Sacco et Vanzetti de Loïc Joyez. 30e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier. Postier, poète et libertaire.

Samedi 18 octobre 2008
samedi 18 octobre 2008
par  CP
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Avec Loïc Joyez, Cyrille Andrieu-Lacu (Sacco), Julien Vialon (Vanzetti), Séverine Chabin.

SUCCÈS REPRISE
12 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES

Avec Cyrille Andrieu-Lacu, Julien Vialon, Fedele Papalia, Marc Hazan, René Carton, Anne-Laure Connesson, Sacha Azoulay, Martin Verschaeve, Alexandre Foin, Maïa Guéritte, Mathieu Bétrancourt.

Assistante à la mise en scène : Séverine Chabin
Musiques et décor : Alexis Joyez
Lumières : Ludovic Fermaut

SYNOPSIS

1920, États-Unis. Deux hommes, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, sont accusés d’homicide. Ils sont immigrés, ouvriers, et italiens. De surcroît, ils sont anarchistes. Sans véritables preuves et au terme d’une parodie de justice en guise de procès, ils sont jugés coupables et condamnés à mort.
Le 23 août 1927, ils sont éxécutés par courant électrique. L’événement, le sentiment d’injustice secouent le monde entier.

Le spectateur plonge dans l’univers de l’Amérique du Nord des années 1920. C’est dans ce climat instable d’agitations politiques, de questionnements identitaires, de peur, où le pouvoir et les institutions en place se resserrent comme un étau sur les hommes et les idées, que va se dérouler la première grande affaire politique et judiciaire mondialisée du XXe siècle : celle de Sacco et Vanzetti.

L’intention n’est pas de réviser le procès des deux hommes, mais plutôt d’enquêter sur une époque qui donne le la à notre propre système de valeurs.

www.saccoetvanzetti-lapiece.com

L’affaire Sacco et Vanzetti est exemplaire à bien d’un titre. C’est certainement le crime d’État le plus connu au niveau mondial et il est aussi très emblématique de la lutte de classes. Deux anarchistes italiens immigrés aux États-Unis rêvent de conditions de vie plus justes et plus décentes tandis que des tendances fascisantes se développent…

Les années 1920 sont une époque de réaction idéologique, la répression des mouvements sociaux y est brutale, les syndicats sont dans le collimateur de l’État, la liberté de parole est menacée… Et le Ku Klux Klan s’installe dans quelques États du nord.

Nicola Sacco et Bartholomeo Vanzetti croient tous deux dans la lutte pour l’émancipation au sein d’une société où la majorité des êtres humains sont soumis à l’exploitation et à la violence. En pleine terreur blanche, ils sont arrêtés et accusés de hold-up avec crimes de sang qui n’ont jamais été prouvés. Le procès est une parodie de justice et ils sont condamnés à la chaise électrique sans preuves, sur la simple déclaration de témoins oculaires. L’affaire Sacco et Vanzetti commence…

La pièce de Loïc Joyez met en scène cette époque, cette affaire et son contexte social en plongeant le public dans le climat de violence et de répression des années 1920, dans la logique absurde et répressive d’un État qui veut faire des exemples, et en donnant la parole aux deux accusés, à ces deux « Sans nom dans la foule des sans nom » comme se décrit Vanzetti dans l’autobiographie qu’il rédige dans la prison de Charlestown.

Les anarchistes étaient alors pourchassés par les autorités qui les inculpaient, les emprisonnaient et les déportaient à tour de bras.
Le 2 janvier 1920, 6 000 mandats de déportation visaient des étrangers. Des milliers de prisonniers défilaient enchaînés dans les rues.
Par les tracts, la littérature, les conférences, les grèves, les occupations d’usines, les anarchistes résistaient à la répression à travers le monde.

Tract diffusé en septembre 1921 par l’Union anarchiste

Deux hommes vont être électrocutés

Là-bas, dans la lointaine Amérique, un forfait odieux est prémédité et va s’accomplir si la réprobation universelle ne vient mettre entrave à la volonté criminelle des dirigeants et possédants américains dont les juges furent les serviles instruments. Nous soumettons au peuple les faits dans toute leur tragique horreur. Nous sommes sûrs qu’il va joindre sa protestation à la nôtre et qu’avec nous il agira résolument afin que le crime légal demeure seulement une monstruosité judiciaire non consommée.

