Le Cinéma des surréalistes. Alain Joubert. Clôture du 41ème CINEMED de Montpellier. Black Journal (Gran Bollito) de Mauro Bolognini

mardi 22 octobre 2019
par  CP
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Le Cinéma des surréalistes (2)
Alain Joubert (éditions Maurice Nadeau et Cinémathèque de Toulouse)

Conversation avec Alain Joubert (seconde partie)

Le Festival international du cinéma méditerranéen
41ème CINEMED de Montpellier :

Black Journal (Gran Bollito) de Mauro Bolognini (6 novembre 2019.


Bien qu’il ne soit pas question de « codification d’un certain type d’images », il n’en reste pas moins que le rapport des surréalistes au cinéma est très fort — pour ne pas dire fusionnel—, notamment par leur participation à certaines œuvres cinématographiques — donc par la création.


Alain Joubert fait souvent référence à Ado Kyrou, auteur du livre intitulé Le surréalisme au cinéma, auquel Alain Joubert fait souvent référence : « le cinéma est d’essence surréaliste ».

Alors il fallait bien commencer avec l’Atalante de Jean Vigo, qui date de 1934, et la voix inoubliable de Michel Simon…

J’espère que ces conversations avec Alain Joubert auront une suite et qu’il nous fera découvrir encore bien d’autres films. J’aimerais qu’il nous dise, par exemple, ce qu’il pense du film de Peter Strickland, In Fabric, en salles le 20 novembre.
Le film est-il à inscrire dans la liste du cinéma des surréalistes ?
Fascinée par cette robe qui tue et la critique féroce de la consommation, j’aurais tendance à dire oui. Mais la question est à poser à Alain, de même que pour le film « phénoménal » de José Luis Cuerda, Tiempo después… Un film totalement déjanté, prochainement sur les écrans.

Le Festival international du cinéma méditerranéen
41ème CINEMED de Montpellier :

C’est fini ce soir… jusqu’à l’année prochaine.
Le choix du jury n’est pas simple, car la sélection, tant des longs et courts métrages comme des documentaires, était intéressante et proposait aussi de belles découvertes…
La clôture du festival, c’est avec un film de Dominik Moll, Seules les bêtes.
Une femme disparaît et, le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route menant à un plateau où ne demeurent que quelques fermes …

Une transition pour vous parler d’un film de Mauro Bolognini
Black Journal (Gran Bollito) :

En copie restaurée, Black Journal sort le 6 novembre. Inédit en France, ce film de 1977 relate un fait divers italien. Durant la Seconde Guerre mondiale, une femme assassine sans vergogne ses voisines et amies, pour conjurer le mauvais sort, et les transforme en savon…

Inspiré d’un fait divers, le réalisateur traite celui-ci avec un humour corrosif et grinçant. Notamment en choisissant Shelley Winters — interprète de la Nuit du chasseur de Charles Laughton et de Lolita de Stanley Kubrick — pour incarner la meurtrière possédée, et trois acteurs masculins pour jouer les femmes victimes et lui donner la réplique, parmi eux Max Von Sydow.

Et pendant que Leonarda découpe allègrement le corps de ses amies, convaincue d’accomplir une « mission », la marmite bout dans la cour avec les produits nécessaires à la confection du produit. Ce sont les « vapeurs » qui vont incommoder alentour et éveiller les soupçons, d’autant que les disparitions de ces « dames » sont de plus en plus suspectes.

Surveillée et finalement arrêtée, Leonarda répondra à ses accusateurs que ses actes ne sont rien au vu des monstruosités commises à l’époque…
Black Journal (Gran Bollito) de Mauro Bolognini à de quoi surprendre…À voir le 6 novembre.


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