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LE MONDE LIBERTAIRE N° 1790 Juillet-Août-Septembre 2017

Dossier 1917-2017 : Regards sur la Révolution Russe


CQFD n°158 Octobre 2017

« Nous voulons cesser ce genre d’incompréhension. Notre but n’est jamais d’agir avec surprise, mais avec un maximum de pédagogie, pour faire baisser le niveau de violence. »

Un des objectifs : transformer les défilés en « bulles étanches », soit l’application du principe de la nasse au cortège tout entier. Il faut que la manif soit totalement exogène à la vi(ll)e, détachée de tout. Et puis, expliquent les gradés avec gourmandise, c’est vers les Ricains qu’il s’agit de se tourner, eux qui ont la chance de bénéficier des toutes dernières innovations. Comme la « projection de lumière stroboscopique aveuglante », les « produits de marquage type Smart Water » ou les « canons à sons de type Shofar ». Rien de flippant, hein. Juste de quoi garantir la sécurité des manifestants.



Histoires de la plaine, film documentaire de Christine Seghezzi sur les ravages du soja transgénique au cœur de la pampa, en Argentine. Une vision actuelle qui évoque en filigrane la continuation de l’histoire du pays, depuis l’éradication des Indiens et la dictature militaire, jusqu’à la destruction d’une terre au nom d’une logique économique à court terme.






The Party de Sally Potter (13 septembre 2017)



Des rêves sans étoiles Film documentaire de Mherdad Oskouei (20 septembre 2017)



Va Toto ! Film documentaire de Pierre Creton (4 octobre 2017)



Des lois et des hommes Film documentaire de Loïc Jourdain (11 octobre)



Taxi Sofia Film de Stephan Komandarev (11 octobre 2017)





Bricks Film documentaire de Quentin Ravelli (18 octobre)



L’Assemblée Film documentaire de Mariana Otero (18 octobre)




39e CINEMED
Festival international du cinéma méditerranéen
20-28 octobre 2017

SOIRÉE D’OUVERTURE DU 39e CINEMED
Après Les Chevaux de Dieu et Much Loved, le nouveau film de Nabil Ayouch, Razzia, ouvre le 39e Cinemed le vendredi 20 octobre.







Samedi 21 octobre 2017

Cinéma documentaire avec deux films, sur les écrans depuis le 18 octobre

Bricks de Quentin Ravelli En compagnie de Quentin Ravelli et de Daniel Pinos

« J’avais à l’esprit le tressage d’une natte liant ces différents éléments qui ne se rencontrent pas physiquement dans la réalité : le maire qui se bat pour remplir sa ville fantôme, les gens qui s’organisent pour se battre contre les banques a n de faire annuler les dettes, et bien sûr l’industrie de la brique. D’où la forme en mosaïque du lm, le point de vue sur la crise se déplace sans cesse, ce qui per- met de comprendre différentes facettes. »

Et

L’Assemblée de Mariana Otero

(Interview intégrale)

On peut regarder le mouvement avec doute et réticence, mais il n’en reste pas moins un moment unique depuis longtemps. Certain.es diront que Nuit debout ne rassemble que des petits bourgeois… Facile à dire, n’empêche que quelque chose s’est passé, un mouvement sans direction, sans chefs…

L’Assemblée de Mariana Otero est un document sur un mouvement, un point de vue sur l’émergence d’une parole multiple et multipliée, un débat dans le débat général.

Un mot également sur l’ouverture du 39e CINEMED Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier qui se déroule jusqu’au 28 octobre 2017

La création méditerranéenne à l’honneur, et la conscience politique aussi… Des films en compétition, court et longs métrages, documentaires, films d’animation, et bien sûr plusieurs rétrospectives parmi lesquelles celle du cinéaste espagnol Fernando Trueba dont neuf œuvres seront présentées au festival, notamment la Fille de tes rêves, l’Artiste et son modèle, Belle époque… Fernando Trueba sera est un cinéaste trop peu connu en France. Il est l’invité du festival.

Autre cinéaste invitée : Dominique Cabrera. C’est l’intégrale de la cinéaste, fictions et documentaires qu’il sera possible de voir ou de revoir : l’Autre côté de la mer, le Lait de la tendresse humaine, Quand la ville mord, Chronique d’une banlieue ordinaire entre autres, et le très beau Corniche Kennedy.

Enfin l’Italie, avec Alberto Lattuada, cinéaste libertaire, qui a notamment réalisé le Manteau, les Adolescentes, la Mandragore et la Grosse tête

Sans oublier le focus sur la nouvelle génération du cinéma algérien,
Kindil el Bahr de Damien Ounouri, Dans ma tête un rond point de Hassein Ferhani, Loubia hamra de Narimane Mari, En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui qui sera présenté en avant-première, et bien d’autres.




Samedi 28 octobre 2017

Mémoires d’un condamné Film documentaire de Sylvestre Meinzer

Mémoires d’un condamné parle de justice de classe avec le procès et la condamnation du syndicaliste révolutionnaire, Jules Durand en 1910.