Toute l’affaire

Le 15 avril 1920 un auto-car appartenant à une fabrique de chaussures de South-Beintree fut assailli par des individus qui tuèrent à coup de revolver l’officier payeur qui s’y trouvait ainsi qu’un gardien qui l’accompagnait et s’enfuirent en emportant 18 000 dollars, montant du vol. Comme il fallait des coupables à la justice et qu’elle ne pouvait mettre la main sur eux, elle inculpa deux révolutionnaires : Sacco et Vanzetti. À l’instruction, ceux-ci démontrèrent l’inanité de l’inculpation puisqu’ils prouvèrent que le jour de l’assassinat, ils étaient loin du lieu de l’attentat. Ils furent toutefois traduits devant un tribunal qui refusa d’entendre leurs témoins à décharge et fit seulement le procès des idées des accusés. Nos camarades se réclamèrent hautement de notre idéal, mais s’élevèrent contre l’accusation monstrueuse qui pesait contre eux. Ils eurent une attitude réellement belle qui à plusieurs reprises remua profondément l’assistance et lui arracha des larmes. Mais ils se débattirent vainement contre l’ignoble inculpation ; les jurés n’écoutant point la raison, se moquant des sentiments les plus nobles et piétinant leur propre légalité, prononcèrent la peine de mort contre Sacco et Vanzetti.

À l’énoncé de cette sentence, un cri strident retentit, c’était la compagne de Sacco qui, délirante, se jetait sur la cage où était enfermé son compagnon et, se glissant auprès de lui à travers les barreaux, le serrait dans ses bras.
L’émotion fut à son comble lorsque à la sortie des jurés Sacco, droit pâle, énergique et le doigt tendu leur cria : Vous assassinez deux innocents !
L’exécution doit avoir lieu le 1er novembre ! D’ici cette date, il importe au prolétariat du monde entier de se dresser résolu contre la démocratie anciennement wilsonienne et d’arracher aux forbans américains la vie et la liberté de nos deux camarades.

Pour y parvenir, que chacun agisse sans délai et suscite l’intense agitation qui seule fera reculer les bourreaux dans l’accomplissement de leur œuvre infâme.

Camarades, partout autour de vous, dans vos syndicats, dans vos groupes, exposez la tragique situation de ces deux hommes à la conscience droite et au cœur purs, victimes des capitalistes américains. Deux hommes innocents qui sont nos frères de pensée attendent dans les fers que nous les arrachions à leurs bourreaux.

Militants songez-y et dites au peuple généreux de ce pays qu’il nous aide !

Sacco et Vanzetti de Loïc Joyez, extrait. (Galléani, meneur anarchiste, à la tribune, s’adresse aux ouvriers, avant l’arrestation de Sacco et Vanzetti.)

« Galléani : Camarades ! Souvenez-vous de la parole du poète. Souvenez-vous, camarades ! Nous sommes ouvriers, ouvriers ! Nous sommes pour les grands temps où l’on voudra savoir. Où l’homme forgera du matin jusqu’au soir Chasseur des grands effets, chasseur des grandes causes. Où, lentement vainqueur, il domptera les choses.

