Manifestations, livres et cinéma et Quand les vampires ont les crocs d’Alain Pozzuoli

Samedi 3 septembre 2011
jeudi 8 septembre 2011
par  CP
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Des murs, des ponts, des blocus, de la répression, des silences… De la nécessité de poursuivre une politique de domination…

Le mur de Berlin est tombé en 1989. Un mur qui tombe, cela génère bien des espoirs de paix, d’échanges, de solidarité. Une fois ce mur tombé, la guerre froide terminée, les années 1990 ont vite mis fin à des espoirs naïfs, un moment réactivés par les promesses des accords d’Oslo en 1992. La trêve ne fut pas longue et les stratégies géopolitiques produisirent rapidement des chantres largement médiatisés de la globalisation capitaliste.

On disait alors mondialisation, joli terme pour ceux et celles qui rêvaient de disparition des frontières. Mais pas de place pour le rêve, il s’agissait bien de globalisation capitaliste. Comme pour l’Europe ! On nous l’avait vendue comme une belle fédération de pays libres… Plus de passeports, la même monnaie, la liberté de circulation, de travailler… Enfin, pas pour tout le
monde ! La fédération de pays libres, un joli slogan ! La liberté de circulation, un mythe qui se bornait en fait à permettre la circulation des capitaux et des polices. Quant à l’amélioration du bien être des populations européennes, que nenni ! Il va falloir de la rigueur dans les services publics, c’est-à-dire, vous paierez plus pour moins de service. Les riches, toujours plus riches, surveillent les pauvres, toujours plus pauvres.

Des ponts, des murs et des blocus… Le deux poids deux mesures est quasi la norme dans tous les domaines, mais la contestation s’amplifie, s’exprime. La parole se libère… les pessimistes diront, « mais rien ne se passe ! » Rien ? Et les révoltes au Sud de la Méditerranée, au Moyen Orient, les oppositions en Grèce, les Indignés en Espagne ?

Les murs ? Les murs s’érigent en Palestine et en Israël, murs de la honte qui transforment toute une région en ghettos, celui des pauvres et celui des riches. Des murs, des murs, mais pas de ponts. Pourtant el Kantara — le pont en arabe — est un joli terme. Pont entre les peuples et entre les cultures. Alors cette domination qui n’en veut pas de pont ni d’échange, jusqu’à quand allons-nous la supporter ?

LE THEATRE DE LA LIBERTE DE JENINE DOIT VIVRE !

Juliano Mer Khamis a été assassiné le 4 avril 2011 par un inconnu devant le Théâtre de la Liberté (Freedom Theatre) de Jénine, en Cisjordanie, théâtre qu’il a fondé en 2006 pour continuer le travail de sa mère Arna avec des jeunes du camp de réfugiés. Le théâtre a permis à de nombreux jeunes Palestiniens de résister aux violences et à l’oppression que leur imposent les autorités d’occupation israéliennes, d’extérioriser leurs angoisses, de sortir de leur isolement et de s’épanouir.

De mère juive israélienne et de père palestinien de Nazareth, réalisateur du film Les enfants d’Arna, Juliano Mer Khamis s’était rallié au mouvement de boycott, y compris culturel, de l’Etat d’Israël tant qu’il ne se conforme pas au droit international. Après son assassinat, les autorités israéliennes ont saisi sa voiture, son ordinateur et son téléphone portable, puis à partir de fin juillet elles ont utilisé sa nationalité israélienne comme prétexte d’enquête pour lancer une forte offensive visant à briser le Freedom Theatre et à provoquer sa fermeture.

Le 27 juillet, les forces d’occupation ont violemment attaqué le théâtre en pleine nuit, commettant d’importants dégâts, et ont arrêté sous le régime arbitraire et brutal de « détention administrative » deux responsables palestiniens du théâtre, Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi, qu’elles ont alors considérés comme suspects du meurtre. Puis elles ont arrêté à un check-point, pour le même motif, l’étudiant acteur palestinien du Freedom Theatre, Rami Hwayel, qui se préparait au rôle principal dans la pièce En attendant Godot.

Le 21 août, les trois détenus ont été disculpés, mais Rami Hwayel, au prétexte qu’il était allé antérieurement en Israël sans autorisation, a été condamné à un mois d’incarcération, ce qui a provoqué l’annulation des premières représentations de la pièce.

Le 22 août, l’armée israélienne a de nouveau attaqué le Freedom Theatre et arrêté Mohammed Naghnaghhiye, frère d’Adnan, après avoir dévasté son appartement situé dans le bâtiment du théâtre.
Depuis lors, les autorités d’occupation ont harcelé d’autres membres du Freedom Theatre.

Ces pratiques de puissance occupante, contraires aux conventions sur les droits humains et à toute légalité internationale, doivent cesser ! Qu’en serait-il si la France opérait de tels coups de force à l’encontre d’un autre pays sous couvert d’enquêter sur l’assassinat de l’un de ses ressortissants dans ce pays ?

