Cabaret d’urgence et la compagnie Jolie Môme. Ursus Minor avec Tony Hymas et les éditions Nato

lundi 3 octobre 2016
par  CP
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Cabaret d’urgence 16 octobre à l’épée de Bois En compagnie de Loïc de la compagnie Jolie Môme et Le double album du groupe Ursus Minor Et un entretien avec Tony Hymas et Jean des éditions Nato

Plusieurs invités donc, du spectacle, de la musique qui s’engage, qui proteste et qui résiste… D’abord avec le cabaret d’urgence, puis avec le nouvel album du groupe Ursus Minor et Tony Hymas, What Matters Now

16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, de 14h à 22h, un Cabaret d’Urgence sur le thème :

« C’est l’état d’urgence, tout est permis !
Le Medef gouverne, l’État réprime »

Sur scène la Cie Jolie Môme, la Cie Tamèrantong, L’1consolable, La Parisienne Libérée, Thomas Pitiot, Agnès Bihl, Fredo des Ogres de Barback, LaTwal, Regis Vlachos et Xavier Mathieu, Sidi Wacho, Boris Viande, Waltrudes, Les Fils de Teuhpu, La Rabia, Mathieu Barbance et Serge Utgé-Royo.

Un cabaret d’urgence contre la criminalisation du mouvement social et contre la politique de répression du gouvernement. L’état d’urgence permet la dérive du « cause toujours » à « ferme ta gueule », avec des violences programmées par un État qui méprise la population, ses revendications et ne se préoccupe que du patronat.

Il paraît qu’un autre monde ne serait plus possible en dehors de celui de consommer et de se soumettre… C’est l’antienne martelée par les médias aux ordres, de peur que la population prenne conscience, et les gouvernants envoient les flics avec leur armement de guérilla urbaine…

Dans un contexte de violence et d’injustice programmées, le soutien aux inculpé.es des manifestations, de la protestation, des revendications, est absolument essentiel. Aujourd’hui la répression d’exception frappe tout le monde, toutes les personnes, qu’elles soient migrantes, réfugiées, réfugié.es mineures, militantes ou non. La volonté de blesser pour terroriser devient une méthode pour faire taire toute opposition ; la brutalité se banalise dans les rassemblements, les manifestations, et même contre la misère…

Sous prétexte de l’état d’urgence, la police gaze, encage les défilés dans la rue et pratique des méthodes militaires contre des civil.es pacifistes, des réfugié.es.

« C’est l’état d’urgence, tout est permis !
Le Medef gouverne, l’État réprime »

C’est inacceptable et cela doit cesser, mais si nous ne réagissons pas, si nous ne voyons pas la nécessité extrême de vigilance et de refus, l’état d’exception sera la norme, c’est-à-dire l’oppression.

Loïc de la compagnie Jolie Môme est frappé par le responsable des vigiles au Medef, mais il est jugé pour violence le 8 décembre !

Le présence aux procès est très importante, les inculpé-es ont besoin de soutien et les audiences sont publiques. Il faut venir très tôt car le temps d’attente est très long en raison des fouilles. Surtout ni couteaux de poche ou de verre…
Le soutien par la présence d’un grand nombre de personnes est essentiel.

http://cie-joliemome.org/?p=2663

Et puis il ne faut que ça s’arrête là !

https://www.youtube.com/watch?v=en_EwIEtsww

Rencontre avec Loïc, Aurore et l’équipe artisanale de Nato, Jean et Christelle.

What Matters Now

Ursus Minor and more…

Double album époustouflant qui rassemble de nombreux.ses artistes engagé.es dans une volonté de passer le miroir des apparences en vogue. Une qualité exceptionnelle d’interprétation, de production, de création qui est le fruit d’une réflexion, de rencontres parfois fortuites sur des lieux importants comme la ZAD, sur des luttes…

Un double album conçu comme une suite à écouter du début à la fin, un travail de composition exceptionnel. Le livret qui l’accompagne, comme pour les autres albums d’Ursus Minor, est à la hauteur de la production musicale : dessins, photos, textes… 136 pages à regarder, à lire. Et je me garderai d’oublier le raton laveur sur la pochette — la couverture ? on ne sait plus comment la qualifier tant illustrations, textes et musiques se confondent pour cet album, se complètent certainement —, le raton laveur est inspiré d’un tag vu au Chiapas…

What Matters Now ? Résister, c’est certain.

Et

Rencontre avec Tony Hymas le 1er mai 2015 au cours des Journées Ferré organisées par Cristine Hudin et Serge Utgé-Royo au théâtre de l’Européen. Un entretien rare, à l’arrache, fait avant l’entrée en scène de Tony avec la complicité de Jean Rochard des éditions Nato.

Un entretien à propos de la diversité de l’œuvre de Tony Hymas, de ses rencontres sans frontières avec des musicien.nes, de sa formation musicale classique, de sa découverte du jazz et de l’influence qu’il a eu sur son jeu et ses perspectives musicales.

Bref il y est questions de ses rencontres à travers le monde, notamment celle avec John Trudell, de Londres, carrefour musical dans les années 1960-1970, de la musique rock, du CD Durruti produit par Nato, du groupe Ursus Minor (4 albums, dont Chronique de la résistance), de Léo Ferré, de production musicale qui a l’ambition de dire quelque chose. La résistance ! La résistance comme fil rouge, « Elle est toujours là et c’est très important. »


Mercredi 5 octobre 2016 à 20h00
CAPITAINE THOMAS SANKARA
Projection-débat autour du film, mercredi 5 octobre 2016 à 20h // au CICP (21 ter rue Voltaire, 75011 Paris - m° Rue des Boulets/Nation).

Ce documentaire captivant dépeint avec humour la révolution conduite par Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso.
De 1983 à 1987, Sankara se bat en faveur de l’indépendance politique du pays, de son désendettement, mais aussi de l’éducation des jeunes, de l’émancipation des femmes et de l’éradication de la corruption. Cette politique intransigeante et les frasques de ce jeune, beau et brillant dirigeant firent trembler le monde des puissants et s’achevèrent en 1987, année de son assassinat.
Depuis 25 ans, Christophe Cupelin collecte inlassablement les archives écrites, sonores et audiovisuelles et réussit à travers un montage méticuleux à brosser un portrait exceptionnel de cette icône révolutionnaire.