ITINÉRAIRE : Élisée Reclus. n° 14/15

Samedi 3 octobre 1998
dimanche 11 janvier 2009
par  CP
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Forum à PUBLICO à 16h30
avec l’équipe d’Itinéraire

À l’heure de la "mondialisation" économique, le nouveau numéro d’ Itinéraire sur Élisée Reclus arrive à point nommé, sur de nombreux plans. En effet, il ne suffit pas de vouer aux gémonies un système inacceptable, faut-il encore l’analyser, démontrer son absurdité pour en dénoncer l’arbitraire.

Or, ce dernier numéro d’ Itinéraire , en nous présentant la vie et l’œuvre d’Élisée Reclus, nous apporte des éléments de réflexion et des pistes de recherche pour mieux cerner, d’une perpective libertaire, la signification profonde de la mondialisation, dont actuellement on nous vante les bienfaits ou/et dont on nous assène la fatalité, en écartant bien évidemment toute solution alternative.

Ce numéro double sur Élisée Reclus est une introduction parfaite à ses travaux et à son époque. De plus, il donne l’envie de poursuivre la découverte de l’œuvre d’un intellectuel hors pair et d’un militant anarchiste dont les écrits offrent toujours un outil critique de notre société contre, je cite, "les tyrannies religieuses, politiques, bureaucratiques et financières".
Mondialisation, dis-moi ton nom ! On a vite compris que sous ce terme à la mode se cachent d’autres formes de domination, d’exploitation, de jeu des frontières "naturelles" ou non…

Et les effets sont déjà connus : la paupérisation, la misère, le chômage, l’esclavage…"moderne" bien sûr ! Cela s’appelle le capitalisme.
Il s’agit donc de revenir aux bases mêmes de l’analyse du capitalisme et en cela l’œuvre d’Élisée Reclus permet de mieux cerner des notions largement manipulées et dévoyées depuis plus d’un siècle.

Élisée Reclus, le géographe anarchiste, le révolutionnaire exemplaire, l’homme engagé de la Commune de Paris, en 1871… Élisée Reclus, avec son frère Élie et son neveu Paul, c’est aussi une famille libertaire, c’est l’application des théories sur le terrain, dans sa vie, c’est l’éducation non autoritaire, la lutte pour le droit des femmes, c’est l’union libre et les rapports égalitaires.
C’est pourquoi ce numéro d’Itinéraire est essentiel pour aller à la rencontre d’une pensée libertaire grâce à des articles de qualité, à une iconographie exceptionnelle (il faut rappeler que le photographe Nadar était proche de la famille Reclus et du mouvement libertaire), sans oublier la bibliographie et la chronologie, qui permet de replacer la vie de ce "doux entété de vertu" dans le contexte de son époque.

Cette dernière publication d’ Itinéraire est, encore une fois, une approche importante des penseurs libertaires, une découverte de l’homme simplement engagé qu’était Élisée Reclus.

Ni dieu, ni maître, ni héros, ni gourou, seulement un être qui se battait pour d’autres valeurs, pour un monde plus juste et qui déclarait : "La plus haute expression de l’ordre, c’est l’Anarchie".