Association "Soutien aux survivants de la vallée de la Drina-Srebrenica"

Samedi 4 juillet 1998
dimanche 11 janvier 2009
par  CP
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Courrier :
Sadija Ombasic, 6 square Villaret-de-Joyeuse 75017 Paris

Il y a trois ans, la ville de Srebrenica était livrée à la barbarie des "Serbes avec la complicté de la FORPRONU et des responsables occidentaux". Srebrenica, ville du cauchemar, Srebrenica qui avait accueilli les réfugiés des villes et des villages de la région fuyant la guerre et les massacres. Srebrenica, à environ 1500 kms des capitales européennes où tous les responsables politiques s’accordaient pour condamner à grand renfort de belles phrases les crimes nazis contre l’humanité durant la Seconde Guerre mondiale.

Plus jamais ça ?! Plus jamais de "nettoyage ethnique" ?! Plus jamais de crimes au nom d’une quelconque discrimination ?! Plus jamais de populations martyres ?! Cependant, malgré les larmes médiatisées et les protestations spectaculaires, Srebrenica et sa population civile ont été sacrifiés à des calculs politiciens sur fond de cynisme et de promesses non tenues.

Le 11 juillet 1995, malgré les appels au secours, Srebrenica a basculé dans l’horreur : "viols en groupe, souvent sur de très jeunes filles, regardés par la famille de la victime puis organisation de viols consanguins, les hommes séparés de leurs proches puis abattus. Les survivants partis soit en bus, soit à pied en direction de Tuzla, furent traqués nuit et jour. Affamés, rattrappés par les Serbes ou bombardés. Après 48 heures, seulement 3.000 personnes sur les 15.000 partis à pied étaient encore vivantes." Beaucoup de témoignages racontent cette longue marche de l’horreur, la traque, les hommes et les jeunes garçons abattus, les femmes continuant la route sous le crépitement des balles.

"C’est en tout 12.000 personnes portées disparues dont certaines pourraient être retenues en esclavage dans les mines de Trepka et d’Alexinov." Deux ans après, les survivants, des survivantes surtout, attendent toujours dans les camps et dans des conditions insupportables, des nouvelles de leurs proches disparus, de retrouver leur foyer…
La paix c’est quoi ? Est-ce la détresse des survivants dans des camps
de la honte ?
11 juillet 1995, Srebrenica… une date qu’il ne faut pas oublier.