Une troupe du Freedom Theatre, invitée par les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, venait d’effectuer en France, de fin juin à mi-juillet, une tournée réussie et s’était produite dans le cadre des 23èmes rencontres du jeune théâtre européen, à Grenoble. Deux tournées importantes sont programmées en Allemagne et aux Etats-Unis dès l’automne.

Le Théâtre de la Liberté de Jénine doit pouvoir continuer son travail émancipateur au service des jeunes et de la population palestinienne !

C’est pourquoi nous exigeons :

▪ L’arrêt de toute attaque contre le Freedom Theatre et ses membres.

▪ La libération de toute personne liée au théâtre qui serait incarcérée ou inculpée par les autorités d’occupation israéliennes.

▪ Une activation des autorités judiciaires palestiniennes pour la conduite de l’enquête sur l’assassinat de Juliano Mer Khamis.

▪ Le dédommagement par les autorités israéliennes des dégâts qu’elles ont commis lors de leurs attaques des 27 juillet et 22 août.

▪ Une entière liberté de circulation pour les membres du Freedom Theatre, que ce soit en Palestine, en Israël ou ailleurs.

Nous demandons en outre que les instances concernées des pays ayant des relations avec Israël interviennent énergiquement auprès de cet État et de son ambassade pour la satisfaction de ces cinq points.

En particulier, pour la France : le ministère des Affaires Etrangères, qui avait publié un hommage élogieux à Juliano Mer Khamis après son assassinat, le ministère de la Culture, le ministère de l’Intérieur, ainsi que l’ambassade d’Israël.

Pour contribuer aux importants frais d’avocats et aider le Freedom Theatre, vous pouvez :

- envoyer un chèque à l’ordre d’ATL Jénine, Les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, boite aux lettres 84, 15 passage Ramey, 75018 Paris

- ou vous connecter au site du Freedom Theatre (paiement sécurisé) : www.thefreedomtheatre.org

Contact e-mail des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine : theatrejenine@yahoo.fr

Pour signer la pétition, cliquer sur le lien :
http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php?article1

Manifestation de solidarité avec le peuple syrien à

Paris le 3 septembre 2011 à Paris

Rassemblement devant le Panthéon à 14H30

1. Maintenant après 6 mois, le régime de Bachar Al Assad utilise les moyens les plus cruels : enlèvements, meurtres, crimes de masse, destructions massives de biens, de maisons et de lieux de culte, occupations militaires de villes et de villages entiers - pour tenter de mater la Révolution pacifique du peuple syrien.

2. Le régime utilise sans discernement toute sa force militaire — artillerie lourde, chars, hélicoptères de combats, navires de guerre contre son propre peuple qui n’a commis de crime que celui de crier haut et fort, jour après jour et sans relâche, son aspiration à la liberté et à la dignité.

3. Plus de 3 000 morts, dont au moins 200 enfants sont tombés sous les balles assassines.

4. Plus de 15 000 personnes sont emprisonnées sans jugement, parmi elles, des hommes, des femmes, des personnes âgées et des enfants.

5. Plus de 5 000 personnes disparues.

6. Des expulsions et déplacements massifs de population, dans les frontières de la Syrie même et hors de ses frontières.

7. Plus de 6 000 citoyens syriens sont aujourd’hui réfugiés au Liban, plus de 10 000 en Turquie et plus de 7 000 en Jordanie.

Crimes qualifiés de crimes contre l’Humanité.

Le peuple syrien, dans toutes ses composantes, au nom de ses hommes et de ses femmes, de ses personnes âgées et de ses enfants, lance un appel à vos consciences et demande solennellement votre soutien et votre présence aux côtés de manifestant-es syrien-nes à Paris.

Le trajet de la manifestation/parcours : départ à 14h30 de la place du Panthéon (5° arrondissement) en direction du Sénat.

Ne rien faire, c’est être complice.

Nos rassemblements en faveur de la lutte héroïque du peuple syrien ont pour objectifs :

— Soutenir le Peuple syrien dans sa démarche pacifique pour la liberté et la démocratie de son pays.

— Demander une enquête internationale pour condamner les crimes contre l’humanité.

— Exiger l’accès des associations humanitaires à la population syrienne (manque de médicaments et de soins).

— Exiger l’accès libre des médias arabes et internationaux sur tout le territoire syrien pour rendre compte de la réalité.

— Aider les réfugiés en Jordanie, Turquie et le Liban…



Quand les vampires ont les crocs

Alain Pozzuoli (Didier Carpentier)

Les vampires fascinent depuis toujours le grand public.


Passés de la littérature au cinéma, ils sont aujourd’hui présents dans tous les domaines de la vie courante : télévision, musique, danse, publicité, produits dérivés, etc. D’où l’idée de ce livre permettant au lecteur de se plonger dans leur univers en retrouvant de « véritables recettes » puisées dans des livres ou des films, grands classiques de la littérature et du cinéma vampiriques tels que Dracula, Le Bal des vampires, Twilight, etc.