Camarades ! encore un peu et nous serons tous absorbés pour toujours. Qui ne voit où toute cette marche nous entraîne ? Vers le rien. Vers le vide. Une coterie, assoiffée d’or et de sang humain, exploite depuis longtemps votre travail. Pour eux, c’est la richesse, le luxe ; pour vous, c’est la misère et la honte. Et tandis que vos corps s’épuisent, les coffres de vos patrons s’emplissent de monnaie. Avec cet argent, ils bâtiront d’autres fortunes, vos maîtres. Vous laisserez-vous ainsi abuser ? Voyez comme vos vies passent par les rouages des machines, mais les machines elles ne vous appartiennent pas. Elles sont votre vis à vis quotidien mais elles ne vous parlent pas. L’infernal commerce avec les machines vous vide de votre substance ! Que reste-t-il de vous à la fin d’une journée d’usine ? Pas grand chose. Et que restera-t-il de nous si c’en est fini de vous ? Pas grand chose. Vous laisserez-vous ainsi machiner ? Regardez vos femmes : elles étaient jolies, pleines de santé. Le travail auquel le système les condamnent les a rendues pâles et malingres et anémiques. Regardes vos enfants : vous rêviez de les voir grandir beaux, affectueux, intelligents : l’usine est là pour les abrutir. Regardes-vous vous-mêmes... N’étiez-vous pas pleins d’espérance, en quittant votre pays qu’une tyrannie médiévale épuise ? Hélas, dans cette contrée de soi-disant progrès, vous êtes également voués à une autre tyrannie, non moins épuisante ! On vous dit : trimez ! encaissez ! Vous vous faites déposséder à longueur de vie, mais pas de panique, une justice divine est là, qui vous attends, toute prête, rien que pour vous, les loqueteux !... Ayez la foi et Dieu vous le rendra !

Regardez Salsedo... Pauvre Salsedo, qu’a-t-il fait d’autre que vivre et exercer dignement son métier d’artisan ? Qu’a-t-il commis comme crime, sinon celui d’être porté par des idées, et de s’efforcer, en fervent militant, de se battre pour elles ? Pour elles il est mort. Pour quelques tracts de propagande imprimés dans son atelier, que quelques faux frères ont cru bon d’adjoindre à leur bombe meurtrière !

Camarades... peut-être un jour viendra où les ouvriers disparaîtront en une silencieuse évanescence ; où l’on aura, par mille patients stratagèmes, amenuisé leur conscience en les élevant au rang de petits possédants. Allez-vous rester silencieux, la bouche close par la rançon du salaire ? »

(Extrait de Sacco et Vanzetti de Loïc Joyez)

Photos de Marie-Noël Léon, Neil Gettings (Théâtre) et CP (studio Radio Libertaire)

30e Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier avec cette année plus de 270 films, des avant-premières, avec, en compétition des longs métrages, des courts métrages, des documentaires, du cinéma expérimental, des expositions…

HOMMAGE À JAIME CAMINO

La guerre civile et la Retirada : À quelques mois du 70e anniversaire de la chute de Barcelone le 26 janvier 1939 et du terrible exode qui s’en est suivi, le Festival de Montpellier propose un hommage au réalisateur catalan Jaime Camino.

Jaime Camino est né à Barcelone en 1936 et a suivi des études de droit et de musique. Critique de films, écrivain, il passe à la réalisation et tourne son premier long métrage en 1963, Los Felices 60. Tout en participant à l’« École de Barcelone » qui tente de renouveler un cinéma alors moribond sous la dictature de Franco, il fonde sa compagnie de production et dans son troisième film, Espana Otra Vez (1969), aborde pour la première fois le thème de la guerre civile, thème qu’il ne cessera de retravailler par la suite. Aussi à l’aise dans le documentaire que dans la fiction, Jaime Camino est aujourd’hui, avec ses seize films, l’un des plus importants témoins du cinéma espagnol de la « transition ».

ESPAÑA OTRA VEZ (Espagne, 1968, 1 h 48 mn). Un médecin nord-américain, retourne à Barcelone après trente ans d’absence pour un congrès.

LES LONGUES VACANCES DE 36 de Jaime Camino (Espagne, 1976, 1 h 32 mn). Pendant l’été 1936, le début de la guerre civile espagnole surprend diverses familles de la petite bourgeoisie catalane dans les villages où elles passaient leurs vacances. Dans l’un d’entre eux, près de Barcelone, des familles amies décident de rester là. Cela va durer trois ans.

LA VIEJA MEMORIA (Espagne, 1979, 2 h 50 mn). Un film comprenant les témoignages de personnes qui avaient vécu la guerre civile.

EL BALCÓN ABIERTO (Espagne, 1984, 1 h 30 mn). Ce film est un docu-fiction en hommage à Federico Garcia Lorca.