Dans le contexte actuel de criminalisation des mouvements sociaux, Sylvestre Meinzer mène une investigation sur ce que fut le combat syndical d’un homme détruit pour ses engagements. Ce n’était pas une erreur judiciaire, mais un crime judiciaire pour arrêter une grève et la syndicalisation des ouvriers.

Dans son film, Sylvestre Meinzer souligne également le lien entre les conditions de travail des dockers charbonniers au début du siècle, vivant dans la misère et menacés par la mécanisation, et aujourd’hui, où la profession est confrontée à l’automatisation et à la transformation du port du Havre.

À l’occasion du dernier jour du 39e CINEMED
Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier

À l’occasion du dernier jour du 39e CINEMED
Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier
Mémoire du Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier
Interview de Kaouther Ben Hania, réalisatrice de Zaineb n’aime pas la neige et de La Belle et la meute, (sur les écrans depuis le 18 octobre). La Belle et la meute, véritable thriller où une jeune fille lutte pour obtenir justice après avoir subi un viol par des policiers.



Samedi 4 novembre 2017

Colonialisme et roman national : « Il faut décoloniser l’espace, il faut décoloniser les esprits »

En compagnie de Louis-Georges Tin, président du CRAN (conseil représentatif des associations noires de France) et auteur d’Esclavage et réparations. Comment faire face aux crimes de l’histoire (Stock) et de Olivier Le Cour Grandmaison, auteur, entre autres, de trois livres essentiels (Fayard) pour analyser et comprendre le colonialisme et ses conséquences : Coloniser. Exterminer (2005), La République impériale. Politique et racisme d’État (2009) et L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies (2014).


« Vos héros sont nos bourreaux » déclare Louis-Georges Tin. « 

«  Ni statue, ni avenue ! » Et le général Bugeaud ? questionne Olivier Le Cour Grandmaison. C’est « une insulte permanente à l’émancipation des peuples et aux Algériens [et Algériennes] en particulier, et à la République qu’il a toujours combattue et haïe. » Il n’est donc certes pas « scandaleux d’exiger que ses statues disparaissent et que [le nom de Bugeaud] soit effacé de l’avenue parisienne qui l’honore encore », non. Ce qui est scandaleux, ce sont les «  hommages toujours rendus au bâtisseur sanglant de la France coloniale et à l’ennemi de l’égalité, de la liberté et de la fraternité. »

Reste à savoir si les autorités sont prêtes à envisager cette décolonisation des espaces et des esprits…


Ex Libris. The New York Public Library de Frederick Wiseman est sur les écrans depuis le 1er novembre. Frederick Wiseman ou comment faire oublier sa caméra pour saisir la vie, observer le comportement social, les institutions, les désaccords ou les enthousiasmes pour redonner l’envie de connaître l’autre, les autres.
Ex Libris, une plateforme pour des débats et des questionnements sur la place à accorder à la bibliothèque publique. The New York Public Library est parmi les plus importantes bibliothèques publiques au monde.


We Blew it de Jean-Baptiste Thoret sort le 8 novembre. C’est tout à fait un autre univers. Dès le générique, le montage cut, serré et rapide nous place dans une ambiance quelque peu vertigineuse. L’histoire états-unienne défile vitesse grand V sans laisser le moindre répit, toute l’histoire en tourbillon des années soixante et soixante-dix, celles où les luttes et l’amorce d’utopies influençaient une partie de la jeunesse à refuser en bloc, le système de vie, les codes sociaux, la consommation, le fric, la compétition et le fétichisme de la marchandise… Seulement voilà «  We Blew it  » dit Peter Fonda à Denis Hopper dans Easy Rider (1969). Film et phrase prophétiques s’il en est puisque quelques décennies plus tard, après la mascarade de l’épisode Reagan, à partir de 1981, on arrive à l’élection d’un Trump, riche, ignorant et populiste, qui fait penser au dictateur de Charlie Chaplin, avec ses outrances, sa mégalomanie et ses tendances fascisantes.


En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui. Trois histoires dans l’Algérie actuelle, trois récits imbriqués les uns dans les autres, qui reflètent la diversité de la société algérienne, les différents milieux et les différentes classes.
Un très beau film dans cette vague prometteuse du jeune cinéma algérien.
En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui sort le 8 novembre.


À l’Ouest du Jourdain d’Amos Gitaï est sur les écrans depuis le 11 octobre. Pour la première fois, depuis Journal de campagne tourné en 1982 dans les territoires occupés, le réalisateur reprend sa caméra pour filmer en Cisjordanie et témoigner des liens entre la population palestinienne et les activistes israéliens et israéliennes.


C’est un film important pour comprendre la situation dans cette partie du Moyen-Orient. De même, Derrière les fronts. Résistance et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols qui filme Samah Jabr, psychiatre, qui fait ce constat sur l’occupation et ses effets dévastateurs : « Au quotidien, la colonisation n’est pas seulement celle des terres, des logements, du ciel et de l’eau. Elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits, derrière les fronts. »

Derrière les fronts. Résistance et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols sera en salles le 8 novembre.


