This is my Land, film documentaire de Tamara Erde. Les 40 feux de la Lanterne de Michèle Rollin. Contre-pouvoirs de Malek Bensmaïl. Je suis Charlie. Ainsi suit-il… Ouvrage collectif.

dimanche 24 janvier 2016
par  CP
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This is my Land

Film documentaire de Tamara Erde

Sortie nationale le 30 mars

Avant-première le 28 janvier pour les associations

This is my land

Film documentaire de Tamara Erde

This is my Land de Tamara Erde est enfin distribué en salles le 30 mars prochain. Une avant-première est programmée le 28 janvier dans le cadre du Festival « Enfances dans le monde » au cinéma les 7 Parnassiens.

Comment l’histoire est-elle enseignée dans les écoles publiques ou religieuses en Israël et en Palestine ? Le film de Tamara Erde se présente comme une enquête sur les racines de la construction d’une représentation de l’Autre et sur l’histoire officielle. Un travail documentaire d’autant plus intéressant que Tamara Erde ne tente à aucun moment de juger telle ou telle méthode d’enseignement, elle entraîne le public sur le terrain, à l’écoute des professeur-es, mais aussi des élèves. L’influence du milieu social des élèves transparaît dans leurs attitudes et leurs réponses, de même se dévoilent les conséquences du discours éducatif, officiel ou non, sur le formatage des jeunes esprits.

L’éducation a des répercussions importantes sur une société et cela commence à l’école, qu’il s’agisse de l’apprentissage du langage, des repères historiques enseignés, des lectures proposées, des images données ou supprimées, des fêtes nationales célébrées en classe, des minutes de silence, enfin plus directement des cours d’histoire et de géographie. On en revient en effet à la perception et à la représentation de l’Autre, c’est-à-dire à la construction du discours dominant et d’un imaginaire collectif.

This is my Land ouvre ainsi une réflexion profonde sur l’éducation en adoptant le mode comparatif, en croisant les regards. Le film est passionnant et incite à l’analyse de tout système éducatif, des livres scolaires et de l’histoire officielle telle qu’elle est imposée dans les classes.

This is my Land de Tamara Erde permet de mieux comprendre la situation au Moyen-Orient et les enjeux politiques de la séparation des populations ; le film ne se limite pas à une réflexion sur l’éducation en Israël ou en Palestine mais va bien au-delà. Il faut d’ailleurs signaler un ouvrage collectif, Israel-Palestine. Le conflit dans les manuels scolaires, coordonné par Roland Lombard et Marilyn Pacouret, qui tente, à l’écrit, un travail similaire.

Tamara Erde a déjà été l’invitée des chroniques rebelles de Radio Libertaire, nous l’avons rencontrée pour la première fois à Montpellier, dans le cadre du 36ème Festival international du cinéma méditerranéen. Cet entretien avec Tamara date d’un an, alors que son film était en attente de distribution. This is my Land sort enfin sur les écrans le 30 mars prochain.

Le cinéma documentaire se porte bien, et même de mieux en mieux. Pour nous en convaincre :

Les 40 feux de la Lanterne

Film documentaire de Michèle Rollin

Projection-débat au cinéma le Luminor le 18 février à 20h

La Lanterne est une maison de production fondée dans la mouvance de 1968, indépendante, et représente une aventure cinématographique, à la manière d’Iskra ou des productions du Grain de sable… Plus de 200 films, des cinémas engagés, des cinéastes qui ont des choses à dire et des expériences à partager.

Merci à Michèle Rollin pour les extraits sonores de son film où l’on peut voir et entendre Claude Gilaizeau, Jean-Noël Delamare, Bernard Baissat, entre autres cinéastes, et des séquences des films de l’Arc tournés en 1968, Tableau d’une intimité de Judith Dupasquier, Bye Bye Africa de Matmat Saleh Haroun… 40 ans de productions et plus de 200 films.

Les 40 feux de la Lanterne de Michèle Rollin.

