L’imagination dérobée

Ronald Creagh (ACL)
mercredi 27 février 2008
par  CP
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Révolution ou réformisme : peut-on sortir de cette alternative ?

Entre les intellectuels rangés de la révolution, les nouveaux philosophes qui la relèguent au souvenir et les publicitaires qui proclament : “ Il n’y a de révolution que la marchandise ”, l’imaginaire imposé à un imaginaire collectivement élaboré nous éloigne de plus en plus des utopies.

Utopies vécues, utopie comme opérateur idéologique d’expériences alternatives.
Et la démocratie ? La démocratie directe, encore un rêve enfoui, étouffé par le discours ambiant. La démocratie aujourd’hui, cela se résume à : Cause toujours et vote !

La croyance démocratique est en fait l’idée que l’on se fait de la démocratie. Démocratie directe, démocratie libérale, démocratie autoritaire comme aux États-Unis où, comme le précise Ronald Creagh, “ l’État démocratique est l’interface du capitalisme libéral.

L’imagination dérobée est une suite de réflexions sur la manipulation des esprits pour envisager les moyens d’y échapper.
Ronald Creagh montre que le contrôle social en place freine toute remise en question du moule social imposé. L’utopie serait une hérésie. C’est cela l’imagination dérobée.

Et de nous faire la démonstration de cette manipulation et de son processus dans les territoires favoris du pouvoir : la ville, le temps et la démocratie.

Le libéralisme économique est un fondamentalisme. ” La représentation des dominants, avec l’architecture, est un domaine privilégié du libéralisme économique pour se jouer des significations sociales imaginaires, pour les récupérer et appuyer le contrôle social nécessaire à la domination.

S’affranchir de la peur, de la déférence, de l’État dans la tête, c’est agir et lutter contre la domination… C’est retrouver l’imagination non labellisée, l’imagination collective et individuelle… Pas l’imagination au pouvoir, mais l’imagination dans la rue.