EL LARGO INVIERNO (Espagne/France, 1992, 2 h 15 mn).1939. Ce sont les derniers jours de la guerre civile à Barcelone et le début de l’installation du nouveau régime franquiste.

LES ENFANTS DE RUSSIE (Espagne, 2001, 1 h 33 mn). Des enfants de combattants républicains sont envoyés pour leur sécurité en Union soviétique.

D’autres films aussi :

ESPOIR, SIERRA DE TERUEL d’André Malraux (Espagne/France, 1939, 1 h 28 mn). Une escadrille a pour objectif la destruction d’un pont et d’un aérodrome.

TERRE D’ESPAGNE de Joris Ivens (États-Unis, 1937, 52 mn, VF). En 1937, Joris Ivens et son opérateur John Ferno arrivent en Espagne pour tourner un documentaire où se mêle la fiction.

MOURIR À MADRID de Frédéric Rossif (France, 1963, 1 h 25 mn). La plus terrible des guerres civiles avec ses cortèges d’horreurs, préludes à ceux de la Seconde Guerre mondiale. Rabelais 29 oct. 18 h

LA GUERRE EST FINIE d’Alain Resnais (France/Suède, 1966, 2 h 1 mn). Diégo est l’un des responsables du Parti communiste espagnol exilé à Paris et chargé de missions en Espagne.

PHOTOGRAPHIES D’UN CAMP LE VERNET D’ARIÈGE de Linda Ferrer-Roca (France, 1997, 56 mn). La mémoire du camp de concentration du Vernet d’Ariège.

CELUI QUI CHANTE SON MAL ENCHANTE de Linda Ferrer-Roca (France, 2005, 52 mn). Ce film développe une réflexion sur la capacité des chansons à raconter l’histoire et le monde.

LES OUBLIÉS de Driss Deiback (Allemagne/Espagne/Maroc,2006,1 h 20 mn). Histoire méconnue des soldats musulmans du Rif marocain enrôlés de force par l’armée de Franco.

QUAND L’ESPAGNE EXHUME SON PASSÉ de Marie-Paule Jeunehomme (Belgique, 2008, 59 mn). Un petit village du Bierzo en Espagne. Une fosse clandestine. Ici repose depuis 1936 un disparu.
PASEO de Arturo Ruiz Serrano(Espagne, 2007, 12 mn 50 s). Gabino n’a jamais déclaré son amour à une femme.

Et des expositions :

LA GUERRE D’ESPAGNE, AFFICHES DE FILMS
L’affiche de cinéma joue un rôle important au-delà de son côté publicitaire. Elle résume les éléments du film susceptibles d’attirer le spectateur, mais elle est aussi un témoignage de l’atmosphère d’une époque.

PORTRAITS DE LA RETIRADA DE GÉRARD CAMBON
Vingt-huit portraits des témoins de la Retirada, Républicains espagnols du Languedoc-Roussillon.

D’autres grands cinéastes aussi :

HOMMAGE À PAOLO ET VITTORIO TAVIANI

Les frères Vittorio et Paolo Taviani (nés respectivement en 1929 et 1931) ont longtemps été dans l’histoire du cinéma un cas unique d’osmose parfaite de deux réflexions et de deux sensibilités au service du même but. Construisant toute leur œuvre (21 films) à quatre mains, ils dirigent chacun de leur film ensemble ou alternativement selon les séquences, se relayant avec une extraordinaire identité.

Observateurs acerbes et aigus des transformations qui bouleversent et façonnent la société italienne, les frères Taviani mêlent intimement dans leur filmographie Histoire, analyse psychologique et lyrisme. Depuis Un homme à brûler (1961) juqu’au récent Le Mas des alouettes (2006), en passant par les chef-d’œuvres Allonsanfan (1974), Padre padrone (1977, Palme d’or Cannes 78), Kaos (1984) ou Good Morning Babilonia (1987), toute leur œuvre est un travail de précision et d’exigence dans le cadre d’une fraternité créatrice : « C’est un don du hasard qui a échappé à toutes nos tentatives de rationalisation. Nous sommes deux natures unies par le même rêve. »

LE MAS DES ALOUETTES (Italie, 2006, 1 h 58 mn). La famille arménienne Avakian est riche et nombreuse. Les deux frères Aram et Assadour ont décidé de se revoir. L’un, émigré à Venise, organise le long voyage en Anatolie où son frère et sa famille se préparent à l’accueillir. On fait restaurer le Mas des alouettes, l’antique demeure qui les a vus naître.