Projection-débat au cinéma le Luminor le 18 février à 20h
En présence de Michèle Rollin, Jean-Pierre Thorn et Claude Gilaizeau.

Le Luminor : 20 rue du Temple 75004 Paris

Contre-pouvoirs

Film documentaire de Malek Bensmaïl

Contre-pouvoirs de Malek Bensmaïl


Chronique du quotidien algérien, El Watan, ou comment les journalistes se donnent les moyens d’une certaine indépendance vis-à-vis du pouvoir, et malgré les pressions.

Après Aliénations (2004) et La Chine est encore loin (2008), Malek Bensmaïl réalise Contre-pouvoirs autour d’un sujet universel et très actuel : la presse indépendante, en l’occurrence la presse algérienne.

Il plante donc sa caméra au sein de la rédaction de El Watan, pendant une période cruciale, celle de la campagne électorale de 2014, à laquelle se présente le sempiternel président Bouteflika, pour un quatrième mandat.

Discussions, analyses, doutes, contradictions, ironie, humour acerbe au cœur de la fabrication du journal, et avec les journalistes.

Une réflexion passionnante et universelle sur le journalisme aujourd’hui.

Sortie nationale mercredi 27 janvier

Entretien avec le réalisateur samedi 30 janvier

Je suis Charlie

Ainsi suit-il…

Ouvrage collectif (L’Harmattan)

Présentation à la librairie Résistances

Celles et ceux qui s’expriment dans ce livre ont en commun d’avoir voulu, envers et contre tout, rétablir les droits de la pensée critique face à un tel événement. Ils et elles ne sont pas aligné-es sur les mêmes convictions et les mêmes analyses.

Certains mettent l’accent sur la dimension coloniale, néo-coloniale de ce qui est en jeu dans les attentats de janvier, d’autres sur la bataille des mots, d’autres sur les équivoques du rassemblement en défense de la « liberté d’expression » tel qu’il s’est alors formé, d’autres encore sur les traits inquiétants d’un imaginaire collectif qui se forme dans ce type de situation. Toutes et tous ont écrit à contre-courant de la pensée unique qu’ont alors véhiculée les gouvernants, les drones intellectuels et la presse d’encadrement.

Les attentats du 13 novembre 2015 offrent au livre un regain d’actualité dont les auteur-es se seraient évidemment passé.

Interviennent dans cet enregistrement quatre des auteur-es : Alain Brossat, Cédric Cagnat, Marie-Dominique Garnier, Olivier Le Cour Grandmaison.

La formation dans l’instant d’une masse suiveuse, rassemblée par le plus impérieux des affects de l’attroupement sous la houlette de l’autorité a été, en effet, l’un des traits majeurs de la situation nouée en France au lendemain des attentats de janvier 2015. Le trait grégaire et intolérant de ce rassemblement placé sous le signe de la tolérance a frappé plus d’un observateur étranger.

Pendant quelques semaines, il n’a pas fait bon, dans ce pays, ne pas « être Charlie » dans les écoles et les espaces publics, la censure a fait son œuvre avec rigueur au nom de la liberté d’expression et toute faculté critique s’est éteinte dans la presse et les médias.

Ce livre collectif s’attache, avec le recul nécessaire, à analyser la face cachée de ce moment inédit de notre histoire politique où le beau motif de la fraternisation prit le visage déconcertant d’un enseignant embrassant un policier sous le coup de l’émotion consécutive aux attentats et à la convocation du peuple par l’autorité publique.

Musiques :

Vol pour Sidney, British Summer Time Ends

BO du film Contre-pouvoirs de Malek Bensmaïl

David Bowie, I’m Deranged (BO du film de Lynch Lost Highway)

Bo du film de Abderrahman Sissako, Timbuktu (Hamine Bouhafa)

ZEP, À l’abordage

John Trudell, Rich Man War

Zarboth, Black Water

Frasiak, Espèce de cons