouvelles théories de la conscience et les énormes avancées des neuro-sciences permettent de comprendre pourquoi tant d’illusions continuent à séduire.

Dans la même émission : La Répétition manquée, une œuvre collective de la troupe et de sa metteuse en scène jouée du 23 au 28 juin 2007,
Espace Louise Michel 42 ter rue des Cascades dans le 20e arrondissement.
Entrée libre. Réservations : 01 45 26 50 89.