ALLONSANFAN (1975, 1 h 40 mn). En 1819, après la chute de l’empire napoléonien un aristocrate italien sort de prison brisé, soupçonné de trahison par ses camarades.

PADRE PADRONE (1977, 1 h 57 mn). Inspiré des mémoires authentiques d’un jeune berger sarde maintenu totalement analphabète par un père tyrannique jusqu’à l’âge de vingt ans.

LE PRÉ (1979, 1 h 55 mn, VOSTF). Deux garçons, l’un au chômage, l’autre contraint de faire un travail qui lui déplaît, se disputent l’amour d’un belle intellectuelle diplômée.

LA NUIT DE SAN LORENZO (1982, 1 h 45 mn). Le 10 août, la nuit de San Lorenzo : les étoiles filantes traversent le ciel. On dit en Toscane que chaque étoile exauce un vœu.

KAOS, CONTES SICILIENS (1984, 2 h 20 mn). Film composé de quatre sketches, d’un prologue et d’un épilogue.

GOOD MORNING BABYLONE (1987, 1 h 58 mn). Andrea et Nicola quittent la Toscane pour faire fortune en Amérique. Ils sont engagés par le réalisateur Griffith.

LE SOLEIL MÊME LA NUIT (1990, 1 h 52 mn). Le baron Giuramondo se destinait à la cour et à un mariage fastueux. Mais, la veille des noces, il apprend que sa fiancée a été la maitresse du roi.

LES AFFINITÉS ÉLECTIVES (1995, 1 h 47 mn). La princesse Charlotte et le baron Eduardo, qui se sont beaucoup aimés autrefois, se rencontrent vingt ans plus tard et décident de se marier.

KAOS II (1998, 1 h 41 mn). 1) Un ancien baryton mène une existence frustrante comme comptable. 2) Un garçon de douze ans est enlevé et retenu par son ravisseur.

RÉSURRECTION (2001, 3 h). À Moscou, à la fin du XIXe siècle, s’ouvre le procès de Katusha Maslova, une prostituée injustement accusée d’avoir volé puis empoisonné un client.

LA SAN FELICE (2004, 3 h). Au XVIIIe siècle, à la suite de la Révolution française, les élites napolitaines aidées par l’armée française renversent la monarchie des Bourbons de Naples.

Et beaucoup de films inédits et en attente de distribution.

Voir le site cinemed.tm.fr

SOLIDARITÉ

Les Chroniques rebelles soutiennent Serge Reynaud, syndicaliste CNT avec des textes de Rémi Boibessot, facteur, poète, libertaire, lus par Nicolas Mourer.

Et une chanson de Rémi : La complainte du facteur .

Avant la privatisation, La Poste tente de se débarrasser de ses facteurs les moins dociles. Pour avoir participé à une grève en mai dernier, contre la réforme dite « Facteur d’avenir », et invectivé à ce moment-là l’un de ses chefs, Serge Reynaud, syndicaliste CNT à Marseille, vient de frôler la révocation. Il devrait être « mis à pied » durant deux ans. Ce qui signifie qu’il n’aura plus le droit de travailler mais ne percevra pas d’indemnités pour autant. Un vrai couperet ! Pour le soutenir, ses camarades et amis organisent des rencontres. Vendredi et samedi, Serge sera à Paris, au local de la CNT (33 rue des Vignoles, XXe arrondissement) pour évoquer son cas lors d’une réunion publique, assister à la projection du film « La Poste, un drôle de pli » de Gilles Balbastre, et écouter Fred Alpi, Colera, Les Skalopes et Active Minds. Plus d’informations : www.cnt-f.org