Jeune femme de Léonor Serraille est sur les écrans depuis le 1er novembre.
Film intimiste et spontané à la fois, un film de femmes, tourné pas des femmes et sur une femme.
Paula, fantasque et paumée, revient en France et est larguée par son compagnon. Trente ans, sans boulot, sans compétences particulières et sans domicile, elle va se débrouiller comme elle peut, en trichant ou en saisissant toutes les opportunités qui se présentent.


La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo sort le 15 novembre.
Il est rare de voir au cinéma une violence envers les migrants avec un tel réalisme qui frôle le documentaire, de même est montré sans aucune concession le racisme et l’inhumanité. Source de haine ou de profit, les migrants et migrantes sont traité.es avec une brutalité inouïe, à peine comme de la marchandise, qui n’est pas sans rappeler des images de la Seconde Guerre mondiale. Mais au réalisme de la brutalité contre les personnes migrantes, le réalisateur ajoute l’incroyable, le fantastique, un jeune migrant est blessé par balles à la frontière et soudain ce dernier se met à léviter.


Paradis d’Andreï Konchalovsky est également sur les écrans le 15 novembre.
Le film reprend l’idée inscrite à la fin du film d’Alain Resnais, tant décrié au moment de sa sortie, Nuits et brouillard. Penser que le massacre par les nazis, avant et durant la Seconde Guerre mondiale, des populations juive, tzigane, des politiques, des marginaux, des malades mentaux, était exceptionnel, est hélas faux.
Pour cela, le réalisateur met en scène trois personnages devant une même situation extrême et analyse leurs motivations, ce qui les pousse à des attitudes différentes, la rébellion, la résistance, le conformisme, la complicité, l’intérêt sordide… La banalité du mal.


Western met en scène un groupe de travailleurs allemands, assez beaufs, sur un chantier de construction dans la campagne bulgare. Fiction ou documentaire ? La frontière est peu visible entre ces deux expressions. Le film est étonnant par la justesse de l’observation du groupe qui arrive là en pays conquis, surtout pour le responsable du projet, n’ayant que mépris pour la population du village, qui bien sûr se méfie.
La sortie de Western de Valeska Grisebach est le 22 novembre.


Enfin La educacion del Rey (l’Éducation d’un roi) de Santiago Esteves est également dans les salles de 22 novembre.
Le frère du jeune Reynaldo l’embarque dans un cambriolage qui tourne mal et en tentant de fuir, il tombe dans le jardin d’un couple. Bien que le fils du propriétaire veuille appeler la police, son père comprend que le gosse est naïf et décide de l’aider.
Sur fond de corruption et de violence policière, ce polar fait un état des lieux très intéressant.



Samedi 11 novembre 2017

Littérature jeunesse avec les éditions Chant d’orties… mais pas que !

Lire c’est résister… C’est aussi s’emplir les yeux et l’imagination de rêves, d’idées et d’images…


Gaïa vit dans une société soumise à la dictature d’un tyran, le Suprême. Pour exercer son pouvoir absolu, ce dernier contrôle le Temps, prive ses sujets de leur âme, piégeant leurs rêves afin qu’ils ne se réalisent jamais. Les plus récalcitrants à oublier leurs rêves sont condamnés à vivre dans la misère la plus totale. À Kokkinopolis, l’ostracisme et l’oubli sont une rigueur absolue.


Pas une, c’est l’histoire d’un petit garçon qui ne pleure pas. Il ne verse pas une larme, jamais. Alors, ses parents angoissés le mènent de spécialiste en spécialiste et l’enfant écoute sérieusement les grandes personnes.

Sirius. Un grand chêne, le ciel, une cabane, le récit démarre comme dans un rêve, mais une impression de vertigineuse fragilité plane. Car du haut de leur arbre, Kid et Avril ont une vue imprenable sur un monde de désolation. La guerre et les milices ont tout ravagé, un mystérieux virus a décimé l’immense majorité des êtres vivants et les quelques hommes encore vifs luttent contre les éléments, luttent pour se protéger et se nourrir, luttent pour rester en vie.


C’est d’abord l’absence prolongée de la belle Ludmila, sa camarade de classe, qui a interpellé Théo. Quant à leurs tours plusieurs copains ont cessé de venir en cours, il eut le pressentiment qu’il s’agissait non pas de simples absences, mais bien de disparitions.


Ils n’ont pas toujours de papiers, et pourtant ils existent, et se croisent. Car n’est-ce pas toute la question : se croiser ? Croiser les cultures, les peaux, les peurs. Se reconnaître, comme de même origine, humaine.

Et ainsi de suite…



Samedi 18 novembre 2017



Samedi 25 novembre 2017



Samedi 2 décembre 2017



Samedi 9 décembre 2017



Samedi 16 décembre 2017



Samedi 23 décembre 2017



Samedi 30 décembre 2017




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