Écologie, graines d’anarchie / Politiques de la peur

Réfractions n° 18 / Réfractions n° 19
samedi 12 janvier 2008
par  CP
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Comme il est écrit dans la présentation du dix-huitième numéro de Réfractions, « la crise écologique majeure n’est plus pour demain, elle est déjà là. »
L’actualité, les informations parlent quotidiennement de la crise écologique et de ses conséquences sur la planète. Les journalistes évoquent l’urgence, le système qui serait à l’origine de ce gâchis à risque, d’autres, en tirant la sonnette d’alarme, renchérissent en lançant l’idée de l’intérêt pour le libéralisme à s’intéresser aux énergies renouvelables.

De scénario catastrophe en Cassandre médiatique, il semble que l’enjeu économique soit de taille, à voir la surenchère opérée par médias interposés. L’essentiel ne semblant pas de sauver la planète, mais, bien entendu, de rentabiliser les énergies alternatives.

On peut donc s’attendre à la commercialisation, et donc au détournement des recherches alternatives au système capitaliste de production, et à leur industrialisation accélérée. Culture du profit oblige !

Le numéro dix-huit de la revue Réfractions est intéressant parce qu’il nous présente des pistes écologiques différentes, des réflexions au-delà de la frayeur instrumentalisée, autrement dit des graines d’anarchie qui sont autant de grains de sable dans la machine capitaliste.

Le dix-neuvième numéro de Réfractions colle, comme le précédent, à une actualité brûlante, puisqu’il s’agit des Politiques de la peur et de leur utilisation pour maintenir une pression sur les individus, endiguer toute réflexion et pensée critiques et renforcer la division entre les personnes.
« Le gouvernement par la peur est une recette aussi vieille que la domination », écrit Jean-Pierre Garnier, et c’est l’un des meilleurs moyens de la renforcer. La peur pour contrôler les populations et le “capitalisme vert” pour les faire consommer…

En première partie d’émission, Pierre Sommermeyer nous parle d’écologie et des enjeux du « capitalisme vert ». Puis Jean-Jacques Gandini fait le lien entre ces deux numéros pour rappeler qu’il est indispensable de changer les règles de la société, qu’il s’agisse d’autonomie ou d’écologie sociale. Ronald Creagh revient sur la problématique de la peur et de l’État.
Enfin, avec Héloïsa Castellanos, nous parlerons des politiques de la peur dans les régimes totalitaires : « La terreur d’État, pas seulement dans ses manifestations excessives, violentes, brutales mais aussi et surtout dans ses formes les plus insidieuses, qui peuvent aller jusqu’à emprunter le masque de la banalité, s’infiltre et s’installe dans ce qu’il y a de plus intime chez l’être humain, sa psyché. »
Instrumentalisation de la peur par l’État, situations de frayeur diffuse, « Comment les rêves dévoilent l’impact du totalitarisme sur le psychisme »… Comparaison de régimes totalitaires : le nazisme en Allemagne et la dictature de la Junte militaire en Argentine.

Deux numéros de Réfractions qui se complètent et approfondissent une réflexion libertaire et originale à propos des aliénations générées par un capitalisme qui se recycle sans cesse et sans grandes difficultés…

Mais, on ne le dira jamais assez… Ceux et celles qui détiennent le pouvoir sont peu et nous sommes nombreux et nombreuses !


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