Les cultures alternatives et les médias ?

Samedi 5 juillet 2008
dimanche 6 juillet 2008
par  CP
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Débat autour de l’autoproduction, de la distribution, des associations…
Avec Donatella Saulnier, le groupe de rock Anatomie Bousculaire, Louis Mandler, auteur de L’Humanité sans sépulture (Sulliver), et avec Miléna et Mael.

On pourrait poser en préambule la question de qu’est-ce que la culture alternative avant même de s’interroger sur sa diffusion dans les médias de service public, privés ou associatifs.

Est-ce une culture à contre-courant, en dehors des normes et des allégeances ou simplement une expression subversive ?

Le sujet est vaste et complexe. Il soulève évidemment le problème du choix artistique, politique, de la stratégie adoptée par les médias vis-à-vis des réalisations et des créations. Ce qui sous-entend un contrôle — et par qui ?— des supports, des formats, des axes d’approche. Et là il est nécessaire d’aborder l’étape de la production et de la distribution du « produit culturel », comme on dit maintenant ; une expression cynique qui ajoute des bornes aux velléités des artistes croyant encore à une liberté de l’expression créatrice.

Il faut cependant penser des lignes de fuite pour échapper à la règle du profit et à la sacro-sainte loi du prime time obligé. Il faut se réapproprier un accès à l’information et à l’expression occultées, écartées la plupart du temps pour cause de « non conformité au moule de la pensée unique », et refuser le couperet absurde du « c’est dépassé ! ». Comme si la mode et l’air du temps obligeaient de répondre à une attente supposée des gens, ou plutôt fantasmée.

Comment sortir du carcan culturellement imposé et se réapproprier les moyens de production ? Comment se garantir de la récupération ? Et ne pas être « à la disposition du plus offrant » comme l’écrit Louis Mandler : « Vendre son intelligence ? sa créativité ? sa force ? et disparaître sans avoir vécu ! »

Car, attention, si les créations médiatisées sont celles qui proviennent du moule, le système sait jouer de la marginalité, de la subversion quand elles font vendre, et surtout quand elles sont « encadrées ».

Alors, qu’en est-il des réalisations souvent auto produites, des projets autogérés ? Films de fiction, documentaires, pièces de théâtres, spectacles, concerts, albums, CD, romans, essais, revues, photos… La liste est infinie de ces réalisations qui se construisent sur l’engagement, le refus de se soumettre aux normes, la volonté de partager, l’envie de communiquer autre chose que le discours convenu.

Nous tenterons aujourd’hui, dans les Chroniques rebelles, d’aborder plusieurs thèmes de l’expression alternative. L’écriture, notamment avec Louis Mandler et Donatella Saulnier, et la musique avec Anatomie Bousculaire.

L’association L’hippocampe associé avec Donatella Saulnier, écrivaine, traductrice, éditrice et critique littéraire :